Plusieurs dizaines de débris localisés

Par A.C. (avec agences), le 03 juin 2009 à 07h08 , mis à jour le 03 juin 2009 à 19h57

Un débris de sept mètres de diamètre pourrait être issu "d'une partie latérale de l'Airbus ou du fuselage". Une nappe de kérosène de 20 km a aussi été localisée.

Nappe de kérosène à la surface de l'Atlantique vue depuis un avion cherchant des débris du vol Air France (3 juin 2009)Nappe de kérosène à la surface de l'Atlantique vue depuis un avion cherchant des débris du vol Air France (3 juin 2009) © TF1/LCI

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  > Borloo : "que 29 jours" pour les boîtes noires
  > A 2h GMT, l'A330 signale des turbulences,
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Le "Pourquoi pas" a pris la mer. Le navire d'exploration sous-marine de l'Ifremer, qui se trouvait aux Açores pour une campagne océanographique, est en route vers la zone du crash de l'Airbus A330 d'Air France. Il ne devrait arriver que d'ici le 11 ou le 12 juin. Ce navire transporte un sous-marin spécialisé dans les recherches dans les grandes profondeurs, le "Nautile", et un robot, le "Victor  6000", qui peuvent tous les deux opérer jusqu'à 6000 mètres. Leur mission consistera à récupérer les boîtes noires l'appareil.

"Le gros enjeu est d'avoir sur place des systèmes pour repérer les signaux" des boites noires, a expliqué Pierre Cochonat, directeur adjoint des programmes à l'Ifremer. L'un de ces systèmes exploités par l'Ifremer, un "pinger" (sorte de sonar)  que l'on met dans l'eau et qui est capable de détecter le signal émis par la balise de la boîte noire, est actuellement à Toulon et va être envoyé au Cap  Vert pour être chargé à bord du bateau. "D'après les informations que nous avons sur la puissance et la fréquence  des balises, on ne peut les détecter qu'à environ 1.500 mètres dans l'eau. Donc  il faut qu'on descende notre pinger au bout d'un câble vers 2.000 ou 3.000  mètres compte-tenu de la profondeur de la zone", a précisé Pierre Cochonat.

L'enquête avancera, même sans boites noires

Pour autant, les chances de récupérer l'une ou toutes les boîtes noires sont minces. "On estime qu'on est probablement dans une zone à 3600-3700 mètres, il  faut savoir qu'on n'a jamais récupéré de boîtes noires à cette profondeur et que les courants sont puissants au fond, donc c'est une opération qui  sera extrêmement délicate" a déclaré mercredi sur RMC le ministre chargé des Transports,  Jean-Louis Borloo. Le BEA (1) a lui estimé "ne pas être d'un optimisme total" sur la possibilité de retrouver les boîtes noires. Mais, "ce n'est pas le seul outil" permettant de déterminer les raisons du crash, explique son directeur. "Nous déjà travaillé sans enregistreur" de vol. Si elles sont retrouvées et à condition qu'elles soient en bon état, cela permettrait cependant "d'avoir beaucoup plus d'informations". "Mais ne laissez pas croire à qui que ce soit que nous sommes devant la question suivante : si nous avons les enregistreurs, nous saurons ce qui c'est passé, si  nous ne les avons pas, nous ne saurons pas. C'est faux", a-t-il martelé. 

Une chose est sûre, les débris repérés dans l'Atlantique par le Brésil sont bien ceux de l'Airbus d'Air France. "Le doute n'est plus permis", a précisé mercredi l'état-major des armées à Paris. Lors d'une conférence de presse, le BEA a lui assuré sa totale transparence sur les informations receuillies lors de l'enquête. "Des experts d'Air France et d'Airbus vont être associés à l'enquête. Nous assurons que toute information sera communiquée, aux médias comme aux familles". A ce stade, "aucun élement ne laisse penser que l'avion avait un problème avant son départ" de Rio, a expliqué son directeur. "On ne sait pas aujourd'hui ce qu'il s'est passé. Tout ce qu'on peut dire ou entendre en ce moment est du domaine de la spéculation". Un premier rapport devrait être remis fin juin.

"Aucun espoir de retrouver des survivants"

Jean-Louis Borloo s'est lui attardé sur l'une des hypothèses évoquées pour expliquer le crash : la foudre. "Ce qui est clair c'est que le foudroiement a probablement existé, mais ce  qui est tout aussi clair c'est que le foudroiement il y en a souvent sur les  avions, cela ne peut pas expliquer en soi l'accident. Est-ce qu'on est entré dans une période de chocs climatiques d'une violence absolument extraordinaire? C'est une des questions qu'il va falloir se poser", a estimé Jean-Louis Borloo. Le gouvernement français n'écarte aucune hypothèse : "la thèse de l'attentat n'est pas écartée à ce stade. Il n'y a pas d'indice  pour l'instant d'un attentat. On ne peut pas l'écarter à 100%, mais nous n'avons  aucun indice" a-t-il ajouté.

Trois navires marchands ont été déroutés afin de participer aux recherches, notamment pour ramasser les débris flottant en surface. Une nappe de kérosène de 20 km a été repérée par un avion des forces aériennes brésiliennes ainsi qu'une dizaine de débris, dont une pièce "apparemment métallique" de 7 mètres de diamètre. Ce débris"pourrait être d'une partie latérale de l'Airbus ou du fuselage" mais aucune inscription Air France n'a été vue, a  précisé le pilote de l'avion ayant survolé la zone. En outre, les moyens pour retrouver des débris de l'Airbus ont été  "renforcés" mercredi avec un avion radar Awacs, a annoncé le commandant de la base aérienne de l'armée française à Dakar.

