John McCain et sa femme Cindy, lors d'un meeting en Pennsylvanie, le 2 novembre 2008 © TF1/LCI
La route de la Maison-Blanche passe par la Pennsylvanie. Car pour pouvoir s'installer au 1600 Pennsylvania Avenue à Washington, l'adresse de la Maison-Blanche, Barack Obama et John McCain doivent d'abord d'imposer dans cet Etat de l'Est des Etats-Unis. Avant le New Hampshire et la Floride, John McCain est donc allé y tenir un nouveau meeting dimanche. "Mac est de retour !", a lancé à Wallingford le candidat républicain, avant d'assurer qu'il se voyait gagner l'élection. "Je le sens, je le ressens et je le sais."
Auparavant, son directeur de campagne Rick Davis avait reconnu sur la chaîne Fox que son patron était en difficulté. Selon le dernier sondage Opinion Research pour CNN, le candidat républicain est devancé sur le plan national de sept points, soit deux points de plus qu'il y a deux semaines. En Pennsylvanie, remporté en 2004 par le démocrate John Kerry de trois points, les derniers sondages donnent également Barack Obama gagnant, même si son avance s'est réduire ces dernières semaines. Mais selon Rick Davis, John McCain "a répliqué et il va se battre jusqu'à la ligne d'arrivée et je pense qu'il va gagner cette élection et qu'il va finir par montrer aux Américains ce qu'est un vrai come-back".
"Ce moment fondateur de l'histoire"
Barack Obama était lui dans l'Ohio, avant de se rendre en Floride, où le scrutin s'annonce également très serré. "Dans deux jours, dans ce moment fondateur de l'histoire, vous pouvez donner à ce pays le changement nous avons besoin", a déclaré le sénateur de l'Illinois devant une foule de 60.000 supporteurs à Colombus. "Ne croyez pas une seconde que l'élection est terminée (...). Mais vous savez que l'heure du changement est arrivé."
Au même moment, son plus proche conseiller, David Axelrod, s'exprimait sur la chaîne ABC, répondant aux propos de Rick Davis. Il a ainsi expliqué que ce dernier occultait la réalité dans cette campagne, pour masquer selon lui l'inévitable résultat de cette élection. "Je pense qu'il doit s'en tenir à une certaine interprétation (de la position des candidats) pour garder le moral des troupes", a estimé David Axelrod. "Quand vous arrivez à la fin de la campagne et que les choses vont contre vous, c'est ce que vous faites. Je ne pense pas qu'un regard objectif aux sondages suggère" une telle interprétation, a ajouté le stratège démocrate.
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