Cubains se préparant au choc de l'ouragan Paloma (8 novembre 2008) © TF1/LCIAprès les Iles Caïmans, Paloma menace directement Cuba, déjà dévasté coup sur coup fin août début-septembre par deux ouragans, Ike et Gustav, qui ont fait au total sept morts et pour plus de 9 milliards de dollars de dégâts. Plus de deux millions de personnes avaient été évacuées pour le passage de Ike début septembre. Or, avec des vents d'une vitesse maximale de près de 220 km/h dans l'oeil du cyclone, "Paloma est maintenant un ouragan extrêmement dangereux, de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson", a mis en garde samedi le Centre national des ouragans, basé à Miami.
Alors que samedi, des vents violents et des pluies torrentielles s'abattaient sur les Iles Caïmans, les habitants restaient calfeutrés chez eux. Mais ils n'avaient plus à affronter que le sillage de l'ouragan, qui continuait sa route vers Cuba, où il est attendu dimanche. L'ouragan, qui se dirige vers le nord-est à une vitesse de 11 km/h, devrait se renforcer encore avant de s'affaiblir et de frapper les côtes cubaines.
Evacuations et mises à l'abri
Selon le NHC, l'ouragan devrait entraîner des pluies torrentielles de 12 à 25 cm au centre et à l'est de Cuba. Dans la grande île, des milliers de personnes ont commencé vendredi à être évacuées des régions menacées par le passage de Paloma. Encore sous le choc des destructions causées il y a deux mois par Ike et Gustav, Cuba a décrété la phase d'alerte maximale pour les provinces du centre et de l'est, de Sancti Spiritus à Guantanamo, afin de commencer à procéder à des évacuations préventives. Environ 3000 touristes étrangers qui se trouvent dans les îlots de la côte nord de Ciego de Avila ont été mis à l'abri. Toute circulation de voitures et de piétons sans autorisation spéciale est désormais interdite dans les provinces de Camaguey, Las Tunas, Holguin, Granma, Santiago de Cuba et Guantanamo ainsi que sur la côte méridionale de Ciego de Avila.
Alors que des centaines de milliers de personnes ont commencé à être évacuées des zones les plus susceptibles d'être inondées ou d'habitations fragiles, dans une chronique publiée samedi dans la presse locale, l'ancien président cubain Fidel Castro, 82 ans, a appelé la population à ne pas se décourager. Il a par ailleurs indiqué que son pays continuerait de refuser toute aide éventuelle des Etats-Unis si l'embargo américain en vigueur depuis 46 ans n'était pas levé.
D'après agence
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