L'armée récupère une pièce provenant de l'A330 d'Air France disparu © TF1-LCID'un côté, les recherches qui se poursuivent sur place pour tenter de retrouver les boîtes noires du vol AF 447. De l'autre, l'enquête qui tente d'expliquer les causes du crash, et qui s'oriente vers une défaillance des sondes qui déterminent la vitesse de l'avion. Jeudi, une porte-parole du Bureau Enquêtes Analyses a toutefois réaffirmé qu'il n'y avait "encore aucun lien établi" entre les sondes et le crash de l'appareil d'Air France entre Rio et Paris le 1er juin, à bord duquel se trouvaient 228 personnes. Elle a en revanche refusé de commenter un article du Figaro, paru jeudi, faisant état d'une éventuelle rupture de hublot de l'A330 accidenté, à la suite des dérèglements dans l'avion provoqués par les dysfonctionnement des sondes Pitot.
Sous la pression des pilotes, dont certains menaçaient de refuser de voler, Air France a de son côté annoncé le remplacement dans les prochains jours de toutes les sondes de vitesse de ses Airbus A330. Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes sont parvenus à la compagnie le 29 mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, a précisé le directeur d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon. Mais le directeur général d'Air France-KLM dit ne pas être "convaincu" qu'elles soient la cause de l'accident. "C'est l'enquête officielle qui doit communiquer", a-t-il martelé. "Airbus maintient et ils ont raison que ses sondes sont sûres. Il est possible que les incidents de givrage se réduisent avec le nouveau type de sondes. Peut-être que cela n'apportera pas d'amélioration, on parle avec les enquêteurs à ce sujet", a-t-il ajouté.
Jusqu'à 5000 mètres de profondeur
Dans le même temps, le sous-marin nucléaire d'attaque français l'Emeraude sonde, écoute, à la recherche des boîtes noires de l'Airbus. Mais leur localisation et leur récupération s'annoncent compliquée dans cette zone où les fonds peuvent atteindre jusqu'à 5000 mètres de profondeur. Elles restent pourtant cruciales pour tenter d'expliquer les raisons de la catastrophe. Pour l'heure, 41 corps ont été repêchés par les Marines brésilienne et française. Jeudi, seize d'entre eux ont été transportés de l'île de Fernando de Noronha à Recife en vue de leur identification formelle. Mercredi, aucun nouveau corps ou débris important n'a toutefois été récupéré. Le mauvais temps "n'a pas aidé", selon les secours brésiliens, d'autant que les courants marins entraînent les débris de plus en plus loin, au large des côtes brésiliennes vers le Sénégal.
Les recherches devraient durer jusqu'au 19 juin, date à laquelle il sera plus compliqué de retrouver des corps à des "distances acceptables" pour les avions et les bateaux brésiliens. En plus du sous-marin nucléaire français, une flottille de six navires, dont la frégate française Ventôse, de 12 avions et hélicoptères brésiliens et de deux avions français, travaille sans relâche depuis le crash de l'Airbus, dans la nuit du 31 mai au 1er juin. Pour aider aux recherches, la France a dépêché de gros moyens : outre l'Emeraude, sont attendus dans les prochains jours le navire amphibie Mistral et deux remorqueurs de haute-mer. Le navire de recherches océanographiques Pourquoi Pas doit également arriver prochainement sur les lieux, avec ses robots sous-marins qui seront chargés de récupérer les boîtes noires, si elles sont localisées.
Les images du transfert des corps :
(D'après agence)
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