Florence Cassez © TF1-LCINicolas Sarkozy a annoncé lundi à Mexico la mise en place "dès demain" d'un "groupe de travail juridique franco-mexicain" en vue du transfèrement en France de Florence Cassez, cette Française lourdement condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie.
"Nous avons décidé avec le président Calderon de mettre en place un groupe de travail juridique qui se réunira dès demain", a déclaré Nicolas Sarkozy au cours d'une conférence de presse commune avec le président mexicain Felipe Calderon. Ce groupe "se donnera trois semaines pour trouver une solution qui permette de préserver les intérêts de la justice mexicaine, de la justice française, les intérêts des victimes et le droit de chacun, même s'il a été condamné, à se voir respecter dans l'application des droits qui sont les siens", a poursuivi le président français.
La convention de Strasbourg de 1983
Nicolas Sarkozy a souligné que "le Mexique était une démocratie", que "la justice mexicaine était indépendante", et qu'il n'était "pas venu pour discuter les décisions de la justice mexicaine". Il a ajouté qu'il existait, dans un cas comme celui de Florence Cassez, des "traités et des conventions", et en particulier "une convention dite de Strasbourg, de 1983, qui prévoit la possibilité de transférer un détenu français du Mexique en France ou de transférer au Mexique un Mexicain détenu en France".
Au Mexique, où Florence Cassez est détenue depuis plus de trois ans, la perspective d'un transfert vers la France suscite de violentes réactions. Les enlèvements par des gangs criminels sont devenus un véritable fléau dans le pays, avec environ 8000 cas recensés chaque année.
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