Les recherches dans l'Atlantique pour retourver l'A330 d'Air France disparu le 1er juin 2009 © TF1-LCI |
| > Infographie : les opérations de recherche > Les images des recherches > Borloo : "que 29 jours" pour les boîtes noires > A 2h GMT, l'A330 signale des turbulences, puis silence radio |
Des "vestiges et petits débris" métalliques d'avion, "un siège d'avion". Les militaires ont vu également "des petites taches blanches, une bouée orange, un récipient" et des taches de kérosène... Le tout en haute mer sur "une frange de cinq kilomètres de débris d'avion". Selon l'état-major français, les débris trouvés par l'armée de l'air brésilienne (lire notre article) sont "une piste très sérieuse". Pour le ministre brésilien de la Défense, il ne fait même "aucun doute" que les débris sont ceux de l'A330 d'Air France disparu depuis lundi entre Rio de Janeiro et Paris, avec 228 personnes à bord (dont 73 Français et 58 Brésiliens).
D'où l'envoi de nombreux navires et avions sur place, dans cette zone, à 650 km au nord-est de l'île de Fernando de Norohna, où se trouve déjà au moins un navire marchand. Un autre cargo américain et deux autres français étaient déroutés pour participer aux recherches. Et le porte-parole de l'état-major, interrogé mardi soir sur LCI, a annoncé qu'un avion de patrouille maritime était déjà sur la zone, en attendant l'arrivée, prévue mercredi matin, d'un patrouilleur de la Marine brésilienne qui commencera les travaux de récupération.
Les boîtes noires trop en profondeur ?
Mais celui qui est très attendu, c'est le navire de recherche et d'exploration sous-marine "Pourquoi pas", qui dispose de deux robots sous-marins. Deux navires de la marine nationale, le TCD Foudre, et la frégate de surveillance Ventôse seront en outre dans la zone en fin de semaine. L'espoir est que le navire "Pourquoi pas" puisse sonder les profondeurs jusqu'à 6.000 mètres, où pourraient se trouver les boîtes noires de l'A330. Une mission ultra difficile, voire quasi impossible à de telles profondeurs (voir la vidéo).
C'est en tous cas une course contre la montre qui est lancée, comme l'ont souligné François Fillon et Jean-Louis Borloo mardi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, après une minute de silence des députés (voir la vidéo). Car "les boîtes noires sont le seul élément pour comprendre ce qu'il s'est passé. Et il ne reste que 29 jours", a expliqué Jean-Louis Borloo (voir la vidéo). Or "on n'a pas de plateau continental à cet endroit-là, donc les boîtes noires seront probablement dans des profondeurs extrêmes", a ajouté le ministre. Les boîtes noires sont conçues pour résister à la pression marine jusqu'à 6.000 mètres et émettre pendant un mois un signal, mais aucune n'a jamais été récupérée à de telles profondeurs, a toutefois expliqué le Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA). Si des corps venaient à être trouvés, ils seraient transportés par les navires sur place, puis pris en charge en hélicoptère et avion, a précisé mrdi soir le ministre de la Défense brésilien.
L'A330 aurait essayé de revenir en arrière
La localisation des débris, s'ils s'avèrent être ceux de l'A330, indiquerait que "l'appareil a essayé de virer à droite. Il se peut qu'il ait eu un problème et qu'il ait essayé de revenir à Fernando de Noronha", a encore dit le porte-parole de l'armée de l'air brésilienne. Au moment du dernier message automatique envoyé par l'Airbus, rendant compte d'une panne du système électrique et d'une dépressurisation de la cabine à 23h14 locales dimanche (2h14 GMT lundi), l'appareil passait à 820 km au large de l'île touristique de Fernando de Noronha et à 1.100 km de la ville de Natal, située sur la côte nord-est du Brésil. Les recherches s'étaient d'abord concentrées dans cette zone.
Outre les trois avions de patrouille maritime (deux Atlantique 2 et un Falcon 50) mobilisés, "un Awacs" (avion radar, ndlr) devait décoller. Le Brésil a mobilisé de son côté six avions, deux hélicoptères ainsi que trois navires qui faisaient route vers la zone où l'avion a disparu, à 1100 km de la ville de Natal, sur la côte nord-est du Brésil, et à 100 km de l'espace aérien du Sénégal. Les Etats-Unis ont envoyé un avion militaire d'observation et une équipe de sauvetage qui devait se joindre mardi aux recherches après que Paris a fait appel aux moyens du Pentagone pour aider à localiser l'appareil.
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