Air France "pas convaincu" de la reponsabilité des sondes

le 11 juin 2009 à 07h39 , mis à jour le 11 juin 2009 à 11h58

Dossier : Crash du vol Rio-Paris

Seize des 41 corps repêchés ont été transportés jeudi de l'île de Fernando de Noronha à Recife en vue de leur identification formelle.

Les corps des victimes du crash

Il sonde, il écoute, mais pour l'instant, rien. Le sous-marin nucléaire d'attaque français l'Emeraude a entamé ses opérations de recherche pour retrouver les boîtes noires de l'Airbus d'Air France, après dix jours consacrés à récupérer les débris de l'avion et les corps des 228 victimes du vol AF 447 Rio-Paris. Mais la localisation et la récupération des boîtes noires s'annoncent compliquée dans cette zone où les fonds peuvent atteindre jusqu'à 5.000 mètres de profondeur. Elles sont cependant cruciales pour tenter d'expliquer les raisons de la catastrophe, alors que l'enquête s'oriente vers une défaillance des sondes Pitot qui déterminent la vitesse de l'avion.    

  • Crash Rio-Paris: les recherches vont reprendre

    Le ministère des Transports a annoncé jeudi qu'une nouvelle phase de recherches destinée à retrouver l'épave de l'avion d'Air France, qui s'est abîmé en mer le 1er juin 2009 faisant 228 morts, allait être lancée en février 2011.

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    La zone où ont été localisés les enregistreurs du vol AF447 Rio-Paris pourrait indiquer que l'appareil a fait demi-tour avant le crash. Le BEA dit se garder de "scénarios prématurés".

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  • Le document qui raconte les derniers instants de l'Airbus

    LCI.fr a pu consulter les messages d'alerte envoyés par l'A330 d'Air France qui a disparu au large du Brésil. Ils décrivent, sous forme codée, le déroulement du drame.

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  • Crash Rio-Paris : des familles poursuivent Airbus, Motorola et Intel

    Les parents de huit des 228 victimes du vol Air France ont engagé aux Etats-Unis des actions contre le constructeur Airbus et plusieurs compagnies fabriquant les instruments de l'appareil.

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Plus d'infos

 
41 corps ont été repêchés à ce jour par les Marines brésilienne et française. Aucun nouveau corps ou débris important n'a été récupéré mercredi. Le mauvais temps "n'a pas aidé" selon les secours brésiliens et les courants marins entraînent les débris de plus en plus loin, au large des  côtes brésiliennes vers le Sénégal. Les recherches devraient durer jusqu'au 19 juin, date à laquelle il sera plus compliqué de retrouver des corps à des "distances acceptables" pour les avions et les bateaux brésiliens. Sur les 41 corps repêchés, seize ont été transportés de  l'île de Fernando de Noronha à Recife en vue de leur identification formelle.
 
Airbus ne clouera pas ses avions au sol
 
Une flottille de six navires, dont la frégate française Ventôse, de 12  avions et hélicoptères brésiliens et de deux avions français, travaille sans relâche depuis le crash de l'Airbus, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, à récupérer en priorité les corps mais aussi tous les débris qui flottent dans  l'océan. Pour aider aux recherches, la France a dépêché de gros moyens : outre  l'Emeraude, sont attendus dans les prochains jours le navire amphibie Mistral et  deux remorqueurs de haute-mer. Le navire de recherches océanographiques Pourquoi Pas doit également arriver prochainement sur les lieux, avec ses robots sous-marins qui seront chargés de récupérer les boîtes noires, si elles sont  localisées.
 
Le Pentagone a également envoyé deux instruments d'écoute qui peuvent  détecter les signaux émis par des boîtes noires à une profondeur allant jusqu'à  6.100 mètres. Le porte-parole de l'Etat-major français a expliqué mercredi que le  sous-marin devait "débuter par une première zone de recherches de 20 (milles) nautiques sur 20 soit 36 km sur 36 qu'il doit couvrir en une journée". L'Emeraude, l'un des six bâtiments de ce type en service dans la Marine  française, est spécialisé dans la détection sous-marine grâce à ses sonars ultra-sensibles.

