Afghanistan : Obama annonce des "décisions difficiles"

Par M.D. avec agences, le 29 janvier 2009 à 08h11 , mis à jour le 29 janvier 2009 à 10h08

Le président américain a prévenu mercredi que la "recherche d'extrémistes" était une priorité de son administration. Des déclarations intervenant après sa première réunion avec l'état-major américain.

obama 22 janvier 2009Barack Obama, le 22 janvier 2009 © TF1/LCI

"Nous allons avoir des décisions difficiles à prendre, concernant l'Irak et l'Afghanistan, tout prochainement."Barack Obama a annoncé la couleur aux médias, mercredi, après une réunion au Pentagone avec les plus hauts responsables de l'armée américaine, la première depuis sa prise de fonctions le 20 janvier.

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    Le président américain a annoncé mardi que ce déploiement se ferait dès 2010 et assure qu'"après 18 mois, les troupes commenceront rentrer à la maison". Nicolas Sarkozy salue un "discours courageux".

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"Il est clair que les efforts pour continuer de rechercher les extrémistes qui veulent du mal à notre patrie sont en tête de nos priorités", a poursuivi le président américain, traduisant sa volonté de mettre en œuvre sa stratégie consistant à se concentrer davantage sur l'Afghanistan, contrairement à l'administration Bush qui mettait l'accent surtout sur l'Irak. Obama a passé près de deux heures en compagnie du secrétaire à la Défense, Robert Gates, et des plus hauts gradés de l'état-major interarmes américains, avec lesquels il a évoqué les effectifs des troupes ou des transferts de troupes américaines en Afghanistan -où la présidentielle a été repousée au 20 août- et en Irak, selon un responsable américain de la Défense, qui a requis l'anonymat.

"Cela a été une conversation très soutenue sur la situation dans le monde entier, et sur les menaces qui nous visent, sur les risques qui existent sur la planète", a expliqué aux journalistes Geoff Morrell, porte-parole du Pentagone. Obama fera une déclaration "assez prochainement" sur le rythme des retraits de troupes d'Irak et sur l'évolution de la stratégie américaine en Afghanistan, a indiqué mercredi le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs. La nouvelle administration américaine envisage de doubler pratiquement les effectifs américains en Afghanistan, qui passeraient de 36.000 à plus de 60.000 hommes en l'espace d'un an et demi. Le vice-président Joe Biden a cependant dit aux Américains, pendant le week-end, qu'ils devaient s'attendre à une augmentation des pertes militaires américaines.

Le "rôle clé" de l'Afrique du Sud

Le nouveau président a voulu sa visite au Pentagone plutôt discrète, par comparaison avec son déplacement au département d'Etat, la semaine dernière, ce qui peut traduire sa volonté de montrer que la diplomatie prime sur les questions militaires dans les affaires internationales.

Par ailleurs, Barack Obama s'est entretenu au téléphone avec son homologue sud-africain Kgalema Motlanthe. Soulignant "l'importance du rôle prépondérant de l'Afrique du Sud en tant que démocratie forte et active en Afrique", le président américain "a fait remarquer que l'Afrique du Sud avait un rôle clé à jouer pour aider à trouver une solution à la crise politique au Zimbabwe", selon la Maison-Blanche.

Plan de relance : après la Chambre, le Sénat


Barack Obama s'est félicité de l'adoption mercredi par laCchambre des représentants de sa propre version du plan de relance de 825 milliards de dollars censé tirer les Etats-Unis hors de la récession dans laquelle ils se trouvent depuis 13 mois. Le plan a rallié les suffrages de 244 représentants, tandis que 188 votaient contre. Tous les élus républicains présents ont voté contre ce texte, auxquels ils reprochent de prévoir trop de dépenses (rénovation de routes et de ponts, modernisation des soins de santé et des écoles) et trop peu d'allègements fiscaux. Majoritaires à la chambre, les démocrates, à l'exception de 11, ont soutenu le projet de loi.

Le président américain entame désormais la partie la plus difficile : le vote au Sénat, où sa majorité est plus juste. Ls Sénateurs vont débattre de leur propre version du texte, sans doute à partir du début de la semaine prochaine. "Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est traîner des pieds ou permettre que les divergences entre les partis se dressent sur notre chemin, a indiqué Obama, qui a reçu mercredi plusieurs grands patrons américains. Nous devons agir rapidement, avec audace, pour que les Américains se remettent au travail, et c'est exactement ce que ce plan commence à faire".  


 

Par M.D. avec agences le 29 janvier 2009 à 08:11
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5 Commentaires

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  • Joe, le 29/01/2009 à 14h43

    El paris, sachez que Nicolas SARKOZY ne serait pas devenu PRESIDENT de la FRANCE s'il avait la peau noire. La vraie différence est plutôt au niveau du STYLE,des tempéraments...L'attitude BLING BLING de l'un et la capacité de l'autre à rassurer son peuple sans s'agiter inutilement.

  • Lamemechose, le 29/01/2009 à 12h42

    Vous pouvez me dire la différence entre Bush et Obama ? Blanc Bonnet , Bonnet Blanc (pardonnez-moi). Leur politique sera la même , seul les mots seront différents...et oui le rêve Obama, aura été de courte durée... Les puissantes compagnies pétrolo-militaires auront raison de lui...Next, man...merci de me publier.

  • Poe, le 29/01/2009 à 11h26

    A El je ne vois aucun rapport entre Mr Sarkozy et Mr Obama si ce n'est que ces deux personnes ont a géré un crise dans leur pays propre. Mr Obama ne fait que respecter ce qu'il a dit dans sa campagne. L'irak doit être géré par des Irakiens et l'armée Américaines doit maintenant se retirer et laisser ses dirigeants prendre leurs situations en main. Je vais peut être vous décevoir et vous ramenez un peu sur terre. L'Amérique malgré sa crise financière et toujours la première puissance militaire aux mondes. Nous on se sait plus ou on se situé. En tant que responsable des armées il fixe de nouvelles priorités pour son armée. Un petit conseil au passage Mr Sarkozi n'est pas le centre du monde et il se passe beaucoup de chose en dehors de nos frontières.

  • Ced, le 29/01/2009 à 11h14

    Sarkozy c'est un populiste, toujours plus favorable aux nantis que ceux qui souffrent... Obama surtout n'a pas eu le mauvais gout de fêter avec faste et paillette son investiture comme ce fut le cas de l'homme qui occupe en ce moment l'Élysée, qui était au fouquet' s avec johnny et ricco... Obama est respectable et à vraiment une classe d'écart avec le petit homme de l'Élysée.

  • El, le 29/01/2009 à 10h17

    Comme Nicolas Sarkozy (qui a le seul tord de ne pas être black en fait). Mais le Président Américain gouverne un pays qui veut s'en sortir, avec des gens qui ont une mentalité positive, pas comme en France !

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