Air Force 2 provoque la panique à New York, le 27 avril 2009 © TF1/LCILes New Yorkais avaient cru, il y a 10 jours, revivre le 11-Septembre... Le président américain Barack Obama a accepté la démission du directeur du bureau militaire de la Maison Blanche, dont dépend la flotte aérienne du président, après le survol de New York par un appareil présidentiel qui a réveillé la terreur du 11-Septembre, a annoncé la Maison Blanche vendredi. C'est la première démission d'un haut responsable de l'administration Obama. "J'ai conclu que la controverse entourant l'opération photo de la flotte aérienne présidentielle au-dessus de New York, avait rendu impossible pour moi le fait de diriger de façon efficace le bureau militaire de la Maison Blanche", a écrit Louis Caldera dans sa lettre de démission au président. La lettre, datée de vendredi, précise que cette démission sera effective le 22 mai.
Le 27 avril, un lundi matin, trois avions militaires américains, dont Air Force 2, l'un des Boeing 747 présidentiels, qui survolaient la ville à basse altitude non loin du site des attentats du 11 septembre 2001 avaient provoqué la panique et la fureur du maire Michael Bloomberg. "Il s'agissait d'une manoeuvre autorisée du département de la Défense destinée à faire des photos", avait par la suite expliqué un porte-parole de l'aviation fédérale américaine. Barack Obama ne se trouvait pas à bord de l'avion blanc et bleu, l'un de ceux utilisés par le président des Etats-Unis habituellement pour son transport, et ignorait tout de l'opération jusqu'à ce que l'affaire éclate, avait précisé la Maison Blanche.
Le maire de New York, Michael Bloomberg, s'était dit "fâché, et même furieux" et avait assuré n'avoir pas été averti. Le soir même, la Maison Blanche présentait ses excuses. "J'ai approuvé la semaine dernière une mission au-dessus de New York. J'assume la responsabilité de cette décision", avait déjà dit, dès lundi soir, dans un communiqué exceptionnel, Louis Caldera, qui a donc démissionné. "Si les autorités fédérales ont pris les mesures appropriées pour informer les autorités de l'Etat et les autorités locales de New York et du New Jersey, il est manifeste que cette mission a semé la confusion et le trouble", avait-il ajouté. "Je présente mes excuses et j'assume la responsabilité du désarroi que ce vol a causé." Mais Barack Obama, furieux, avait ordonné fin avril une enquête sur cette opération dans le ciel new-yorkais.
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