Le New York Times piégé par une fausse lettre de Delanoë 

le 23 décembre 2008 à 11h10 , mis à jour le 23 décembre 2008 à 11h13

Dans cette fausse missive publiée lundi dans le prestigieux quotidien, l'auteur s'insurgeait contre la candidature de Caroline Kennedy au sénat.

Bertrand Delanoë Image d'archives © Abaca

Le New York Times a présenté lundi ses excuses pour s'être fait piégé en publiant dans ses colonnes une fausse lettre de Bertrand Delanoë dans laquelle le maire PS de Paris s'insurge contre la candidature de Caroline Kennedy au poste de sénatrice de New York en remplacement d'Hillary Clinton. (La lettre en cliquant ici)
 
Dans cette lettre, Delanoë qualifie "(...) en tant que maire de Paris (...)" la candidature de la dernière survivante du clan Kennedy de "surprenante et pas très démocratique, c'est le moins que l'on puisse dire". "Nous,les Français, sommes des admirateurs de longue date de la Constitution américaine mais il semble que nous assistions ces derniers temps à une dérive tant chez les républicains que chez les démocrates par rapport au véritable modèle démocratique".
 
Un nouveau couac pour le journal
 
Caroline Kennedy, seul enfant encore en vie du président assassiné John F.  Kennedy, partisane affirmée du président élu Barack Obama, a fait savoir la  semaine dernière qu'elle briguait le poste de sénatrice de l'Etat de New York.     Après la confirmation d'Hillary Clinton au poste de secrétaire d'Etat, il  reviendra au gouverneur de New York David Paterson de nommer un sénateur  intérimaire.
 
Lundi soir, le Times a publié sur son site internet une note de la rédaction dans lequel le quotidien de référence américain admet: "Cette lettre est un faux. Nous n'aurions pas du la publier. En le faisant, nous avons enfreint à la fois nos critères et nos procédures concernant des lettres signées de nos lecteurs". Le journal précise que le prétendu message de Delanoë était arrivé sous la forme d'un courriel et que les règles internes de vérification de son authenticité n'ont pas été respectées par le New York Times. "Nous avons déjà présenté nos excuses aux services de M. Delanoë et nous le faisons ici à nouveau à vous, nos lecteurs".
 
Cette affaire constitue une nouvelle source d'embarras pour un journal dont la réputation avait été entachée en 2003 par l'un de ses journalistes, Jayson Blair, contraint à la démission après avoir reconnu avoir "bidonné" une histoire.
 

(D'après agence)

le 23 décembre 2008 à 11:10
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