Les promesses d'Obama à une Amérique inquiète

le 25 février 2009 à 07h28 , mis à jour le 25 février 2009 à 10h32

Dans son premier grand discours devant le Congrès, le président américain a promis que les Etats-Unis sortiraient plus fort de la crise économique.

Barack Obama Joe Biden Nancy PElosiBarack Obama, avec Joe Biden et Nancy Pelosi. © REUTERS

"Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant", a déclaré Barack Obama mardi soir, tentant de verser de la confiance dans le moteur de l'économie américaine. Dans son discours solennellement adressé aux deux chambres réunies du parlement, et au-delà aux Américains, il a affirmé la nécessité de "sacrifices" pour réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat en 2013 un déficit fédéral qui pourrait dépasser le chiffre faramineux de 1.500 milliards de dollars cette année.
 
Il a aussi utilisé cette tribune exceptionnelle et ce discours équivalant pour les présidents novices à l'allocution annuelle sur l'état de l'Union pour dire à une heure de grande écoute sa volonté de mener à bien cette année une grande réforme de la couverture sociale. Il a promis de faire en sorte que l'Amérique ait à nouveau d'ici à 2020 le plus fort taux d'universitaires diplômés au monde et d'augmenter les impôts sur les nantis. Elu sur la promesse du changement, il a promis d'investir dans les nouvelles technologies et dans les énergies renouvelables pour construire une nouvelle économie. Et il a pressé le Congrès de lui soumettre de nouvelles réglementations pour le système financier et une loi imposant des quotas d'émissions des gaz à effet de serre.

Réforme de la Défense
 
Mais l'Etat doit apurer son découvert, a-t-il dit. Son premier budget, qu'il présentera jeudi pour l'année 2010, éliminera les contrats sans appel d'offre qui ont coûté des milliards en Irak et réformera le budget de la Défense "pour que nous n'ayons pas à payer pour des systèmes d'armes qui datent de la Guerre froide et dont nous ne nous servons pas", a-t-il dit. Ce budget, reflet de la "réalité crue" de la crise dont il a hérité, taillera dans les programmes inutiles ou inopérants et son gouvernement a déjà identifié 2.000 milliards de dollars d'économies possibles sur 10 ans, a-t-il déclaré. M. Obama s'est à nouveau employé à dresser un tableau "honnête" selon son administration de la crise: "L'impact de cette récession est réel, et il est partout".
 
Les Américains pensent en majorité qu'il faudra des années pour sortir du marasme le plus profond depuis les années 30. Mais ils paraissent prêts à laisser du temps à M. Obama, qui a trouvé la crise en arrivant. Selon un sondage pour le Washington Post et ABC, 68% d'entre eux approuvent son action.

"Nouvelle ère de dialogue" en diplomatie


Selon Barack Obama, l'Amérique a ouvert "une nouvelle ère de dialogue" avec le monde depuis le 20 janvier. Sans surprise, il a redit qu'il comptait se désengager progressivement d'Irak. Alors qu'il proposait un retrait total d'ici 16 mois contre 23 à l'état-major, il penche désormais pour 19 mois. Les troupes seront ensuite réaffectées au fur et à mesure en Afghanistan.

le 25 février 2009 à 07:28
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7 Commentaires

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  • Henri, le 25/02/2009 à 09h55

    Il a fait une erreur dans son discours : il a énoncé que l'Etat américain se devait de soutenir l'automobile car c'étaient les américains qui l'avaient inventée...Ce n'est pas exact : c'est le français Joseph Cugnot, en 1769, avec le "Fardier", dont un exemplaire est visible au conservatoire des Arts et Métiers, à Paris...Par ailleurs, pour le moteur à cycle de 4 temps (le moteur à essence), l'Histoire hésite entre l'allemand Bentz et le français Beau de Rochas....

  • Bchira, le 25/02/2009 à 09h46

    Au moins lui n'est pas comme Sarko, il ne dit pas JE vais sauver l'amérique... Vive Obama, je suis sure qu'il sortira les USA de la crise d'ici quelques années

  • Ludo, le 25/02/2009 à 09h20

    On parle de dette faramineuse avec seulement 1500 milliards $ pour 320 millions d americain.. que devrions nous dire de nous avec nos 1000millard de euros de dettes proportionnellement on serais plus endette voir meme un pays en faillite... et je ne compte pas les 900 milliards de dette des caisse de retraite scnf edf...etc... pour a peine 65 millions d habitant CQFD....ils serais temps de faire comme eux des coupure radicals dans les budget a commencer les aides sociales de ceux qui n ont jamais cotiser ou travailler ,l immigration.... une bonne coupe chez les fonctionnaire avec tous cela on en a pour 4oans pour tous payeret encore on peut juste remercier nos cheres parents qui nous laisse un pays ruinee...car c est eux qui on passer leur vie a manifester pour avoir d aides de foncfionnaires..etc.....

  • Doise, le 25/02/2009 à 09h17

    Tout nouveau tout beau!!!!! paroles paroles paroles!!!!!

  • Jimmy, le 25/02/2009 à 09h10

    Il faudrait que les médias arrêtent de fustigier l'amérique car ceux qui ressortirons plus forts de la crise c'est bien eux et surement pas notre vieille europe. Ils ont bien compris que, c'est en faisant le régime en premier, qu'ils profiterons du gâteau une fois sortis de la crise. Je ne défend pas ce système des plus injuste et sans avenir à long terme. Mais je constate que nous en sommes dépendants, que de toutes manières le G20 échouera, et que depuis le début de la crise la seule chose que nous faisons c'est nous endetter. Ca ne sert à rien de faire la morale avec des banques 5 fois plus endettées que les américaines, et dont le montant de dette dépasse le PIB de la France (BNP), vous parlez de crédibilité... De plus, ce n'est que poudre aux yeux, nos chèrent banques essayent de dissimuler les cadavres dans leurs placards : les Actifs toxiques, en ne les comptant pas dans leur bilan, et en rémunérant grassement les actionaires.. De toute manière, ces derniers partirons le moment venu avec notre argent et la chute sera d'autant plus difficile.

  • Titabeille, le 25/02/2009 à 08h58

    J'espère qu'il va réussir à réparer les erreurs de Bush. en tout cas je lui souhaite bonne chance!

  • Charlie67, le 25/02/2009 à 08h22

    Enfin un président américain qui accentue sa volonté des énergies renouvelable. Espéront qu'il signera les accords de Kyoto sur l'environnement que Bush refusé. Et courage à ce jeune président américain

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