Florence Cassez, condamnée en appel à 60 ans de prison au Mexique © TF1-LCI"J'en peux plus... Je suis à bout... Je veux sortir de là. (Nicolas Sarkozy) est mon dernier espoir. Ma vie est entre ses mains". Emprisonnée depuis plus de trois ans au Mexique pour participation à des enlèvements, Florence Cassez, qui vient d'être condamnée en appel à 60 ans de prison, a pu téléphoner en France mercredi : à son avocat, entouré de journalistes, et répondre aux questions de TF1 : écouter son interview bouleversante. Les sanglots dans la voix, elle en a appelé au président, qui est attendu au Mexique lundi en visite officielle. Ce dernier a prévu mercredi matin d'évoquer le cas de Florence Cassez dans le but "d'obtenir son transfert" en France, a annoncé mercredi le porte-parole de son gouvernement, Luc Chatel (lire notre article).
Mais déjà une porte s'est entrouverte mercredi soir. Le président mexicain Felipe Calderon a cité à l'AFP comme une "possibilité" un éventuel transfert en France de Florence Cassez. "J'ai été très attentif au processus pénal" qui a conduit à la condamnation de Florence Cassez, a déclaré Felipe Calderon. "Il existe au Mexique une garantie, l''amparo'", a-t-il expliqué en évoquant l'équivalent du pourvoi en cassation en l'occurrence. "Et j'ai manifesté au président Sarkozy la disposition du Mexique à suivre les dispositions (internationales), selon lesquelles, en cas de condamnation définitive, nous pourrions étudier la possibilité que cette ressortissante française purge sa peine sur le territoire français", a-t-il souligné.
Felipe Calderon a toutefois insisté sur les charges qui pèsent sur Florence Cassez, interpellée en décembre 2005 dans une ferme où son ex-fiancé mexicain, Israel Vallarta, considéré comme le chef d'une bande criminelle, a avoué avoir séquestré plusieurs personnes. Le lendemain, un simulacre d'arrestation avait été organisé devant des caméras de télévision. Florence Cassez, qui avait été condamnée à 96 ans de prison en première instance, a toujours affirmé qu'elle ignorait les activités de son ex-fiancé. "Dans quatre cas, les victimes, et pas seulement une, de cette bande l'ont identifiée précisément comme ayant participé aux enlèvements. Ces preuves ont eu un poids juridique qui a motivé, j'imagine, le jugement en première instance puis en appel", a expliqué Felipe Calderon. "C'est un petit espoir", a réagi mercredi soir sur LCI le père de Florence Cassez.
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