Clara Rojas lors de sa première conférence de presse à Caracas © TF1/LCIAprès les ex-otages américains (lire "Le livre qui égratigne l'image d'Ingrid Betancourt") puis l'émissaire français qui avait longtemps négocié avec les Farc (lire : "Pour l'ex-émissaire français, Betancourt est "ingrate"), c'est au tour de Clara Rojas de s'en prendre à Ingrid Betancourt et à sa personnalité. Dans "Captive", le livre dans lequel elle raconte sa détention, l'ancienne directrice de campagne de la sénatrice franco-colombienne, enlevée en sa compagnie le 23 février 2009, décrit Ingrid Betancourt comme une femme mesquine.
Betancourt refuse aussi l'indemnisation de la France
Après sa demande d'indemnisation à l'Etat colombien pour son enlèvement, qui lui avait valu d'être taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc avait finalement renoncé ; elle refuse désormais aussi l'offre de la France.
Publié le 17/07/2010
Face au tollé, Betancourt renonce à sa demande d'indemnisation
Taxée de "Prix mondial de l'ingratitude" par le vice-président, l'ex-otage des Farc a finalement renoncé mardi à demander à l'Etat colombien une indemnisation de près de huit millions de dollars pour son enlèvement.
Publié le 13/07/2010
Selon elle, celle-ci l'aurait exclue des cours de français qu'elle administrait à un groupe d'otages, lui confisquant même un dictionnaire que lui avaient remis les guérilleros. "Ingrid m'a jeté de sa classe de français", raconte-t-elle. Dans un autre chapitre, elle raconte comment Ingrid Betancourt aurait protesté en voyant Clara Rojas, pourtant enceinte, ne pas respecter la file d'attente pour la distribution d'eau chaude. "J'étais enceinte et j'ai couru remplir mon thermos. Je ne voyais pas le problème de passer en premier. Le cri d'Ingrid m'a fait tomber l'eau et je me suis brûlée", explique Clara Rojas.
"Jalousie"
Dans un entretien au quotidien El Tiempo de Bogota publié lundi, Clara Rojas critique également la "jalousie" de la famille Betancourt. Elle l'accuse notamment d'avoir retenu des preuves de vie qui la concernaient "par jalousie excessive", afin qu'Ingrid conserve le "rôle principal". "Dans cet isolement, cela a été plus dur de découvrir que je ne pouvais pas compter sur eux. Ils me maintenaient dans l'oubli. Ils ne faisaient jamais allusion à moi dans leurs déclarations publiques", indique-t-elle.
Clara Rojas exprime d'autant plus son amertume qu'elle avait refusé d'être libérée par les Farc juste après l'enlèvement. Elle avait alors préféré rester aux côtés de celle qu'elle considérait comme son amie.
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Betancourt refuse aussi l'indemnisation de la France
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