Polo. Image prétexte. © ReutersStupeur dans les tribunes du très chic Wellington International Polo Club, près de Palm Beach en Floride. Dimanche dernier, alors que la foule se préparait à assister au match entre l'équipe locale des Black Watch et la Lechuza Caracas, sept poulains de l'équipe du Venezuela se sont écroulés à leur entrée sur le terrain. Ils ont expiré dans les minutes qui ont suivi. Quatorze autres chevaux de la même équipe ont subi le même sort en l'espace de quelques heures.
Des vétérinaires ont tenté en vain de les sauver. "Quelque chose qui leur a été administré est à l'origine de cette intoxication", a déclaré l'un d'entre eux. Au vu de la rapidité avec laquelle les chevaux sont morts, les autorités de Floride "soupçonnent que la cause (de leur mort) est liée à une mauvaise réaction à des médicaments ou des produits toxiques", selon le département de l'Agriculture, chargé de l'enquête. "Il n'existe pas de preuves du fait que les chevaux auraient pu être affectés par une maladie infectieuse ou contagieuse".
Un sport de gentlemen
Les autorités refusent de se prononcer sur la cause des décès avant les résultats d'analyses toxicologiques, connus dans quelques semaines. Selon plusieurs connaisseurs du milieu du polo, il est courant, à un niveau de compétition comme celui de l'US Open, d'administrer aux animaux avant une rencontre un "cocktail" chimique destiné à améliorer leurs performances. Selon le quotidien local Sun Sentinel, les chevaux ont réagi à un dérivé de stéroïde mélangé à un produit désinfectant. Un vétérinaire argentin, qui n'est pas licencié aux Etats-Unis, aurait injecté ce mélange, selon le journal. Une version démentie par le vétérinaire de l'équipe de Caracas, qui fait valoir que les chevaux vénézuéliens participent à des compétitions au Royaume-Uni, où les stéroïdes sont interdits. Ce n'est pas le cas aux Etats-Unis, où l'association nationale de polo ne requiert pas de test de dépistage.
Visiblement bouleversé par le drame, le propriétaire de l'équipe, le richissime banquier vénézuélien Victor Vargas, a pleuré à chaudes larmes alors qu'il tenait dans ses bras ses chevaux agonisants. Les chevaux valaient plus de 2 millions de dollars chacun et seuls huit d'entre eux étaient assurés.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




