Obama veut tenir le cap sur l'Irak et Guantanamo

Par A.C. (avec agence), le 17 novembre 2008 à 07h02 , mis à jour le 17 novembre 2008 à 08h58

Pour sa 1re interview depuis son élection, le futur président américain a confirmé qu'il souhaitait retirer les troupes américaines d'Irak d'ici deux ou trois ans.

Barack Obama sur CBS, le 16 novembre 2008Barack Obama sur CBS, le 16 novembre 2008 © LCI
 
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Un extrait de l'interview sur Guantanamo

Barack Obama a réservé la primeur de sa première interview post-scrutin à la très prestigieuse et incontournable émission 60 minutes de CBS. Mais des annonces, il n'y en a pas eu. Il a tout d'abord confirmé qu'il tiendrait sa promesse concernant la fermeture de la prison de Guantanamo, à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George Bush. Ouvert début 2002 sur une base navale américaine située à Cuba, le centre de détention retient aujourd'hui 255 détenus sur les 800 qui y sont passés.
 
Deuxième promesse que le président-élu des Etats-Unis compte tenir : le retrait des troupes d'Irak, progressif d'ici deux ou trois ans. "J'ai  dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appellerai l'état-major et les responsables de la  sécurité nationale afin de lancer un plan de retrait de nos troupes", a-t-il expliqué. Le gouvernement irakien a approuvé dimanche un accord avec les Etats-Unis prévoyant un retrait d'ici à 2011. Ces soldats et le budget seraient réaffectés pour la guerre en Afghanistan, dont il a fait une priorité de sa politique étrangère. 
 
S'habituer à ne plus pouvoir marcher dans la rue
 
Barack Obama a ensuite tenté de rassurer les Américains, durement touchés par la crise financière. Mon "travail comme président  sera d'assurer que l'administration rétablisse la confiance" dans les  marchés financiers, chez les consommateurs et dans les entreprises. Il a souligné l'importance de la lutte contre la récession, quitte à laisser s'aggraver le déficit budgétaire, puis remarqué que la crise financière avait suscité un consensus entre les économistes qui "consiste à dire que nous devons prendre toutes les mesures nécessaires pour faire redémarrer l'économie et qu'il va falloir dépenser de  l'argent pour stimuler l'économie". Abordant ensuite les difficultés des constructeurs automobiles américains, dont General Motors, Barack Obama s'est prononcé pour un plan de sauvetage. "Une faillite de l'industrie automobile serait une catastrophe", a-t-il dit.
 
En revanche, il n'a pas levé le voile sur les noms de membres de sa future administration. "Bientôt", a-t-il seulement promis. En fin d'émission, il a évoqué l'implication future de son épouse Michelle. "Elle va se créer son propre rôle" comme première dame, et va également s'occuper de l'éducation de leur deux filles Sasha et Malia, a-t-il expliqué, avant de conclure sur une note plus légère : "Il y a encore quelques détails auxquels nous ne sommes pas habitués...  comme... ne pas pouvoir sortir marcher dans la rue".

Rencontre avec John McCain


Barack Obama recevra ce lundi à son quartier général de transition à Chicago son ancien adversaire républicain à la présidentielle. Le communiqué de l'équipe de transition précise qu'il est "bien connu qu'ils partagent une conviction importante selon laquelle les Américains veulent et méritent un gouvernement  plus efficace". Les deux hommes "discuteront des moyens de travailler ensemble" pour parvenir à ce but.


D'après agence

 

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Toute l'actualité de la transition Bush-Obama dans notre dossier spécial post-élections

Par A.C. (avec agence) le 17 novembre 2008 à 07:02
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5 Commentaires

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  • Clairevoyance, le 17/11/2008 à 14h25

    J'espere qu'Obama tiendra le cap et sera plus prudent que Kennedy... car stopper la guerre en Irak n'est pas de l'interet du complexe militaro-industriel et de la CIA...

  • Christophe, le 17/11/2008 à 13h58

    PM permettez moi de ne pas comprendre votre probleme avec cette prison, le fait de la fermer ne veut pas dire liberer les detenus, cela veut simplement dire les remettre sur le meme pied avec la justice que tous le monde. S ils sont dans une prison du texas ils peuvent meme etre passés a la peine de mort qui sommes toutes est une bonne solution vis a vis de certains extremistes

  • Albert48, le 17/11/2008 à 13h07

    Guantanamo est la honte des USA, on ne défend pas la liberté en se comportant comme on état totalitaire,Guantanamo c'est la négation de l'état de droit, il viole les lois internationales et surtout les lois des États-Unis, enfin Guantanamo est inefficace,connais on un seul attentat éviter par Guantanamo,par contre il justifie aux yeux des populations des pays pauvres le terrorisme et les dictatures.

  • Terry, le 17/11/2008 à 09h11

    1) Bush parlait d'un eventuel retrait progressif d'Irak d'ici 2010, suivant l'etat de la situation sur le terrain. Obama reclamait un retrait immediat d'Irak durant toute sa campagne. Maintenant qu'il doit faire face a la situation, il dit d'ici 2 ou 3 ans... LCI pretend qu'Obama tient ses promesses (???), moi je vois surtout qu'il s'aligne sur Bush. 2) La raison pour laquelle il reste des prisonniers a Guantanamo, c'est parce que certains de leurs pays d'origine (Arabie Saoudite, Pakistan...) refusent de recevoir leurs propres concitoyens sur leur sol: ils les jugent trop dangereux. Alors c'est bien gentil de vouloir fermer la prison de Guantanamo, mais ou va-t'on envoyer ces charmants personnages ?

  • PM, le 17/11/2008 à 08h20

    Il ne doit pas toucher à Guantanamo; ce serait une erreur plus que majeure! Il y a là-dedans de dangereux terroristes et Oussama serait soulagé et encore plus introuvable! Il faut s'attendre à des attentats et à une invasion progressive et sournoise de tout le monde occidental sous forme d'immigration, et ce serait dommage pour les gens qui ont vraiment besoin de secours et de paix. Américain, Obama? Cette assertion sur Guantanamo me fait en douter...

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