Le pilote meurt en vol, le co-pilote atterrit

le 18 juin 2009 à 17h46 , mis à jour le 18 juin 2009 à 22h57

Le pilote d'un vol Bruxelles-New York est décédé jeudi après-midi aux commandes de son appareil. Le co-pilote a réussi l'atterrissage.

avion newark pilote décédé en vol 18 juinL'avion de Continental Airlines, dont le pilote est décédé en vol, à son arrivée à New York. © TF1/LCI

 
> Le pilote meurt en vol

Evénement rarissime : le pilote du vol CF 61 Bruxelles-New York de la compagnie Continental est décédé jeudi après-midi aux commandes de son appareil, au milieu de l'Atlantique. Le co-pilote, aidé par un autre pilote en repos présent à bord du Boeing 777, a alors pris le contrôle, comme le prévoit son rôle. Après avoir obtenu la priorité sur tous les autres vols, il a réussi à atterrir sans encombre à l'aéroport de Newark, à 17h49, heure française. Agé de 61 ans, le commandant de bord est décédé d'une cause naturelle, probablement une crise cardiaque. Il travaillait depuis 21 ans pour Continental.

L'avion transportait 247 passagers plus les membres d'équipage. La plupart n'ont apparemment compris qu'à l'atterrissage qu'un événement grave s'était produit pendant le vol, d'une durée de plus de huit heures, à un moment encore non déterminé. "Nous n'étions pas au courant. Ils ont appelé un médecin en disant qu'il y avait une urgence", a indiqué un passager à la chaine de télévision NY1. C'était le cas. C'est donc le passager médecin qui a constaté la mort du pilote. "L'équipage s'est concentré sur le maintien du contrôle de l'appareil", a précisé Jim Peters sur la chaine de télévision NY1.

La mort d'un pilote en vol est un incident peu fréquent dans l'histoire aéronautique, mais c'est le second en peu de temps pour Continental Airlines. Le 21 janvier 2007, un avion de la même compagnie assurant une liaison entre le Texas et une station balnéaire mexicaine avait dû atterrir d'urgence alors que son pilote était victime d'un grave malaise. Le copilote avait pu faire atterrir l'avion qui transportait 210 passagers, et le pilote était mort à son arrivée à terre. Le 8 mai 2000, un avion des lignes taïwanaises China Airlines (CAL) avait dû faire demi-tour d'urgence lorsque son pilote, peu après le décollage, avait été victime d'une crise cardiaque. Le copilote avait fait atterrir l'appareil et le pilote était mort à son arrivée à l'hôpital. Le 12 mars 1997, le dérapage d'un Airbus A-320 de la compagnie Gulf Air à l'aéroport d'Abou Dhabi avait été provoqué par une crise cardiaque du pilote au décollage.

le 18 juin 2009 à 17:46
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

151 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Erdna, le 12/07/2009 à 00h53

    N'importe quoi! Un copilote est un futur cdt de bord,à partir du moment où il est sur le siège de droite et qu'il a ses trois galons il est capable de procéder à toutes les manipulations de l'avion. IL n'y a qu'une question d'expérience et d'ancienneté.

  • Elpadre, le 21/06/2009 à 18h00

    Du sensationnel quand les gens font leur travail : c'est vrai que, par les temps qui courent, faire son job est devenu un exploit... Les médias disent une nouvelle fois n'importe quoi. Ça lasse à la fin. Le copilote est un vrai pilote. Si l'appareil se pose en urgence, c'est pour tenter de porter secours au pilote. Mais nous faire croire que "l'on a frôlé la catastrophe" est parfaitement méprisant pour tous les co-pilotes qui assurent la sécurité de tous les avions en vol. Alors de grâce, messieurs et mesdames les journalistes, arrêtez de nous faire avaler des couleuvres et faites votre VRAI travail d'information...

  • Elpadre, le 21/06/2009 à 18h00

    Du sensationnel quand les gens font leur travail : c'est vrai que, par les temps qui courent, faire son job est devenu un exploit... Les médias disent une nouvelle fois n'importe quoi. Ça lasse à la fin. Le copilote est un vrai pilote. Si l'appareil se pose en urgence, c'est pour tenter de porter secours au pilote. Mais nous faire croire que "l'on a frôlé la catastrophe" est parfaitement méprisant pour tous les co-pilotes qui assurent la sécurité de tous les avions en vol. Alors de grâce, messieurs et mesdames les journalistes, arrêtez de nous faire avaler des couleuvres et faites votre VRAI travail d'information...

  • JULES, le 19/06/2009 à 18h02

    Bien pour le COPI ;Cela est dans ce cas d'urgence son utilite et devoir .Il est forme et entretenu en consequence.L'avion de ligne sans redondance n'est heureusement pas pour demain ,malgre les necessites de couts.

  • JULES, le 19/06/2009 à 18h02

    Bien pour le COPI ;Cela est dans ce cas d'urgence son utilite et devoir .Il est forme et entretenu en consequence.L'avion de ligne sans redondance n'est heureusement pas pour demain ,malgre les necessites de couts.

  • Pierrick, le 19/06/2009 à 16h24

    Le co-pilote atterrit ...c'est bien pour cela qu'il est la ! et que voulez-vous qu'il fasse d'autre? si le décollage est optionnel l'atterrissage est obligatoire! ce n'est pas parce qu'il est CO... qu'il est moins qualifié pour se poser.

  • Tolem, le 19/06/2009 à 15h39

    Avec la retraite à 67ans, c'est ce qui nous attend...mourir au travail.

  • PUKKI, le 19/06/2009 à 15h27

    Bravo au co-pilot sans lui on ne sais pas on ira tout ce monde pour revenir pieds sur terre...encore une fois mille BRAVO

  • Bio, le 19/06/2009 à 13h47

    Y à t'il un pilote dans l'avion????

  • Lahmar52, le 19/06/2009 à 13h32

    Bjr, Grâce au courage du copilote et l'équipage le pire a été évité, il aurait suffit d'une information maladroite de la part de l'équipage et tout balance! Bravo au copilote et à l'équipage en général...

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience