Sarah Palin © TF1/LCI
Le "Troopergate" poursuit Sarah Palin. L'affaire avait débuté au niveau de son Etat - pourtant dirigé par des républicains - avant qu'elle ne soit désignée comme candidate à la vice-présidence aux côtés de John McCain. Motif : le chef de la sécurité publique de l'Alaska, Walt Monegan, licencié le 11 juillet par celle qui n'était alors que la gouverneure de l'Etat, clame depuis lors qu'il a été renvoyé pour avoir refusé une "faveur". Il s'agissait de limoger Michael Wooten, un agent de police engagé dans un divorce houleux avec la soeur de la gouverneure. Désormais, l'affaire s'étale sur la place publique aux Etats-Unis et Sarah Palin, épinglée vendredi par un rapport d'enquête parlementaire récemment remis par le Conseil législatif de l'Alaska, veut s'expliquer. Alors que cette enquête l'a jugée coupable de violations des règles éthiques de l'Etat, la candidate à la vice-présidence dénonce une conclusion politiquement orientée.
Elle a ainsi demandé à être entendue lors d'une deuxième procédure. Non pas menée, cette fois, par des politiques, mais par des fonctionnaires. L'audition a eu lieu vendredi à Saint-Louis, dans le Missouri, où elle était en campagne à dix jours de l'élection. L'avocat de Sarah Palin a expliqué qu'elle avait été interrogée pendant trois heures et avait fourni un témoignage détaillé au service du personnel de l'Etat de l'Alaska. "La gouverneure était très contente d'avoir enfin la chance, l'occasion de faire éclater toute la vérité dans une enquête impartiale et indépendante", a déclaré Me Thomas Van Flein, cité par la chaîne CNN.
"Rien d'illégal ou de contraire à l'éthique"
Sarah Palin espère d'autant plus se dédouaner qu'elle a de plus en plus de mal à échapper aux questions des journalistes. A l'un d'entre eux qui, indiscrètement, lui demandait récemment si les accusations à son encontre étaient vraies, elle a rétorqué : "non, et si vous lisez le rapport, vous verrez qu'il n'y a rien d'illégal ou de contraire à l'éthique. Vous devez lire ce rapport".
Précisément, l'enquête initiale conduite par le parlement de l'Etat d'Alaska avait estimé début octobre que Sarah Palin possédait l'autorité requise pour renvoyer le chef de la police. Pour autant, ce rapport n'était pas tendre : l'enquêteur Steve Branchflower y indiquait que la candidate à la vice-présidence s'était rendue coupable de violations des règles éthiques de l'Etat, pour avoir laissé son mari utiliser son bureau pour faire pression sur des responsables policiers afin d'obtenir le limogeage de Mike Wooten. Et il concluait : "La gouverneure Sarah Palin a abusé de son pouvoir en violant le Statut 39.52.110 (a) de l'Acte éthique concernant la branche exécutive de l'Alaska".
D'après agences
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