Forces de police rassemblées autour du lieu d'une prise d'otages dans l'Etat de New York (3 avril 2009) © TF1/LCILe tueur qui a massacré 13 personnes vendredi avant de se donner la mort à Binghamton, dans l'Etat de New York, avait envoyé une lettre de justification de son acte à une télévision où il expliquait avoir une "pauvre vie" et affirmait être harcelé par la police.
"Je suis Jiverly Wong qui tue les gens", écrit l'homme de 41 ans d'origine vietnamienne dans cette lettre de deux pages rédigée dans un anglais approximatif et rendue publique par la chaîne News 10 Now de la ville de Syracuse, qui l'avait reçue lundi.
"Je ne peux pas accepter ma pauvre vie", poursuit-il dans la lettre qui n'a pas encore été authentifiée par la police. Datée du 18 mars, elle avait été postée le jour même du massacre de 13 personnes dans les locaux de l'American Civic Association (ACA), un centre d'aide aux immigrés de la petite ville de Binghamton, à quelque 200 km au nord-est de New York.
Il se sentait méprisé
Jiverly Wong y accuse des policiers en civil de l'avoir espionné, harcelé chez lui, de lui avoir volé de l'argent quand il dormait, d'avoir percuté sciemment sa voiture, "pendant dix-huit ans", quand il vivait en Californie puis dans l'Etat de New York. La lettre, écrite en caractères d'imprimerie, annonce: "je vais emporter au moins deux personnes avec moi quand je retournerai à la poussière", avant de conclure "Et bonne journée".
Au chômage, parlant mal l'anglais, se sentant méprisé, le tueur vivait en célibataire, avec ses parents et sa soeur dans la ville voisine de Johnson City. Vêtu d'un gilet pare-balle, muni de deux armes de poing et de nombreuses munitions, Jiverly Wong avait fait irruption vendredi dans une salle de classe de l'ACA et tiré sur les personnes rassemblées pour y apprendre l'anglais.
D'après agence
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