Première conférence de presse pour Obama, sur fond de plan de relance. © TF1/LCILe passage est obligé pour Barack Obama. Cette nuit (3h du matin mercredi, heure française), il s'exprimera devant le Congrès, comme le font tous les nouveaux présidents américains un mois environ après leur entrée en fonctions. Alors qu'il surfe sur une cote de popularité élevée (environ 60% de bonnes opinions), cette allocution intervient au cours d'une semaine charnière. Jeudi, alors que les inquiétudes grandissent des Américains en raison de la crise économique, Le nouveau locataire de la Maison-Blanche doit en effet présenter son premier projet de budget.
Ce discours devant les parlementaires est donc un moyen de rassurer à la fois ses concitoyens et aussi, et surtout, les marchés. Piqûre de rappel de la morosité ambiante, Wall Street a ainsi touché lundi un plus bas de 12 ans. Les investisseurs craignent une éventuelle nationalisation de banques en difficulté, une perspective que la Maison-Blanche a tenté de minimiser ces derniers jours. "Adopter un ton présidentiel ne sera pas suffisant", prévient Stephen Wayne, politologue à l'Université de Georgetown. "Il devra apparaître comme un 'pédagogue-en-chef".
Promesse : un déficit réduit de moitié
Pour convaincre, Barack Obama a organisé lundi une réunion bipartisane sur la "responsabilité fiscale" et s'est engagé à réduire de moitié le déficit américain hérité des années Bush. Il a rappelé avoir hérité d'un déficit de 1.300 milliards de dollars et souligné que le paiement de la dette avait atteint 250 milliards de dollars en 2008, soit trois fois plus que le budget de l'éducation.
Il devrait donc insister sur ce thème mardi, tout en dressant une liste de priorités en politique intérieure, de la réforme du système de santé au défi des énergies alternatives. Et évidemment, place de choix pour la politique étrangère avec notamment les projets de la nouvelle administration concernant l'Irak, l'Afghanistan et l'Iran.
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