Obama : "Nous avons sept ou huit gros problèmes"

le 30 avril 2009 à 10h46 , mis à jour le 30 avril 2009 à 17h54

100 jours après son investiture, le président américain a donné mercredi soir une conférence de presse où il a promis de mener un combat "acharné" pour rebâtir l'Amérique.

[Expiré] obama conférence de presse © Reuters

Officiellement, la Maison-Blanche indiquait que le 100e jour de la présidence de Barack Obama était un jour comme les autres. Mais face aux nombreux bilans lancés par la presse américaine et mondiale, le président a sacrifié lui-même à l'exercice lors d'une conférence de presse retransmise en prime-time sur les grandes chaînes.
 
Une phrase pourrait résumer le message que le président a voulu faire passer : "ce n'est qu'un début".     "Nous avons pris un bon départ, Je suis ravi de nos progrès, mais je ne m'en satisfais pas", a-t-il expliqué, en se montrant délibérement optimiste alors que les effets de ses différents de plan de relance, validés en février, ne se font évidemment pas encore sentir -le nombre de chômeurs a augmenté d'environ deux millions depuis le 20 janvier. Pour éviter des déceptions trop rapides, il a donc répété une nouvelle fois que le pays n'était pas au bout des épreuves.

"Je ne peux pas simplement presser un bouton"
 
Barack Obama a notamment listé les différentes épreuves qu'il gère depuis sa prise de fonctions :   "Je ne m'attendais évidemment pas à la pire crise économique depuis la Grande dépression. Un président a en général deux ou trois gros problèmes, je pense. Nous avons sept ou huit gros problèmes. Je suis surpris par le nombre de questions capitales qui surgissent toutes au même moment", a-t-il admis. 
 
 Si on lui disait aujourd'hui que tout ce dont il aurait à se soucier, ce serait uniquement "l'Irak, l'Afghanistan, la Corée du Nord, faire adopter une réforme de la couverture santé, trouver comment assurer l'indépendance énergétique, trouver comment traiter la question iranienne et une fièvre pandémique, j'accepterais le marché", a assuré Barack Obama.  Mais il a souligné qu'il devait aussi s'occuper des ennuis des banques et de l'automobile. Il a reconnu ne pas pouvoir simplement "pousser un bouton pour que, d'un seul coup, les banquiers fassent exactement ce que je veux". 

Il a toutefois promis un effort "permanent et acharné" pour la reprise économique et la sécurité des Etats-Unis "dans les cent prochains jours, dans les cent jours d'après et tous les jours qui suivront". "

le 30 avril 2009 à 10:46
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10 Commentaires

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  • John Duff, le 04/05/2009 à 11h42

    En France,nos huit problemes se regleraient plus vite si les syndicats n'en avaient pas ajoute un neuvieme.

  • Chico, le 04/05/2009 à 11h11

    A savoir Obama reste l'éspoir mondial des présidents qui luttent pour leur pays et au bien global et non que pour leur propre interêt. Faut pas s'attendre à voir superman débarquer dans un monde laissé en ruine par les prédecesseurs, d'abord éffacer les erreurs du passé puis attendre son programme. Ce qui me surprend ce que les gens veulent tout tout de suite, donnez 1/3 du travail d'Obama à Mr. Sarkozy, y a longtemps qu'il aurai jeté l'éponge. Enfin, pour éviter que cela puisse arriver en France, évitez d'élir n'importe qui, et de vous en plaindre après ou de critiquer ceux qui essayent de faire en sorte que tout refonctionne correctement. Obama en force !

  • Americ, le 04/05/2009 à 09h59

    OBAMA tout beau, tout nouveau....mais rien de spectaculaire contre la crise...On aura tout le temps de voir si il est vraiment celui qu'on croit qui va sauver les USA...(Yes we can????)Nous pouvons seulement et seulement si DIEU veut.

  • Youssou, le 04/05/2009 à 00h59

    Bravo mister obama, sois fier de tes 100 jours, nous en sommes également

  • Thomas, le 01/05/2009 à 16h23

    Comme c'est étonnant cette complaisance.

  • Scaramouche, le 01/05/2009 à 00h58

    Je lui souhaite pleine réussite car je ne connais pas dans l'Histoire des présidents un homme qui a dû faire face à autant de challenges en même temps. Il va devoir faire des choix cornéliens et douloureux pour les siens. Bon courage Man ! Notre avenir dépend pour beaucoup de tes décisions.

  • Ericnyc, le 30/04/2009 à 23h58

    Alain, info: la ministre de la sante a ete confirmee hier. Il s'agit de Kathleen Sebelius, gouverneure du Kansas. Guantanamo n'a rien a voir avec la crise economique et sa suppression etait prevue, quant a GM, personne ici ne concoit les U.S. sans GM, donc je ne vois pas vraiment la societe tomber dans un quelconque precipice sans reprise. Quant aux dirigeants europeens dont Barack Obama s'inspirerait selon vous, j'espere qu'il n'en n'ait rien. On a pas vraiment besoin des idees (ou du manque d'idees d'ailleurs) de ces presidents !!!

  • Alain, le 30/04/2009 à 23h00

    A un moment où une épidémie envahit le monde, Obama n'a même pas encore désigné son directeur de la santé ! ! ! General Motors est au bord du précipice; le chômage augmente et le Président américiain ne semble pas avoir d'autres solutions que celles proposées par les dirigeants européens dont Sarkozy ! C'est vrai, il va supprimer Guantanamo, la belle affaire ! ! !

  • Jeremi, le 30/04/2009 à 15h57

    C'est toujours mieux que sarkozy

  • Nicolas, le 30/04/2009 à 12h18

    "Je suis fiert de ce que nous avons acompli" Oui, c'est à dire rien. Seulement 1/3 des équipes sont en place et a un moment ou a un autre il va devoir remuer des blessures douloureuses à savoir les questions exposées dans l'article mais aussi d'autres à venir.

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