Le sous-marin français Emeraude participe depuis mercredi matin aux recherches des boites noires de l'appareil. © eTF1"Il faudra un sacré coup de chance puisqu'on ne dispose pas de la position exacte du crash mais ça mérite d'être tenté", avait prévenu l'état-major français. Qu'à cela ne tienne, le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Emeraude est arrivé mercredi matin sur la zone supposée du crash et a immédiatement commencé les recherches des boîtes noires de l'appareil dans l'Atlantique.
Outre le sous-marin, les cinq navires de la Marine brésilienne et la frégate française Ventôse, Le navire français
Pourquoi Pas , spécialisé dans l'étude des fonds sous-marins, doit arriver jeudi. Par ailleurs, deux instruments d'écoute prêtés par le Pentagone pour aider à localiser les boîtes noires sont arrivées au
Brésil mardi matin.
Quarante-et-un corps ont à présent été repêchés dans l'Atlantique, plus d'une semaine après la disparition du vol
Rio-Paris. L'identification des premières victimes a débuté mardi sur l'île de
Fernando de Noronha, à plus de 800 km de la zone du crash. Huit dépouilles du vol
AF447 disparu le 1er juin, avec 228 personnes à bord, ont été acheminés en hélicoptère. Un second aéronef est ensuite arrivé avec les huit autres corps repêchés pendant le week-end. Seize corps doivent être transportés mercredi après-midi par avion à
Recife, après avoir subi des expertises préliminaires d'identification. Commencera alors le difficile travail d'identification.
Les dents, une information capitale
Le dispositif d'identification fait appel aux dernières technologies de la police scientifique. Tandis que quatre gendarmes, embarqués sur le navire de recherche et d'exploration sous-marine Pourquoi pas, qui sera sur zone jeudi, seront chargés des constatations sur l'accident sur place, trois gendarmes et deux policiers français spécialisés ont été envoyés au Brésil pour aider à l'identification des corps. Interpol a annoncé de son côté qu'il aidera à coordonner cette identification, "dans la mesure où les victimes de cette tragédie étaient originaires de différentes parties du monde".
L'identification des cadavres consiste dans la collecte d'informations "post-mortem" tels que empreintes digitales, tatouages, implants chirurgicaux et radiographie dentaires ensuite comparés aux informations "ante-mortem" (dossiers médicaux et dentaires, empreintes digitales et ADN prélevés au domicile des victimes ou fournies par les familles), a expliqué Interpol. Cette phase "ante-mortem" est en cours en France "depuis une semaine" et a "bien avancé". Des ADN ont aussi été prélevés sur les familles, même si le recours à l'ADN "est une phase ultime à laquelle on a rarement recours", selon l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. "A 90%, un nom peut être mis sur un corps non décomposé à partir de la dentition par exemple".