Airbus maintient que ses sondes "sont sûres"

Dans l'attente des informations cruciales contenues dans les boîtes noires, l'enquête a mis en cause les sondes Pitot, même si elles ne peuvent pas à elles seules avoir provoqué le crash, selon les experts. Sous la pression des pilotes, dont certains menaçaient de refuser de voler, Air France a annoncé le remplacement dans les prochains jours de toutes les sondes de vitesse de ses Airbus A330. Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes sont parvenus à la compagnie le 29  mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, a précisé le directeur d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon.  "Le programme de remplacement des sondes avait été lancé le 27 avril. Nous  avions engagé ce programme car nous pensions que cela diminuait des incidents à caractère pas catastrophique", a-t-il expliqué. Mais le directeur général d'Air France-KLM dit ne pas être "convaincu" qu'elles soient la cause de l'accident. "C'est l'enquête officielle qui doit communiquer", a-t-il martelé. "Airbus maintient et ils ont raison que ses sondes sont sûres. Il est possible que les incidents de givrage se réduisent avec le nouveau type de sondes. Peut-être que cela n'apportera pas d'amélioration, on parle avec  les enquêteurs à ce sujet", a-t-il ajouté.

Airbus a de son côté démenti vouloir clouer au sol sa flotte d'A330 et d'A340, qui sont des avions sûrs, a déclaré mercredi un porte-parole de l'avionneur européen. Il réagissait ainsi à un article du Figaro, qui affirme jeudi qu'Airbus "n'exclut pas une immobilisation de sa flotte de mille A330 et A340 pour changer les capteurs (de vitesse)". Les causes du crash n'ont toujours pas été établies mais, selon les termes du porte-parole du syndicat de pilotes SNPL, il y a un "faisceau de présomptions" montrant qu'une défaillance de ces capteurs était peut-être un facteur déclenchant de l'accident.
 
D'après agence

Les images du transfert des corps :

le 11 juin 2009 à 07:39
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30 Commentaires

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  • A_European, le 18/06/2009 à 14h22

    UNE QUESTION DE MAINTENANCE Il est curieux que personne n'ait évoqué jusqu'à présent la possibilité d'une faille dans le procédure de maintenance au sol des pitots. Les contrôles nécessaires ont-ils été faits? S'est-on en particulier assuré que ceux-ci ne contenait pas d'eau accumulée en procédant à y injectant de l'air à haute pression? Il se pourrait bien que la conception des pitots soit moins en cause qu'une faille dans les contrôles requis préalablement au vol.

  • Patrick, le 17/06/2009 à 00h44

    Bonjour j'ai pensé à qq chose pour la recherche du secteur de crash de l'AIRBUS A330 ,il faudrait prendre les coordonnées latitude/longitude de l'endroit où l'on a retrouvé la dérive de l'avion et faire un calcul par rapport au moment où l'on n'a plus eu aucun contact avec l'avion et le sens des courrants,de cette faon on pourrait peut être retrouver plus facilement le point de crash ,quen pensez vous ?mais les enqêteurs on dû penser à cette solution avant moi ,tout du moins je l'espère??Toujours est il c'est qu'il ne reste plus que 2 semaines pour retrouver les boîtes noires...je suis très septique et vous ???

  • Monere, le 12/06/2009 à 15h33

    Il faut réunir tous les faits pertinets afin de baser son opinion sur une base solide. C'est le travail des enquêteurs. Il faut rester calme et résister aux tentations faciles de se faire une opinion par pure hâte et par souci de répéter ce que l'on entend dire de toutes parts. Une tragédie comme celle du vol 447 est occasionnée par une multitude d'incidents techniques ou de facteurs environnementaux qui se sont enchainées, se sont ajoutées les uns aux autres sans que chacun individuellement ne cause réellement la tragédie mais qui se conjuguent ou se multiplient pour la provoquer. C'est un peu comme un piéton qui marche sur un trottoir et qui glisse sur une pelure de banade et qui tombe sous les roues d,«une automobile veant à passer tout près au moment même de la chute. Quelle est la cause de la tragédie: celui qui a jeté la pelure de banane au sol , le piéton ou bien le conducteur de la voiture? La responsabilité se trouve un peu dans toutes les directions à la fois. Je crois que tous les accidents quels qu'ils soient ont de multiples origines monere

  • DIJON, le 12/06/2009 à 15h05

    Jacques de Bourges, pourquoi ces sondes etaient bonnes avant 2007 et plus depuis 2 ans/ N'y aurait il pas un changement de conditions de leur exploitation recmment qui a montre une faiblesse sur un parametre qui n'etait pas sollicite de la sorte auparavant? Bien entendu un tel accident est le resultat de nombreuses defaillances, l'enquete devrait pouvoir donner une bonne idee de ce qui c'est passe. soyons patient mais ces "pitots" qui gelent depuis 2 ans...et pas avant ca m'agace.

