A320 dans l'Hudson : la piste des oiseaux se confirme

le 18 janvier 2009 à 23h01 , mis à jour le 18 janvier 2009 à 23h28

Les premières analyses des boîtes noires de l'Airbus contraint jeudi à un amerrissage d'urgence à New York semblent confirmer cette thèse.

a320 hudson new york airbus © TF1/LCI

Des oiseaux seraient bien à l'origine de l'amerrissage d'urgence, jeudi, d'un Airbus A320 à New York. C'est en effet ce que confirment les premières analyses des boîtes noires de l'Airbus, qui ont été repêchées dimanche. Car si les enquêteurs n'ont pas encore eu le temps d'examiner en détail la carlingue et les moteurs de l'avion, les deux boîtes noires, qui enregistrent aussi bien les données du vol que les voix dans le cockpit, soutiennent la thèse d'une collision fatale avec des oiseaux, qui ont stoppé les deux moteurs de l'avion.

L'enregistrement des conversations dans le cockpit révèle qu'"environ 90 secondes après le décollage, le commandant de bord parle d'oiseaux", a indiqué Kitty Higgins, une enquêtrice du National Transport Safety Board. "Une seconde plus tard, l'enregistreur révèle des sons d'impact et une baisse rapide du bruit des réacteurs. Le commandant note la perte de puissance dans les deux moteurs et reprend les commandes", a-t-elle ajouté. L'autre boîte noire montre également que les deux engins sont tombés en panne simultanément.

"Des grondements"

L'audition du pilote a également confirmé cette thèse. Nouveau héros de l'Amérique, le commandant de bord Chesley Sullenberger communiquait avec la tour de contrôle peu avant l'amerrissage : "Nous avons heurté des oiseaux. Les deux moteurs ont perdu leur puissance. Nous faisons  demi-tour", a rapporté un peu plus tôt le National Transport Safety Board. "Le pare-brise du cockpit était littéralement couvert de grands oiseaux marron foncé", a expliqué au NTSB le pilote de l'avion. "Simultanément, le co-pilote et moi même, avons entendu des grondements, puis senti l'impact, la puissance des moteurs a diminué et nous avons alors senti une odeur d'oiseaux brûlés", a-t-il ajouté. 

Les boîtes noires avaient pu être récupérées dimanche après que la carlingue de l'avion, qui avait été remorquée et amarrée à un dock depuis jeudi, a été sortie de l'eau dans la nuit de samedi à dimanche après de nombreuses heures d'efforts. 
 
D'après agence
le 18 janvier 2009 à 23:01
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5 Commentaires

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  • MISTIGRI13, le 19/01/2009 à 12h22

    Tout le monde loue les qualités du pilote. Et s il n avait pû sauver tout le monde? On aurait entendu presque dire qu il n etait pas un bon pilote! Alors ne nous bassinez plus avec les héros ou pas les héros!!!! Il a fait ce qu il fallait faire. Point à la ligne!

  • Paul, le 19/01/2009 à 11h50

    Pourquoi parler de "piste" ? comme s'il y avait d'autres explications possibles...

  • Philippe, le 19/01/2009 à 11h28

    On peut lire dans les déclarations du pilote : ".(..)la puissance des moteurs a diminué et nous avons alors senti une odeur d'oiseaux brûlés". Franchement, là, j'aimerais bien savoir à quoi ressemble une "odeur d'oiseau brûlé" et SURTOUT comment cette odeur a pu remonter des moteurs placés sous les ailes vers le cockpit placé bien plus à l'avant, à une vitesse supérieure à 250 km/h !!!! Matériellement, c'est simplement impossible.

  • Zyck, le 19/01/2009 à 11h15

    A Bernadette qui, d'après son post, ne comprend rien à l'aéro.La conception de l'avion n'intervient pas ici dans ce facteur accident.N'importe quel avion avec les conditions météo de ce jour( pas de houle, pas de vents violents) ajoué à cela la faible charge en carburant de l'Airbus, se serait posé.Ce qui m'indigne, c'est que l'on ne parle que du commandant qui n'a pourtant pas géré la machine tout seul;il y'avait bien un officier en place droite qui a aussi participé activement à la conduite de la machine.Il faut dire simplement que la chance était au rendez-vous ce jour là!

  • Bernadette, le 19/01/2009 à 08h24

    Tout le monde loue, à juste titre, les exceptionnelles qualités du pilote qui a sauvé tant de vies ; mais qui dira la qualité de cet avion tout aussi exceptionnel qu'est l'Airbus A320 ?. Depuis cet accident, on nous a remémoré divers autres accidents de ce type où nous avons vu en images tous les autres appareils se disloquer totalement dans des tentatives similaires. Le miracle, c'est le pilote, mais pas seulement ; c'est aussi cet exceptionnel Airbus A320. L'armée américaine a raison de préférer Airbus à Boeing

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