Clinton promet une diplomatie américaine "pragmatique"

Par F.A., le 13 janvier 2009 à 17h23 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 17h42

Lors de sa confirmation comme ministre des Affaires étrangères, Hillary Clinton devait affirmer que sa diplomatie serait basée sur la "puissance intelligente".

Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver (26 août 2008)Hillary Clinton à la convention démocrate de Denver (26 août 2008) © TF1/LCI

Mardi, Hillary Clinton devait s'exprimer devant la commission des Affaires étrangères du Sénat pour être confirmée comme secrétaire d'Etat (ndlr : ministre des Affaires étrangères) du gouvernement Obama. L'exercice est obligé et souvent convenu. Mais il peut parfois s'apparenter à un piège, certains sénateurs profitant de l'occasion pour se montrer pugnaces devant les caméras de télévision.
 
C'est surtout l'occasion pour le "cuisiné'" de présenter les grandes lignes qu'il compte insuffler à son ministère. Et donc en l'occurrence pour Hillary Clinton de dévoiler son projet diplomatique après une période de huit ans qui a vu l'image des Etats-Unis se dégrader dans le monde, à l'exception de quelques pays, en raison de la politique menée par l'administration Bush.  

"Pas une idéologie rigide"
 
L'idée de l'ancienne First Lady peut se résumer en une phrase : après l'Amérique dogmatique, voici l'Amérique pragmatique. "La politique étrangère doit être fondée sur l'union de principes et du pragmatisme, pas sur une idéologie rigide", devait lancer Hillary Clinton, selon un texte de ses déclarations remis à l'avance à la presse  Elle doit reposer aussi "sur des faits et des preuves, pas sur l'émotion ou les préjugés", ajoute celle qui est encore sénatrice de New York. "L'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes les plus pressants du monde et le monde ne peut pas les résoudre sans l'Amérique. La puissance américaine a laissé à désirer mais reste désirée", explique-t-elle.  Plus généralement, elle plaide ainsi en faveur d'une diplomatie de "smart power" ("puissance intelligente") qui utilise "tous les outils de la politique étrangère à notre disposition".  "
 
Hillary Clinton devait aborder les différents sujets qu'elle trouvera sur son bureau la semaine prochaine :
 
- Gaza : elle a assuré que l'administration Obama ferait "tous les efforts possibles" pour un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, et plus globalement au Proche-Orient.
 
- Chine : elle a affirmé que l'amélioration des relations sino-américaines ne devait pas être un effort "à
sens unique" et dépendait de l'attitude de Pékin.
 
- Iran : comme l'avait promis Barack Obama lors de la campagne, elle a confirmé que la nouvelle administration tenterait d'ouvrir des contacts avec l'Iran pour essayer une "nouvelle approche", basée sur la diplomatie (mais aussi sur les représailles en cas d'échecs et de poursuite par Téhéran de son programme nucléaire).  "Nous n'avons aucune illusion: nous savons que même avec une nouvelle
Administration cherchant à ouvrir le dialogue pour tenter d'influencer son comportement, il est difficile de prédire le résultat", avertit-elle.
 
- Russie : elle affirme qu'elle cherchera "des relations de coopération avec la Russie", tout en défendant les principes et les lois internationales.
 
- Relations transatlantiques : malgré des "désaccords inévitables", elle a promis mardi d'approfondir les relations transatlantiques, notamment avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni

Par F.A. le 13 janvier 2009 à 17:23
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