
George W. Bush a critiqué les décisions de son successeur Barack Obama en matière économique et de sécurité nationale, selon des propos rapportés par un quotidien américain qui ont immédiatement entraîné une contre-attaque de la Maison Blanche. Lors d'une visite à Erie en Pennsylvanie, même si l'ancien président américain s'est défendu de vouloir critiquer son successeur, il lui a pourtant réservé quelques piques. "Je sais que c'est le secteur privé qui va faire sortir le pays de la période économique que nous vivons", a-t-il dit devant un groupe d'entrepreneurs, dans une critique voilée de l'interventionnisme de l'administration Obama dans la sphère économique. "Vous pouvez dépenser votre argent d'une meilleure manière que le gouvernement ne le fait", a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent après la publication de deux sondages jeudi, NBC News/Wall Street Journal et New York Times/CBS News. Ils montrent un certain recul de la popularité de Barack Obama : 5 points de perdus en un mois. Les orientations de Barack Obama sur lesquelles les Américains sont les plus sceptiques sont l'intervention financière de l'Etat pour sauver Général Motors et sa décision de fermer Guantanamo d'ici à janvier. Plus d'un Américain sur deux y est opposé. Du coup, Georges W. Bush, jusqu'à présent réticent à critiquer Barack Obama en public, se lâche. Il a également évoqué le camp de détention de Guantanamo. "Je ne vais pas critiquer mon successeur", a-t-il affirmé, "je tiens juste à vous dire qu'il y a des gens à Guantanamo qui tueraient des Américains sans hésitation".
La Maison Blanche contre-attaque
Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, sans répondre directement aux propos de George W. Bush, a rétorqué jeudi par une critique cinglante de son propre bilan. "Je pense qu'il y a déjà eu un débat" sur les positions des uns et des autres, a-t-il dit. "Nous avons compté les points en novembre et nous avons gagné. Le président Obama a hérité d'une catastrophe économique, d'un chômage de masse, d'un énorme déficit, de banques insolvables, de constructeurs automobiles qui ont reçu des milliards de dollars et ont maintenu une stratégie qui les a obligés à revenir tous les trois mois demander plus".
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