Un Awacs participant aux recherches © LCI![]() |
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La prudence, encore et toujours. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a tenu un nouveau point samedi sur l'enquête sur la disparition du vol AF447. La priorité reste la récupération des boîtes noires, mais le BEA a précisé n'avoir "absolument" aucune certitude pas que la balise soit toujours attachée à l'enregistreur.
Alain Bouillard, chargé de mission auprès du Bureau enquêtes et analyses, chargé de l'enquête technique française, a précisé samedi que l'Airbus avait envoyé 24 messages d'anomalie en moins de cinq minutes. Les messages d'anomalies, de pannes ou d'arrêt de système (ACARS) ont été envoyés par l'avion entre 2H10 et 2H14 UTC et le dernier message de position a été donné à 2H10 UTC. Les messages signalent plusieurs systèmes "en panne ou en arrêt" dont le système de pilotage automatique, selon Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA. Néanmoins, pour l'instant l'enquête n'établit pas de lien entre les différences de vitesse notées et les pannes ou arrêts de système. Les messages de pannes sont envoyés par l'avion même lorsqu'un système est arrêté "volontairement" par les pilotes, souligne le BEA.
Le Brésil admet s'être trompé
Lors du point du BEA, Météo France a précisé que "rien n'indique" que le vol ait rencontré sur son trajet "un amas orageux d'une intensité exceptionnelle" pour un mois de juin. Météo France a noté la présence d'un "cumulo-nimbus puissant", dont "la décroissance était toutefois déjà amorcée" avant que l'avion n'atteigne la zone supposée de son passage. Mais "on ne peut conclure au caractère exceptionnel" de la météo sur zone, explique Météo France, qui souligne que l'activité orageuse sur les côtes africaines par exemple était alors bien plus forte.
Sur place, les recherches se poursuivrent et continueront "jusqu'à une date à laquelle il sera humainement impossible de trouver quelque chose", des débris, des corps ou le moindre indice permettant de repérer précisément le lieu du crash de l'Airbus d'Air France. Mais un problème se pose désormais aux secours, plusieurs jours après le drame : les débris sont petits et la zone est grande. "Ces débris qui flottaient ont pu couler", explique l'armée. De nombreux objets repérés au cours des derniers jours sur une frange de cinq km, comme un fauteuil d'avion, des fils électriques et le revêtement intérieur de l'avion "ne sont plus visibles", notamment en raison des courants qui les ont dispersés.
"Nous n'allons pas taper au hasard"
Samedi, un avion radar - celui qui a repéré les premiers débris - partira de l'archipel de Fernando de Noronha pour passer au peigne fin la zone et transmettre les données recueillies. L'armée reconnait désormais que la possibilité de retrouver des survivants était "infime". Pour avoir un aperçu des opérations, des familles de victimes ont fait une visite de quelques heures à Recife. Ce groupe d'une dizaine de Brésiliens s'est entretenu avec "un pilote qui a participé aux recherches visuelles des débris".
Des moyens acoustiques prêtés par les Etats-Unis vont également être acheminés vers la zone. Trois types de moyens vont ainsi être déployés par la France : le navire de l'Ifremer, le sous-marin nucléaire et les outils acoustiques pour "couvrir le plus vite possible de façon systématique la plus grande surface possible", explique le BEA. "Nous n'allons pas taper au hasard", précise son directeur. La zone de recherches se situait à 100 milles nautiques à l'est de la dorsale médio-océanique où la profondeur des fonds sont estimés à 4.606 m.
D'après agence
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