Mais "sauf miracle", vu la multitude de débris, "il n'y a strictement aucun espoir de retrouver des survivants", a affirmé à Paris une source proche de l'enquête judiciaire. "La présence éventuelle de survivants n'est même pas une hypothèse de  travail", a ajouté cette source. Les navires devraient être rejoints par un patrouilleur de la marine brésilienne, puis par une frégate et une corvette.

(1) Le BEA est l'organisme officiel français chargé des enquêtes techniques sur les accidents et incidents d'aviation civile.

Deux enquêtes bien distinctes

Deux enquêtes sur la disparition de l'A330 sont actuellement menées en  France. L'avion ayant disparu dans les eaux internationales, la convention relative à l'aviation civile internationale prévoit que c'est le pays où l'appareil a été immatriculé, en l'occurence la France, qui est chargé de l'enquête de sécurité.  Cette enquête a été confiée au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). "Le but de cette enquête est d'éviter d'autres accidents", a expliqué  mercredi Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA. Pour cela, le BEA peut émettre, comme il l'a fait dans le passé, des "recommandations" aux compagnies aériennes, aux constructeurs, à l'aviation  civile en général, pour tirer toutes les leçons de la catastrophe. En parallèle, une enquête judiciaire préliminaire, sous la houlette du  parquet, a été confiée à la Gendarmerie des Transports Aériens (GTA), appuyée  par l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN). Cette enquête préliminaire vise à identifier les victimes en collectant des  informations, comme des prélèvements ADN, auprès des familles des passagers, et  à pointer les éventuelles infractions pénales qui ont pu être commises. L'enquête préliminaire devrait "rapidement" laisser place à une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, plus à même de conduire une enquête  aux ramifications internationales. L'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy se situe sur la juridiction du parquet  de Bobigny mais celui-ci a été dessaisi mercredi de l'enquête au profit de celui de Paris en raison du lieu de résidence de plusieurs des victimes. 

Par A.C. (avec agences) le 03 juin 2009 à 07:08
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315 Commentaires

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  • Cleo1984, le 08/06/2009 à 01h48

    Je trouve que les français s'emballent trop vite, il faudrait déjà mener l'enquête en toute discrétion et donner des résultats sûre ensuite au lieu de sortir des hypothèses de tout genre, dans tout les sens (desructions en plein vol, kérosène dans l'océan, débris de soute à bagage etc ...)

  • Amelie, le 04/06/2009 à 23h15

    Je tiens avant tout à présenter mes sincères condoléance à tous ceux qui attendais l'arrivée d'un proche dans cet avion on peux les aider les soutenir moralement psychiquement mais la vrais douleur , la flamme personne ne la ressent comme il la ressentent eux disent que la vie continue après la mort

  • Athé, le 04/06/2009 à 20h46

    Dieu par ci,dieu par là ,vous pouvez pas arreter avec votre dieu,pensez aux familles un peu,je pense pas quelles soient en train de le remercier en ce moment!

  • Bace, le 04/06/2009 à 20h34

    Bonsoir je suis vraiment de tout coeur avec ses pauvres personnes qui ont ont perdu un menbre de leur famille m'est la chose ou qui va etres horrible a vivre c'est pour ses pauvres enfants qui ont perdu leur parent apres nous disons que l'avion est le plus sure a d'autre

  • Corinne, le 04/06/2009 à 19h20

    Pff

  • Corinne, le 04/06/2009 à 19h19

    Pour ne plus avoir d'accidents d'avion arreter les

  • Igor92290, le 04/06/2009 à 16h33

    Un jour, on saura "peu etre" la vrai véritié ...

  • Mariel, le 04/06/2009 à 16h19

    Mes sincères condoléances à toutes les familles, C'est toujours triste de voir de tel catastrophe, mais une question faut il vraiment en parler pendant des heures , pour le moment il n'existe aucune certitude de ce qu'il s'est réellement passé, imaginez vous à la place des familles , j'espère sincérement que les passagers n'ont pas souffert, pour répondre à certain oui l'avion reste le transport le plus sur, oui perdre autant de personnes en un vol est dramatique mais n'oubliez pas non plus que tous les jours des milliers de personnes meurent, je serais curieuse de savoir par jour le nombre de tué sur nos routes sans compter les maladies les guerres...mais là est une autre histoire...Maintenant la question la plus importante que tous le monde vas se poser c'est QUI est coupable ! c'est malheureux triste on a envie de crier sa colère se dire on arrive bien à aller sur la lune , et on ne retrouve pas ces boites noires ! Mais malheureusement ce sont des concours de circonstances , si l'avion etait partis avec 5 minutes de retard, si et si et si, des accidents arrivent tous les jours...Encore une fois mes sincères condoléances aux familles , je suis de tout coeur avec vous...

  • Zerkadris, le 04/06/2009 à 15h54

    Même s'il s'agit de la plus grande catastrophe d'Air France, je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles des victimes et plus particulièrement aux familles des marocains qui sont toujours sous le choc. Je me demande aussi puisqu'il y est une explosion "S'agit-il un acte terroriste? ou d'une défaillance technique? la réponse ne sera donnée qu'avec le retrouvaille des boites noires bien sûr. A présent, il n'ya ques des suppositions et des déductions techniques qui peuvent être loin de la vérité. ZERKADRIS, kenitra maroc

  • Valeonne, le 04/06/2009 à 15h45

    Une erreur humaine a l' interieur de l' avion a-t-elle pu causer des explosions en chaines ayant entrainées l' explosion totale de l' avion?

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