Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver (26 août 2008) © TF1/LCI
A la fin des primaires, les observateurs de la vie politique américaine estimaient que le soutien officiel d'Hillary Clinton à Barack Obama était notamment assorti à la nomination de l'ancienne Première dame comme secrétaire d'Etat en cas d'élection du sénateur de l'Illinois à la Maison-Blanche.
Barack Obama élu, la question se repose avec d'autant plus d'acuité. Et selon les médias américains, Hillary Clinton figure bel et bien parmi les pressentis pour s'occuper de la diplomatie. "Nommer Hillary pourrait aider à soigner les éventuelles divisions qui persistent au sein du parti démocrate", explique un responsable du parti de l'âne, sous couvert d'anonymat. Les supporters de la sénatrice de New York ont en effet gardé en travers de la gorge le fait que leur championne n'ait pas été désignée comme colistière pour occuper la vice-présidence.
Divergences sur le retrait d'Irak
Outre cet aspect interne au parti, Hillary Clinton apporterait surtout sa connaissance des sujets internationaux et ses bonnes relations avec de nombreux chefs d'Etat -des arguments qu'elle avait à plusieurs reprises mis en avant pendant les primaires face à l'inexpérience de Barack Obama en matière de politique étrangère. Etant donné ses déclarations antérieures, notamment son scepticisme sur un retrait rapide des troupes américaines présentes en Irak, le choix d'Hillary Clinton pourrait néanmoins conduire à une politique plus dure que celle promise par Barack Obama durant sa campagne.
Jeudi, l'entourage du camp Clinton a fait savoir qu'elle s'était rendue à Chicago, la ville de Barack Obama, pour des affaires personnelles. Mais ni ses conseillers ni ceux du président-élu n'ont confirmé ou infirmé si les deux anciens adversaires s'étaient rencontrés.
Quatre autres pressentis
Outre Hillary Clinton, quatre noms ont déjà été cités pour le poste de secrétaire d'Etat : l'ancien candidat démocrate en 2004, John Kerry ; l'ancien président démocrate de la Commission des forces armées du Sénat, Sam Nunn ; le sénateur républicain Chuck Hagel (dans un souci d'ouverture) et le gouverneur du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, qui fut ambassadeur des Etats-Unis à l'Onu sous l'ère Bill Clinton.
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