Les premiers corps sont arrivés à Fernando de Noronha le 9 juin 2009 © ReutersEdition spéciale sur LCI.fr : cliquez ici
Le document qui raconte les derniers instants de l'Airbus
LCI.fr a pu consulter les messages d'alerte envoyés par l'A330 d'Air France qui a disparu au large du Brésil. Ils décrivent, sous forme codée, le déroulement du drame.
Publié le 06/06/2009

> A bord d'un Falcon à la recherche des corps et débris
> Les corps rapatriés, les premières analyses commencent
L'île se situe à plus de 800 km de la zone du crash. Huit dépouilles des victimes du vol AF447 disparu le 1er juin, avec 228 personnes à bord, sont arrivées mardi par hélicoptère sur l'île de Fernando de Noronha. Un second aéronef est ensuite arrivé avec les huit autres corps repêchés pendant le week-end.
Ces corps doivent tous subir des expertises préliminaires d'identification, avant d'être transportés par avion à l'Institut médicolégal de Recife, à environ 350 km de là, où le difficile travail d'identification commencera (voir la vidéo). Les Marines brésilienne et française, déployées sur la zone de l'accident du vol Rio-Paris, à environ 1.150 km de la côte, ont à ce jour récupéré 28 corps et des pièces importantes de l'avion, comme la dérive (dernier décompte de l'armée daté de mardi matin).
Les dents, une information capitale
Le dispositif d'identification fait appel aux dernières technologies de la police scientifique. Tandis que quatre gendarmes, embarqués sur le navire de recherche et d'exploration sous-marine Pourquoi pas, qui sera sur zone jeudi, seront chargés des constatations sur l'accident sur place, trois gendarmes et deux policiers français spécialisés ont été envoyés au Brésil pour aider à l'identification des corps. Interpol a annoncé de son côté qu'il aidera à coordonner cette identification, "dans la mesure où les victimes de cette tragédie étaient originaires de différentes parties du monde".
L'identification des cadavres consiste dans la collecte d'informations "post-mortem" tels que empreintes digitales, tatouages, implants chirurgicaux et radiographie dentaires ensuite comparés aux informations "ante-mortem" (dossiers médicaux et dentaires, empreintes digitales et ADN prélevés au domicile des victimes ou fournies par les familles), a expliqué Interpol. Cette phase "ante-mortem" est en cours en France "depuis une semaine" et a "bien avancé". Des ADN ont aussi été prélevés sur les familles, même si le recours à l'ADN "est une phase ultime à laquelle on a rarement recours", selon l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale. "A 90%, un nom peut être mis sur un corps non décomposé à partir de la dentition par exemple".
14 avions, dont deux français, et six navires, sont mobilisés. Outre les cinq navires de la Marine brésilienne et la frégate française Ventôse, le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Emeraude doit atteindre mercredi la zone pour entamer sa recherche des boîtes noires de l'appareil. Le navire français Pourquoi Pas doit en outre arriver jeudi et les deux instruments d'écoute prêtés par le Pentagone pour aider à localiser les boîtes noires sont arrivées au Brésil mardi matin.
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