"Encore aucun lien établi" entre les sondes et le crash

le 11 juin 2009 à 13h26 , mis à jour le 11 juin 2009 à 21h00

Alors que 16 corps ont été transportés à Recife en vue de leur identification, le Bureau Enquêtes Analyses n'a encore établi de lien entre les Pitot et les causes du crash.

Air France A330 AF447L'armée récupère une pièce provenant de l'A330 d'Air France disparu © TF1-LCI

D'un côté, les recherches qui se poursuivent sur place pour tenter de retrouver les boîtes noires du vol AF 447. De l'autre, l'enquête qui tente d'expliquer les causes du crash, et qui s'oriente vers une défaillance des sondes qui déterminent la vitesse de l'avion. Jeudi, une porte-parole du Bureau Enquêtes Analyses a toutefois réaffirmé qu'il n'y avait "encore aucun lien établi" entre les sondes et le crash de l'appareil d'Air France entre Rio et Paris le 1er juin, à bord duquel se trouvaient 228 personnes. Elle a en revanche refusé de commenter un article du Figaro, paru jeudi, faisant état d'une éventuelle rupture de hublot de l'A330 accidenté, à la suite des dérèglements dans l'avion provoqués par les dysfonctionnement des sondes Pitot.

Sous la pression des pilotes, dont certains menaçaient de refuser de voler, Air France a de son côté annoncé le remplacement dans les prochains jours de toutes les sondes de vitesse de ses Airbus A330. Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes sont parvenus à la compagnie le 29  mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, a précisé le directeur d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon. Mais le directeur général d'Air France-KLM dit ne pas être "convaincu" qu'elles soient la cause de l'accident. "C'est l'enquête officielle qui doit communiquer", a-t-il martelé. "Airbus maintient et ils ont raison que ses sondes sont sûres. Il est possible que les incidents de givrage se réduisent avec le nouveau type de sondes. Peut-être que cela n'apportera pas d'amélioration, on parle avec  les enquêteurs à ce sujet", a-t-il ajouté.

Jusqu'à 5000 mètres de profondeur

Dans le même temps, le sous-marin nucléaire d'attaque français l'Emeraude sonde, écoute, à la recherche des boîtes noires de l'Airbus. Mais leur localisation et leur récupération s'annoncent compliquée dans cette zone où les fonds peuvent atteindre jusqu'à 5000 mètres de profondeur. Elles restent pourtant cruciales pour tenter d'expliquer les raisons de la catastrophe. Pour l'heure, 41 corps ont été repêchés par les Marines brésilienne et française. Jeudi, seize d'entre eux ont été transportés de l'île de Fernando de Noronha à Recife en vue de leur identification formelle. Mercredi, aucun nouveau corps ou débris important n'a toutefois été récupéré. Le mauvais temps "n'a pas aidé", selon les secours brésiliens, d'autant que les courants marins entraînent les débris de plus en plus loin, au large des  côtes brésiliennes vers le Sénégal.

Les recherches devraient durer jusqu'au 19 juin, date à laquelle il sera plus compliqué de retrouver des corps à des "distances acceptables" pour les avions et les bateaux brésiliens. En plus du sous-marin nucléaire français, une flottille de six navires, dont la frégate française Ventôse, de 12  avions et hélicoptères brésiliens et de deux avions français, travaille sans relâche depuis le crash de l'Airbus, dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Pour aider aux recherches, la France a dépêché de gros moyens : outre  l'Emeraude, sont attendus dans les prochains jours le navire amphibie Mistral et  deux remorqueurs de haute-mer. Le navire de recherches océanographiques Pourquoi Pas doit également arriver prochainement sur les lieux, avec ses robots sous-marins qui seront chargés de récupérer les boîtes noires, si elles sont  localisées.

Les images du transfert des corps :

 

(D'après agence)

le 11 juin 2009 à 13:26
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25 Commentaires

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  • Airzarbi, le 25/06/2009 à 14h43

    Encore des interventions de pseudo compétents en aéronautique, qui trouvent le salut dans l'existance du GPS. Je veux juste indiquer que le GPS, indique une position par rapport à un modèle mathématique de la terre, et par calcul donne une vitesse par rapport à cette terre thèorique. Pour piloter un avion on a besoin de la vitesse par rapport à l'air, afin de maintenir la machine dans son enveloppe de vol, est associé un variomètre qui indique en instantané si l'avion monte ou descend. Fonction de ces informations le pilote, peut agir sur la puissance et l'incidence ( valeurs interréagissant entre elles ), pour faire monter ou descendre l'avion. Selon la vitesse air il à la posssibilité d'agir sur les dispositifs hypersustentateurs, diminuant la vitesse de décrochage quand déployés. Je ne vois pas ce qu'un GPS vient faire la dedans en affichant une vitesse sol. Ces explications correspondent à une instrumentation traditionnelle et pilotage manuel. Le pilotage automatique repose sur les mêmes données de base.

