Nicolas Sarkozy et Lula, le 23 décembre 2008, au Brésil © TF1/LCILundi, au 1er jour de son séjour au Brésil, Nicolas Sarkozy avait endossé son costume de président en exercice de l'Union européenne -il l'est jusqu'au 31 décembre à 23h59- pour le sommet UE/Brésil (cliquez ici pour lire notre article). Ce mardi, il était redevenu "simple" président de la République française. Au menu de cette 2e journée : la signature de contrats d'armement avec Lula, son homologue brésilien.
Ces accords bilatéraux, validés en début de matinée, heure locale, portent notamment sur la fourniture par Eurocopter, la filiale d'EADS, à Brasilia de 50 hélicoptères de transport militaire EC-725, qui seront assemblés au Brésil. Quatre sous-marins conventionnels Scorpène seront également fournis par les chantiers navals DCNS. La filiale de Thales construira aussi la partie conventionnelle d'un futur sous-marin nucléaire et une base de sous-marins. Livraison prévue : courant 2010.
Aucun montant n'a été divulgué pour ces contrats, qui s'accompagnent d'importants transferts de technologie -une priorité du Brésil afin de développer son industrie de défense. Mais selon une source française, ils se montent au total à environ 6 milliards d'euros (1,9 milliard pour les hélicoptères et 4,1 milliards pour les sous-marins). Dans la soirée, le président exécutif d'EADS, Louis Gallois, a déclaré mardi à Rio que sa filiale Eurocopter allait investir 300 millions de dollars au Brésil.
Nicolas Sarkozy a aussi déclaré qu'il donnait "des coups de boutoir" pour transformer le G8, le groupe des pays les plus riches de la planète, en G14, réaffirmant son souhait d'y intégrer un pays arabe, en l'occurence l'Egypte. Nicolas Sarkozy poursuivra son séjour au Brésil par une visite privée avec sa femme Carla, qui a notamment visité une favela mardi (lire notre article). Le couple passera les fêtes de fin d'années sur place.
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