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> Infographie : les opérations de recherche |
Les secouristes brésiliens ont récupéré jeudi les premiers débris provenant de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé lundi dans l'Atlantique. Un hélicoptère militaire brésilien Lynx embarqué à bord d'une frégate dépêchée sur zone pour participer aux recherches a ainsi collecté un coffre à bagages et deux gilets de sauvetage, a annoncé l'armée de l'air. L'équipage a également trouvé, flottant sur une mer agitée, des objets de couleur jaune, marron et blanc provenant, semble-t-il, de l'intérieur du biréacteur. Sitôt récupérés, ils devraient être expédiés en France, dont les autorités sont chargées de l'enquête sur la tragédie du vol Rio-Paris.
La traque des débris se concentre sur un rayon de 200 km à partir de la dernière localisation de l'Airbus, a indiqué le ministre de la Défense Nelson Jobim qui a souligné "qu'aucun corps n'a été trouvé", lors d'une conférence de presse à Brasilia. Alors que la disparition brutale de l'Airbus est toujours inexpliquée, le dirigeant brésilien a pratiquement exclu l'hypothèse d'un attentat, estimant qu'une explosion de l'avion était "improbable" en raison de la présence de carburant à la surface de l'océan.
Quel espoir de retrouver les boîtes noires ?
Près de 150 personnes participent aux recherches effectuées à partir des localités côtières de Recife et de Natal, ainsi que de l'archipel de Fernando de Noronha, où est installée la base des opérations, qui mobilisent des appareils brésiliens, français et américains. S'il y avait des survivants, ces derniers se trouveraient forcément à proximité des débris, a souligné un porte-parole de l'armée brésilienne, au cours d'un point de presse à Recife. "Dans ce cas, nous avons des hélicoptères capables d'envoyer des parachutistes avec des équipement de survie", a-t-il indiqué. Le militaire a également précisé que la récupération des débris serait interrompue au cas où des cadavres seraient retrouvés : "La priorité absolue sera donnée au transfert de ces corps sur la terre ferme".
Pendant que le Brésil s'efforce ainsi de repêcher les premiers éléments matériels qui pourraient faire progresser l'enquête, l'armée française poursuit ses propres recherches, avec moins de succès jusqu'à présent. Les avions militaires français déployés dans la zone de recherche n'ont pas encore détecté de débris susceptibles de provenir de cet appareil à la surface de l'Atlantique, selon l'état-major des armées à Paris. "Il y a eu des détections radar faites par un Awacs" mais le Falcon 50 qui a reconnu ces échos a déterminé "à chaque fois qu'ils ne correspondaient pas à des débris", explique le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck. Mais l'état-major note que "les opérations sont coordonnées, ce qui signifie que l'on n'est pas au même moment au même endroit". "Ce peut être une explication, je n'en ai pas d'autres pour le moment", explique Christophe Prazuck.
Mercredi, les recherches se sont encore intensifiées avec la mobilisation de douze avions brésiliens, français et américains, ainsi que de plusieurs navires, pour repérer les débris de l'appareil qui s'est abîmé à environ 1000 km de la côte brésilienne. La base opérationnelle avancée pour les recherches a été installée sur l'archipel de Fernando de Noronha, situé à 360 km de la côte et à 650 km de la zone du crash. La France a dépêché sur place son navire de recherche et d'exploration sous-marine Pourquoi pas afin de tenter de repérer l'épave et les boîtes noires. Mais malgré les moyens déployés, l'espoir de localiser ces enregistreurs de vol, qui seuls pourraient permettre d'acquérir des certitudes sur les causes de la catastrophe, paraît mince aux yeux des experts.
D'après agence
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