© Reuters / D. MercadoLe président bolivien, Evo Morales, s'est déclaré jeudi en grève de la faim. En cause ? Un retard législatif au Congrès susceptible de menacer la tenue des élections générales de décembre. "Face à la négligence d'un groupe de parlementaires néo-libéraux nous sommes obligés d'employer cette mesure" pour protester, a annoncé Evo Morales, qui s'est déclaré en grève de la faim avec des dirigeants du syndicat Central Obrera Boliviana, dans un document diffusé par la coalition de la majorité Coordinadora Nacional por el Cambio.
L'action survient alors qu'un vif débat au Congrès oppose la majorité et l'opposition sur l'approbation d'une nouvelle loi électorale. Celle-ci doit permettre la tenue d'élections générales en décembre, au cours desquelles Evo Morales tentera de remporter un nouveau mandat présidentiel, qui prolongerait ses fonctions jusqu'en 2015.
Un accord jeudi ?
L'action spectaculaire du président illustre le bras de fer constant au sein de la politique bolivienne, où le Mouvement vers le socialisme d'Evo Morales domine la Chambre des députés, mais l'opposition de droite contrôle le Sénat. Un équilibre au coeur des différends bloquant l'adoption de la loi électorale. Ceux-ci portent sur le registre électoral, le vote des Boliviens de l'étranger et le nombre de sièges réservés au Parlement à des minorités indigènes. L'opposition de droite craint que le parti au pouvoir ne manipule les conditions d'une large majorité législative.
L'annonce de Morales survient alors qu'une commission de haut niveau représentant les deux chambres était jeudi matin en consultations, avec quelque succès, pour rapprocher les positions. Un sénateur du parti au pouvoir a évoqué la possibilité d'un accord dans le courant de jeudi.
(D'après agence)
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