  • Raphael, le 12/06/2009 à 14h53

    On se fait mener comme d'habitude par le bout du nez, et les hauts responsables savent déjà tout de l origine de cet incident. C est quand même comique, car à chaque crash c est le même discours: "on en saura plus quand on aura les boites noires" et finalement quand on les retrouve, on ne sait toujours rien car il y a une autre excuse pour expliquer le contenu défaillant des boites noires. Et n'est-ce pas étrange qu'un sous-marin nucléaire, pouvant détecter des bruits ennemis à des centaines de km ne puisse pas détecter des bips de boites noires calibrées pour justement être repérées le plus facilement possible? Les baleines et les dauphins peuvent communiquer à des centaines de km et nos super sous marins ne détectent pas une balise à 4km?...je pense plutot que quand cela les arrange ils détectent, et dans le cas contraire ils invoquent le "relief sous marin...inaccessible"....alors que Jacques Piccard est descendu avec son sous marin il y a bientot 30 ans à 11'000 mètres dans la fosse des marianes...et que de nos jours, selon eux, seuls les robots peuvent aller si profond....Cherchez l'erreur. ..il y a trop d intérêts économiques en jeu en ces temps de crise pour que les vrais responsables nous donnent les vraies raisons. Le monde est ainsi fait....et c est malheureux pour toutes ces familles désemparées

  • Martine, le 12/06/2009 à 10h16

    Moi aussi je pense de plus en plus à un attentat.

  • Kurt, le 12/06/2009 à 09h18

    "On" a fait tomber cet avion : c'est clair et net ! Et pas seulement avec 1 kg d'explosifs mais une valise entière !

  • Airzarbi, le 12/06/2009 à 08h50

    Les accidents en particulier ceux d'avions, sont toujours la conséquence d'enchainements d'incidents, qui pris isolément sont sans gravité. Par exemple, une température trés basse en air sec est inoffensive. De même une averse de pluie à un température positive n'a, comme conséquence, qu' un bon lessivage. Mais si on conjugue, eau basse température, on obtient de la glace, auquel s'ajoute le phénomène de la solidification brutale, causé par la surfusion de l'eau. La glace, se dépose alors en couches épaisses sur les bords d'attaque des ailes, modifiant le profil aérodynamique et alourdissant l'appareil, pouvant bloquer les gouvernes, boucher les orifices de prise de pression, court circuiter les isolateurs des antennes radio. Que fait le dégivrage? Il est efficace quand il est possible d'anticiper, ce qui est généralement le cas. C'est un peu comme un chasse neige, il peut intervenir efficacement jusqu'à une certaine épaisseur de neige ensuite il est bloqué, il ne reste alors qu'a attendre le dégel, d'où la fermeture de certains cols l'hiver. Il est facile d'imaginer un avion, lesté de glace, commandes de vol bloquées, sans références anémométriques, ni communications radio. La situation peut très rapidement, devenir fatale, avec des phénomènes qui individuellement sont courants. Ce genre de cumul d'événements est rare, mais possible même de nos jours. Les incidents en cascades ont une autre caractèristique désagréable, celle de se mettre en un mode dont les effets se cumulent, le classique phénomène d'avallanche .

  • STEFANE69440, le 11/06/2009 à 17h54

    Nous ne serons jamais la vérité, seul les grands hommes qui la connaissent déja seront le fin mot de cette tragique histoire. Condoleances sinceres a tous les familles.

  • Spitz, le 11/06/2009 à 17h46

    Pour le sous-marin, pas besoin de descendre très profond..Dans l'eau les sons se propagent 4 fois plus vite que dans l'air et peuvent être perçus à très grande distance..un chant de baleine peut être capté jusqu'à 1000 km de distance. Les sous-marins trainent derrière eux une longue antenne composée de microphones qui leur permet d'écouter les bruits sous la mer - en mission militaire c'est comme cela qu'ils peuvent détecter en toute discrétion les navires ou autres sous-marins hostiles qui se trahissent par le bruit qu'ils rayonnent (bruit du moteur..)

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