Bernard Madoff © REUTERSLa sentence est tombée, ce lundi, dans l'affaire de la gigantesque escroquerie imaginée par le financier américain Bernard Madoff. Agé de 71 ans, l'homme d'affaire a été condamné à 150 ans de prison par un juge d'un tribunal de New-York. Il s'agit de la peine maximale requise pour son escroquerie de milliards de dollars qui a fait d'innombrables victimes. L'ancienne coqueluche des milieux financiers -qui a jonglé pendant trente ans avec les milliards de dollars confiés par des banques- des particuliers aisés ou des organisations caritatives, avait plaidé coupable le 12 mars des onze chefs d'inculpation, dont fraude, parjure, blanchiment d'argent et vol.
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De nombreux investisseurs français avaient investi dans la Sicav Luxalpha, au Luxembourg. Or cette Sicav était une victime de Bernard Madoff. La Tribune a eu accès à la liste des sociétés y ayant investi.
Publié le 12/12/2011
Affaire Madoff : le liquidateur réclame un milliard de dollars à BNP Paribas
Le liquidateur chargé de récupérer des fonds pour les victimes de l'escroc Bernard Madoff a porté plainte contre la banque française BNP Paribas, l'accusant de receler 975,46 millions de dollars placés par le fonds rabatteur Harley International, basé aux îles Caïman.
Publié le 04/11/2011
Madoff passe des jours paisibles en prison, comme un "chef de la mafia"
Condamné à 150 ans de prison, l'escroc américain raconte dans une lettre à sa belle-fille à quel point il est heureux de sa vie en prison, où il était traité "comme un chef de la mafia".
Publié le 21/10/2011
Les victimes de Madoff mettent la main sur 7 milliards
Les héritiers d'un milliardaire ayant profité de l'escroquerie montée par Bernard Madoff ont accepté vendredi de restituer 7,2 milliards de dollars pour régler les poursuites au civil.
Publié le 18/12/2010
Bernard Madoff, ses codétenus le vénèrent
Dans sa prison de Caroline du Sud, Bernard Madoff est une idole pour ses compagnons de cellule. Le financier escroc leur aurait même confié qu'il "emmerdait ses victimes".
Publié le 08/06/2010
Arrivé lundi au tribunal vers 10h, entouré de policiers et d'une horde de journalistes, Bernard Madoff, en costume impeccable, avait fait face calmement au juge qui a décidé de son sort. Le financier déchu a demandé pardon à ses innombrables victimes. "Je devrais vivre avec cette douleur le reste de ma vie (...) Je demande pardon à mes victimes. Je suis désolé", a-t-il dit peu avant que sa peine ne soit prononcée. "Je suis ici pour voir comment agit le système judiciaire face au plus grand voleur de l'histoire de l'univers", avait lancé devant le bâtiment du tribunal Michael De Vita, 59 ans, l'une des innombrables victimes de Madoff.
L'affaire Madoff n'est pas finie
Au total, selon les enquêteurs, 13 milliards de dollars ont été remis à Madoff et les pertes se chiffreraient entre 50 et 65 milliards, correspondant aux gains qu'auraient engendré les sommes prêtées si les intérêts avaient été réels. Le juge du tribunal du district sud de New York, chargé de son procès, a par ailleurs publié un mandat préalable autorisant la confiscation des biens de Bernard Madoff à hauteur de 170 milliards de dollars. Le financier a avoué n'avoir jamais investi un centime des sommes qu'il avait en portefeuille. Il avait monté un "schéma de Ponzi", une cavalerie financière qui consistait à rémunérer les investisseurs avec l'argent déposé par de nouveaux clients. Le système a fonctionné jusqu'au jour où les demandes de retrait ont explosé avec la crise de l'automne 2008.
Après le volet pénal, d'autres instances, civiles, l'attendent. Et l'audience ne permettra pas de connaître les montants à restituer: la justice se dit incapable de les chiffrer. Les procureurs ont demandé un délai de trois mois, au terme duquel la Cour ordonnera la restitution de l'argent) ou décidera qu'elle est impossible.
Sur le plan politique, la Maison blanche a estimé que la condamnation du financier véreux était un signal fort adressé aux investisseurs qui gèrent l'argent d'autrui. Robert Gibbs, porte-parole de Barack Obama, a ajouté que ce message serait largement et clairement entendu.
(D'après agences)
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