
Il sonde, il écoute, mais pour l'instant, rien. Le sous-marin nucléaire d'attaque français l'Emeraude a entamé ses opérations de recherche pour retrouver les boîtes noires de l'Airbus d'Air France, après dix jours consacrés à récupérer les débris de l'avion et les corps des 228 victimes du vol AF 447 Rio-Paris. Mais la localisation et la récupération des boîtes noires s'annoncent compliquée dans cette zone où les fonds peuvent atteindre jusqu'à 5.000 mètres de profondeur. Elles sont cependant cruciales pour tenter d'expliquer les raisons de la catastrophe, alors que l'enquête s'oriente vers une défaillance des sondes Pitot qui déterminent la vitesse de l'avion.
Crash Rio-Paris: les recherches vont reprendre
Le ministère des Transports a annoncé jeudi qu'une nouvelle phase de recherches destinée à retrouver l'épave de l'avion d'Air France, qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009 faisant 228 morts, allait être lancée en février 2011.
Publié le 25/11/2010
AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?
La zone où ont été localisés les enregistreurs du vol AF447 Rio-Paris pourrait indiquer que l'appareil a fait demi-tour avant le crash. Le BEA dit se garder de "scénarios prématurés".
Publié le 10/05/2010
Le document qui raconte les derniers instants de l'Airbus
LCI.fr a pu consulter les messages d'alerte envoyés par l'A330 d'Air France qui a disparu au large du Brésil. Ils décrivent, sous forme codée, le déroulement du drame.
Publié le 06/06/2009
Crash Rio-Paris : des familles poursuivent Airbus, Motorola et Intel
Les parents de huit des 228 victimes du vol Air France ont engagé aux Etats-Unis des actions contre le constructeur Airbus et plusieurs compagnies fabriquant les instruments de l'appareil.
Publié le 09/11/2009
41 corps ont été repêchés à ce jour par les Marines brésilienne et française. Aucun nouveau corps ou débris important n'a été récupéré mercredi. Le mauvais temps "n'a pas aidé" selon les secours brésiliens et les courants marins entraînent les débris de plus en plus loin, au large des côtes brésiliennes vers le Sénégal. Les recherches devraient durer jusqu'au 19 juin, date à laquelle il sera plus compliqué de retrouver des corps à des "distances acceptables" pour les avions et les bateaux brésiliens. Sur les 41 corps repêchés, seize ont été transportés de l'île de Fernando de Noronha à Recife en vue de leur identification formelle.
Airbus ne clouera pas ses avions au sol
Une flottille de six navires, dont la frégate française Ventôse, de 12 avions et hélicoptères brésiliens et de deux avions français, travaille sans relâche depuis le crash de l'Airbus, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, à récupérer en priorité les corps mais aussi tous les débris qui flottent dans l'océan. Pour aider aux recherches, la France a dépêché de gros moyens : outre l'Emeraude, sont attendus dans les prochains jours le navire amphibie Mistral et deux remorqueurs de haute-mer. Le navire de recherches océanographiques Pourquoi Pas doit également arriver prochainement sur les lieux, avec ses robots sous-marins qui seront chargés de récupérer les boîtes noires, si elles sont localisées.
Le Pentagone a également envoyé deux instruments d'écoute qui peuvent détecter les signaux émis par des boîtes noires à une profondeur allant jusqu'à 6.100 mètres. Le porte-parole de l'Etat-major français a expliqué mercredi que le sous-marin devait "débuter par une première zone de recherches de 20 (milles) nautiques sur 20 soit 36 km sur 36 qu'il doit couvrir en une journée". L'Emeraude, l'un des six bâtiments de ce type en service dans la Marine française, est spécialisé dans la détection sous-marine grâce à ses sonars ultra-sensibles.
Airbus maintient que ses sondes "sont sûres"
Dans l'attente des informations cruciales contenues dans les boîtes noires, l'enquête a mis en cause les sondes Pitot, même si elles ne peuvent pas à elles seules avoir provoqué le crash, selon les experts. Sous la pression des pilotes, dont certains menaçaient de refuser de voler, Air France a annoncé le remplacement dans les prochains jours de toutes les sondes de vitesse de ses Airbus A330. Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes sont parvenus à la compagnie le 29 mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, a précisé le directeur d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon. "Le programme de remplacement des sondes avait été lancé le 27 avril. Nous avions engagé ce programme car nous pensions que cela diminuait des incidents à caractère pas catastrophique", a-t-il expliqué. Mais le directeur général d'Air France-KLM dit ne pas être "convaincu" qu'elles soient la cause de l'accident. "C'est l'enquête officielle qui doit communiquer", a-t-il martelé. "Airbus maintient et ils ont raison que ses sondes sont sûres. Il est possible que les incidents de givrage se réduisent avec le nouveau type de sondes. Peut-être que cela n'apportera pas d'amélioration, on parle avec les enquêteurs à ce sujet", a-t-il ajouté.
Airbus a de son côté démenti vouloir clouer au sol sa flotte d'A330 et d'A340, qui sont des avions sûrs, a déclaré mercredi un porte-parole de l'avionneur européen. Il réagissait ainsi à un article du Figaro, qui affirme jeudi qu'Airbus "n'exclut pas une immobilisation de sa flotte de mille A330 et A340 pour changer les capteurs (de vitesse)". Les causes du crash n'ont toujours pas été établies mais, selon les termes du porte-parole du syndicat de pilotes SNPL, il y a un "faisceau de présomptions" montrant qu'une défaillance de ces capteurs était peut-être un facteur déclenchant de l'accident.
D'après agence
Les images du transfert des corps :
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