L'offensive de l'armée israélienne à Gaza bouscule le calendrier diplomatique du futur président. Le conflit israëlo-palestinien n'a pas été au cœur de la campagne électorale et Hillary Clinton, secrétaire d'Etat, est considérée comme une amie d'Israël. Barack Obama a déclaré "surveiller la situation". Mais il est resté très prudent dès qu'il a dû évoquer le sujet plus concrètement. - AFGHANISTAN-PAKISTAN : LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
Pendant la campagne, Barack Obama a fait de l'Afghanistan son dossier prioritaire. Il prépare l'envoi de 20.000 à 30.000 soldats américains supplémentaires avant l'été. Il considère que l'Afghanistan et les zones tribales à la frontière pakistanaise constituent le "vrai front de la guerre contre le terrorisme". Poursuivant la politique de l'administration Bush, il s'est engagé à lancer des attaques à l'intérieur du Pakistan, s'il dispose d'informations permettant de localiser des chefs terroristes. - IRAK : QUEL CALENDRIER ? Barack Obama a informé le Premier ministre irakien de son intention d'effectuer rapidement une visite en Irak.
Pendant toute sa campagne électorale, Barack Obama, qui s'était prononcé contre la guerre -mais il n'avait pas eu à voter pour ou contre l'intervention en 2003 puisqu'il ne siégeait pas encore au Sénat-, s'est engagé à retirer rapidement l'armée américaine d'Irak et à fermer le camp de Guantanamo à Cuba.
Une fois élu, le futur président s'est donné seize mois : le retrait des « troupes de combat » serait achevé fin mai 2010. Or l'administration Bush vient de signer un accord de sécurité avec le gouvernement irakien, le Status of Forces Agreement (SOFA), programmant le retrait des troupes de combat pour fin 2011 tout en maintenant une force militaire américaine chargée du contre-terrorisme et des conseillers militaires. Obama a félicité le gouvernement irakien pour cet accord, souhaitant renforcer la coopération bilatérale et confirmant son respect pour la souveraineté et l'unité de l'Irak. - IRAN - COREE DU NORD : LA CRISE NUCLEAIRE Barack Obama se dit "prêt à discuter avec les ennemis de l'Amérique". L'administration Bush a retiré, en octobre 2008, la Corée du Nord de liste des pays de l' "Axe du mal" et des négociations diplomatiques ont repris avec l'Iran.
Obama semble en fait partisan de l'approche classique de la carotte et du bâton. Hillary Clinton appelle ainsi à la relance des efforts diplomatiques pour convaincre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (photo ci-contre) de renoncer à l'arme nucléaire, tout en menaçant ce pays d'anéantissement s'il s'attaquait à Israël. L'offensive militaire israélienne à Gaza risque de radicaliser les protagonistes. D'après les sondages, 80% des Américains attendent d'Obama qu'il améliore l'image des Etats-Unis dans le monde. En nommant Leon Panetta, un proche de Bill Clinton, comme nouveau directeur de la CIA, le président-élu s'est engagé à mettre fin aux pratiques du passé : torture, désinformation, violations des droits de l'homme, atteintes aux libertés individuelles. Obama s'engage à respecter les conventions internationales, et notamment la Convention de Genève. |