Des ennuis judiciaires pour un proche d'Obama ?

le 17 avril 2009 à 15h51 , mis à jour le 17 avril 2009 à 16h19

Alors que des critiques sur son plan de relance de l'économie se font entendre, le président américain pourrait devoir se séparer de son conseiller pour l'automobile.

[Expiré] Steve Rattner © Reuters

Décidément, Barack Obama a bien du mal avec les membres de son gouvernement ou ses conseillers. Avant même son entrée en fonctions, il avait dû renoncer à nommer Bill Richardson, le gouverneur du Nouveau-Mexique, comme ministre du Commerce en raison de soupçons de corruption. Début février, il avait dû se séparer de Tom Daschle, le ministre à la Santé, et de Nancy Killefer, choisie pour tailler dans les dépenses superflues de l'Etat et pour veiller au bon fonctionnement des programmes fédéraux. Tous deux étaient en délicatesse avec le fisc. "J'ai foiré", avait-il alors admis à la télévision.
 
Cette fois, c'est Steve Rattner, son conseiller pour l'automobile -sujet très sensible actuellement avec les ennuis de General Motors et de Ford, au centre d'un plan de relance spécifique-, qui pourrait se retrouver dans une affaire de corruption liée à ses précédentes fonctions. Selon plusieurs quotidiens, dont le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal, le fonds d'investissement Quadrangle qu'il a co-fondé est en effet accusé d'avoir acheté les faveurs d'un fonds de retraite de l'Etat de New York.

 

1,1 million de dollars
 
Les journaux affirment qu'un "cadre dirigeant" de Quadrangle se serait entretenu avec un consultant politique sur la possibilité de verser une commission avant de payer 1,1 million de dollars pour bénéficier d'un investissement de ce fonds de retraite. Pour appuyer leurs allégations, ils citent une plainte portée auprès des autorités boursières contre plusieurs responsables de l'Etat de New York. Même si Steve Rattner ne semble pas cité personnellement comme responsable de malversation, il pourrait être poursuivi comme dirigeant de Quadrangle.

 

Cette affaire peut-elle briser la carrière de Steve Rattner auprès du président ? L'analyste Jonathan Berr, sur le site d'analyse financier 247WallSt.com, estime "pour le bien de tous, Rattner devrait abandonner sa carrière naissante au service du gouvernement".

 

Mauvais moment
  
Ces révélations tombent en tout cas mal pour Barack Obama. Les premières critiques sérieuses depuis son entrée en fonctions font en effet leur apparition outre-Atlantique. Du côté républicain, bien sûr, avec les habituelles attaques contre les impôts. Mais aussi de la gauche avec notamment les affirmations de Paul Krugman. Le prix Nobel d'économie 2008, de tendance néo-keynésienne, estime que le plan de relance de l'économie est trop timide et que l'administration d'Obama est encore trop liée avec Wall Street, notamment avec la présence d'anciens de la banque Goldman Sachs.

le 17 avril 2009 à 15:51
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4 Commentaires

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  • Franky, le 19/04/2009 à 09h43

    Pour florent, Franchement, tu es un peu court en vision. Ces propos sont tres schématiques et n'ont aucun interets

  • Fabrice, le 18/04/2009 à 17h42

    Attention!! les frères et soeurs américains de Ségolène sont à l'attaque aussi...AH LE POUVOIR...

  • DIDIER, le 17/04/2009 à 17h41

    Malgré les idées copiées par B.OBAMA sur celles de S.ROYAL celui-ci n'échappe pas aux critiques qui commencent à arriver. Décidemment il est facile d'extrapoler un dicton bien de chez nous qui dit que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. On peut dire sans crainte que ceux qui critiquent sont ceux qui ne sont pas aux manettes : comme leurs idées ne sont pas mises en application ils ne risquent rien de critiquer celles des autres. Pour l'heure l'opposition en France excelle dans cet exercice : pourquoi d'ailleurs s'en priveraient-ils ils peuvent être assurés que les moutons de Panurges ne sont pas qu'une fable.

  • Florent, le 17/04/2009 à 17h14

    Comment le dire pour rester politiquement correct ? "ça ne m'étonne guère", voilà. En France aussi, nous avons nos gauchistes amateurs de Rolex payés en pot-de-vins ...

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