George W. Bush, le 12 janvier 2009 © TF1/LCIHuit jours avant de passer la main à Barack Obama, George W. Bush a rencontré lundi pour la dernière fois les journalistes à la Maison-Blanche pour tenir une ultime conférence de presse. Malgré les critiques, il y a défendu, une nouvelle fois, un "bon et solide bilan". "Je ne suis absolument pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle notre niveau de moralité a été détérioré", a-t-il notamment expliqué en répondant à une question sur sa décision de faire la guerre en Irak sans mandat de l'ONU. "Chacun comprend que l'Amérique est toujours du côté de la liberté", a-t-il ajouté. "Je comprends que Guantanamo a suscité des controverses. Mais lorsqu'il a été question pour les pays qui critiquaient les Etats-Unis d'accueillir des détenus, ils n'ont pas été d'accord", a-t-il fait remarquer.
Sur l'économie, le 43e président des Etats-Unis a défendu son action de lutte contre la crise la plus grave depuis les années 1930. Il s'est dit prêt à demander au Congrès de débloquer dès à présent la seconde moitié du plan de recapitalisation des banques, soit 350 milliards de dollars, si Barack Obama le lui demande. Quelques minutes plus tard, la Maison-Blanche annonçait ce déblocage.
Laissant aux historiens décider s'il a été l'un des "pires" présidents de l'Histoire ou l'un des meilleurs, George W. Bush a toutefois reconnu quelques "erreurs" dont le déploiement de la bannière "mission accomplie" annonçant prématurément la fin des combats en Irak. "Clairement, installer une bannière 'mission accomplie' sur un porte-avions était une erreur", estime-t-il désormais. "J'ai envoyé le mauvais message, nous essayions de faire les choses différemment mais néanmoins, nous avons envoyé le mauvais message".
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