  • Sandra, le 25/06/2009 à 13h43

    Je pense que ces encore un drame et que jamais l on sera la vériter que tout sera cacher ces vraiment affreux et sa ne donne vraiment pas envi d aller prendre l avion .

  • Aisen, le 20/06/2009 à 18h11

    Etant un agent de piste aeroportuaire je peux dire que les sondes ne sont pas les causes de cet accident tout simplement air caraibes ne les a jamais remplacer et jusqu'a présent il n'y a aucun probléme! Une piste n'est pas a écarté quand au personne s'occupant de l'avion car d'aprés ce que j'ai pu remarqué l'avion c'est écrasé une fois arrivé en pleine altitude une fois une certaine altitude le moindre petit chok sur l'avion assez profond peu faire que la carosserie se déchire a une telle rapidité que même les pilotes n'auraient rien pu faire !! Cela dit ce n'est pas une certitude mais une chose a vérifier.

  • Airzarbi, le 14/06/2009 à 09h23

    Edouard. La comparaison avec l'A340 de Toronto est réellement surréaliste. Dans un cas, il s'agit d'une phase d'atterrissage ratée, dans l'autre c'est en vol de croisière. En ce qui concerne Toronto, pour respecter les parties, on dira qu'il s'agissait la, de " facteurs humains " pour une grande part. Si vous avez lu les conclusions de l'enquète technique, on peut dire qu'il y a eu des décisions erronées, associées à des conditions météo exécrables. Personne ne l''obligeai à se poser imédiatement. " Trop vite , trop long ", et n'avoir pas décidé la remise de gaz, parait être une mauvaise appréciation des paramètres d'atterrissages . Mais comme on a l'habitude de dire : je n'étais pas dedans !

  • Coucou, le 12/06/2009 à 12h32

    Chere rachel les boites noires ne sont pas tombees dans votre jardin ,est ce que vous vous rendez compte de la surface a balayer alors que le materiel de recherche viens a peine d'arriver .Vous voudriez que tout soit fait avant de commencer

  • Rachel, le 12/06/2009 à 01h12

    Je trouve quand meme étonnant que rien n est pu etre fait plus tot,et pourquoi ces fameuses boites noires n on pas encore été retrouver,pour moi ca reste louche,oublions nous les familles des victimes?seraient on entrain de leur camoufler la vérité?....

  • JeanCharlesF, le 11/06/2009 à 23h16

    Edouard, que d'amalgames!!!! Ne peut-on pas laisser les experts faire leur travail et ne pas tirer de conclusion précipitée sans rien connaitre? De mémoire le vol de Toronto à pour cause une mauvaise évaluation de l'environnement de la part des pilotes (orage, pluie, prise de piste trop longue,..) Doit-on incriminer l'avion pour autant? Peut-on parler de catastrophe pour autant si ce n'est pour la compagnie la perte d'un avion et quarante blessé léger? Du discernement et laissons le temps au deuil, viendra l'enquête avec ces conclusions (très longue au demeurant)

  • Tacsman5, le 11/06/2009 à 23h09

    Julien Toulouse , le verdict des experts ahhahaah Arrête de rêver

  • Liliane, le 11/06/2009 à 22h24

    Je pense très fort aux familles qui viennent de subir un évènement tragique. J'espère de tout coeur que la cause de cet accident sera résolue pour que ces pauvres gens puissent faire leur deuil. Une grande pensée pour eux liliane05

  • Julien, le 11/06/2009 à 22h17

    Je ne suis pas vraiment surpris par rapport aux inquiétudes concernant la défaillance des sondes Pitot. En effet ce système a été inventé au XVIIIe siècle (1732) pour les bateaux à la base, il me semble normal par design que ces sondes se trouvèrent bouchées par le gel, indiquant des vitesses relatives (par rapport au vent) trop basses. Ainsi un vent d'orage de face beaucoup trop fort non signalé par ces sondes pourrait avoir causé la perte du vol AF447. Hypothèse plausible selon moi, mais attendons le verdict des experts et éventuellement des boîtes noires si les sous-marins déployés parviennent à les repérer. Tâche comparable à la recherche d'un sac à dos perdu quelque part dans les Alpes ...

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