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A son bord, 216 passagers et 12 membres d'équipage. Un Airbus A330 d'Air France, qui assurait la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles-de-Gaulle, a disparu des écrans radars lundi. Selon la compagnie aérienne, l'appareil aurait vraisemblablement été "foudroyé" au-dessus de l'Atlantique, ne laissant "aucun espoir" quant à d'éventuels survivants. Parmi les passagers, au moins 40 Français, selon le ministre en charge des Transports, Jean-Louis Borloo.
"L'avion est entré dans une zone orageuse avec de fortes perturbations qui a provoqué des dysfonctionnements", a expliqué précisé Air France. L'avion, dont l'équipage était expérimenté, le commandant ayant 11.000 heures de vol dont 1.700 sur Airbus A330/A340, a envoyé un message automatique faisant état d'une "panne de circuit électrique" à 2h14 GMT (4h14 à Paris), selon la compagnie. Dans un "dernier message, le commandant de bord annonçait des turbulences et après le contact a été perdu", a ajouté la même source.
"L'inquiétude des familles..."
Des deux côtés de l'Atlantique, des recherches ont commencé. Paris a sollicité l'aide du Pentagone. Ayant exprimé sa "très vive" inquiétude, le président Nicolas Sarkozy s'est rendu au PC de crise à Roissy en fin d'après-midi (Lire notre article). Il y a rejoint le ministre de tutelle des Transports Jean-Louis Borloo, le secrétaire d'Etat aux Transports et Bernard Kouchner. "L'hypothèse la plus tragique doit être sérieusement envisagée", a déclaré Jean-Louis Borloo. "Le drame paraît acquis", a-t-il dit sur LCI. "A l'heure où je vous parle, l'avion n'est certainement plus en vol, il n'a plus de réserve de pétrole", a renchéri Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général d'Air France. Pour le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, "toute hypothèse serait fausse et erronée".
Dans l'aérogare, un message était diffusé à l'attention des proches des passagers: "nous demandons à toutes les personnes qui attendent les passagers du vol AF447 de se présenter au comptoir à l'arrivée du terminal 2E". Air France a déclaré à l'AFP avoir "le regret d'annoncer la disparition du vol AF 447" et "partager l'émotion et l'inquiétude des familles concernées". Outre la quarantaine de Français, une majorité de Brésiliens, 25 Allemands, cinq Italiens, deux Libanais, six Danois et trois Marocains se trouveraient à bord. Selon Michelin, trois de ses responsables, dont une Française figurent sur la liste des passagers. Il y a 126 hommes, 82 femmes, sept enfants et un bébé.
La Bourse de Paris a immédiatement réagi: l'action Air-France KLM était en baisse de même que le titre de la BNP Paribas à la suite de rumeurs - démenties ensuite par une porte-parole de la banque - évoquant la présence d'un dirigeant (Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas ou Baudouin Prot, son directeur général) dans l'avion disparu. A l'intérieur de l'aérogare, sur les panneaux d'affichage, le vol AF447 entre Rio de Janeiro et Paris Charles-de-Gaulle était toujours mentionné en début d'après-midi comme "retardé".
Trois numéros d'urgence |
Trois numéros d'urgence pour les familles ont été ouverts : un numéro vert pour la France 0.800.800.812 et un autre pour l'étranger 00.33.1.57.02.10.55, par Air France, et le 0.800.174.174. par le ministère des Affaires étrangères, qui a activé son centre de crise. Une cellule de crise a également été mise en place à l'aéroport de Rio de Janeiro. |
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