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Le républicainJohn McCain a reconnu mardi sa défaite et a indiqué avoir téléphoné à son adversaire démocrate Barack Obama pour le féliciter pour sa victoire à l'élection présidentielle américaine. "Cet échec c'est le mien, pas le vôtre", a déclaré le candidat malheureux à ses partisans rassemblés à Phoenix, capitale de son fief de l'Arizona.
"Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement", a déclaré John McCain qui, à 72 ans, a failli devenir le président le plus âgé à faire son entrée à la Maison-Blanche. Mais son expérience, dont il a joué face à son rival Barack Obama, de 25 ans son cadet, n'a pas suffi à convaincre. "C'est une élection historique", a-t-il poursuivi. "Je reconnais la signification particulière qu'elle a pour les Noirs américains, la fierté qui doit être la leur ce soir", a-t-il dit rappelant qu'il y a un siècle le président Théodore Roosevelt avait choqué de nombreux Américains en invitant un Noir à la Maison-Blanche.
"Une époque difficile"
"L'Amérique d'aujourd'hui est à des années-lumière de l'intolérance cruelle et abominable de cette époque là", a ajouté John McCain. "L'élection d'un Noir américain à la présidence des Etats-Unis en est la meilleure preuve." Le candidat malheureux s'est ensuite engagé à coopérer avec le président élu pour aider les Etats-Unis à faire face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés. "C'est une époque difficile pour notre pays. Et je lui promets ce soir de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à nous faire traverser les épreuves qui nous attendent", a-t-il dit, avant d'appeler ses partisans à faire de même.
La soirée du tandem républicain John McCain et Sarah Palin, à laquelle le sénateur de l'Arizona a rendu hommage, saluant "une des meilleures militantes (...) et une nouvelle voix de notre parti", s'est déroulée au Biltmore, un hôtel chic de Phoenix où les républicains avaient convié 6000 personnes. Mais rapidement, les "McCain", "McCain", "McCain", répétés en boucle au début de soirée, ont cédé la place à un sentiment de résignation dans la foule, composée en grande majorité de Blancs endimanchés. "Je pense que McCain ne s'est pas suffisamment battu contre Barack Obama. Même notre fils de 14 ans préfère Obama", regrettait Dan, un solide gaillard à moustache qui s'identifie à "Joe le plombier", cet Américain moyen devenu la mascotte de John McCain.









