L'enquête sur l'Airbus de l'Hudson se complique

Par L.D. (Avec agence), le 17 janvier 2009 à 08h09 , mis à jour le 17 janvier 2009 à 15h13

Les deux réacteurs de l'A320 reposent au fond de l'Hudson River et les boîtes noires, situées dans la queue de l'avion, sont pour l'heure inaccessibles.

airbus hudson new york dock us airwaysL'A320 d'US Airways amarré à un dock. © TF1/LCI

Après le miracle, voici venu le temps de redescendre sur terre et de laisser place à l'enquête. Enquête qui s'annonce d'ores et déjà ardue. Les experts ont commencé dès vendredi à chercher les raisons pour lesquelles l'Airbus A320 d'US Airways s'est vu contraint la veille de se poser sur l'Hudson, à New York. Mais la perte des deux réacteurs de  l'appareil dans le fleuve pourrait compliquer leurs investigations.
 
"Les deux réacteurs ne sont plus attachés à l'avion", a expliqué un membre du National Transport Safety Board (NTSB), l'organisme fédéral chargé de l'enquête, lors d'une conférence de presse vendredi après-midi. Guidés par des sonars, des plongeurs tentaient de localiser les moteurs, dont l'examen permettra de vérifier la thèse du choc avec des oiseaux comme origine de l'accident. Autres obstacles pour les enquêteurs : la température de l'eau, particulièrement froide, et le courant. Deux raisons qui ont pour l'instant empêché les enquêteurs de mettre la main sur les boîtes noires, situées dans la queue immergée de l'appareil. La carlingue de l'appareil flottait toujours vendredi, amarrée à un dock de la ville et devrait être mise au sec samedi, dans l'après-midi. Par ailleurs, le constructeur Airbus et l'équivalent français du NTSB, le Bureau d'Enquête et Analyses, qui ont une grande expérience du comportement de cet appareil, sont en route pour New York pour contribuer à l'enquête.

Une jambe cassée
 
L'autre volet de l'enquête concerne les auditions de l'équipage. Le personnel de cabine a été interrogé vendredi et, samedi, ce sera le tour du copilote et le pilote, Chesley Sullenberger, dont l'incroyable sang froid et l'habileté semblent avoir sauvé la vie des passagers et membres d'équipage. Pour l'heure, les circonstances qui ont mené à l'accident semblent établies. L'avion venait de décoller de l'aéroport new yorkais La Guardia à destination de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est), lorsque les deux réacteurs se sont arrêtés, l'un d'eux apparemment en feu. Selon certains témoins et experts, l'appareil a pu plonger dans un vol d'oies juste après le décollage. Le pilote a alors ordonné aux passagers de se cramponner avant l'impact.  Il a réussi à maîtriser l'avion en détresse et à se frayer un chemin dans le ciel de New York, pour descendre jusqu'au fleuve et éviter une catastrophe en pleine ville. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la blessure la plus grave semble être une jambe cassée.
 
Le commandant de bord a  à ce titre reçu les félicitations du président George W. Bush, qui l'a appelé personnellement vendredi et a loué "les compétences étonnantes qu'il a démontrées en posant son avion sans encombre, et les efforts héroïques qu'il a consentis pour la sécurité de ses passagers et des personnes" au sol. Le président élu Barack Obama lui a aussi téléphoné vendredi pendant cinq minutes, soulignant "à quel point tout le monde était fier de la façon héroïque et élégante avec laquelle il avait réussi à poser l'avion endommagé". Le commandant de bord s'est aussi vu décerner les clés de la ville de New York par le maire Michael Bloomberg, comme le reste de l'équipage. Le Sénat américain a par ailleurs adopté à l'unanimité une résolution pour honorer M. Sullenberger et l'équipage "pour leur rôle dans l'atterrissage d'urgence du vol 1549 d'US Airways".

Par L.D. (Avec agence) le 17 janvier 2009 à 08:09
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5 Commentaires

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  • Franck, le 17/01/2009 à 15h23

    Un immense bravo au commandant de bord et à l'équipage. Immense ! Cela peut nous faire réagir sur le sacro saint départ à 60 ans pour les navigants d'Air France..... Laissons les gens qui le souhaitent continuer. Leur formation et leur expérience ont une valeur inestimable. Encore bravo. Maintenant, cette actualité va être salie par les gueguerres entre constructeurs..... mais la prouesse humaine est là!

  • Jon, le 17/01/2009 à 12h49

    Extraordinaire, un miracle...bravo Mr Sullenberg.du sang froid et une bonne dose d'experience a évité une nouvelle catastrophe a New-York.

  • JR, le 17/01/2009 à 10h12

    Il ne faudrait pas oublier que les commandes de vol électriques sont pour beaucoup dans la réussite de l'amerrissage de l'appariel.

  • Looping, le 17/01/2009 à 10h11

    Un grand bravo au pilote de l a320 pour son courage et son sang froid

  • HUBAUT KATIA, le 17/01/2009 à 09h58

    Quelle stupéfaction en écoutant les informations et en même temps un grand bonheur pour toutes ces personnes. Un grand bravo a ce pilote qui a su garder son sang froid et surtout son professionnalisme. Où peut on lui écrire? Encore bravo.

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