Soupçons sur les capteurs de vitesse de l'Airbus

le 06 juin 2009 à 22h53 , mis à jour le 06 juin 2009 à 22h58

Dossier : Crash du vol Rio-Paris

Les sondes Pitot des avions sont des témoins clés de leur vitesse. Ce sont elles qui ont fourni les mesures incohérentes de vitesse constatées avant le drame.

avion Air France AirbusImage d'archives © DR

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  • AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?

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    Publié le 10/05/2010 AF447 : le Rio-Paris a-t-il fait demi-tour ?
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Les sondes Pitot, qui ont livré des mesures incohérentes dans le cas de l'A330 d'Air France disparu, permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol. Ces sondes, appelées aussi "tubes de Pitot", sont nées au XVIIIe siècle des recherches d'un physicien français, Henri Pitot. Chaque avion est doté de deux ou trois centrales aérodynamiques, équipées de calculateurs qui permettent d'établir trois paramètres : la vitesse de l'avion, son altitude, et la température extérieure, explique Patrick Magisson, membre du comité technique du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). Les valeurs présentées par chaque centrale doivent être cohérentes.

Les avions sont d'abord équipés de sondes anémométriques, qui prennent la forme de petites prises d'air placées sur le fuselage et qui calculent la pression atmosphérique, explique Air France. Les tubes de Pitot, eux, sont placés à l'avant de l'avion et calculent la pression "dynamique", c'est-à-dire celle à laquelle l'avion est soumis en traversant l'air. L'Airbus A330 en possède trois. La mesure de la vitesse de l'appareil est obtenue en calculant la différence entre la pression atmosphérique, statique, et la pression dynamique, ressentie par l'avion en vol. "La vitesse de l'avion est une des valeurs fondamentales pour le pilotage de l'avion. C'est elle qui le fait voler. Elle détermine son équilibre aérodynamique", explique Patrick Magisson.

Comment protéger les sondes en vol

Pour préserver ces précieuses sondes des conditions atmosphériques extrêmes rencontrées en vol, les ingénieurs les ont dotées d'une forme permettant d'éviter l'accumulation d'eau. Elles sont aussi réchauffées en permanence pour éviter la formation de glace. En outre, "les centrales sont conçues de telle manière que même si un des calculateurs ne fonctionne plus les autres ne devraient pas être affectés", souligne Patrick Magisson.

L'enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses a établi, à partir de messages envoyés par l'avion, "une incohérence des vitesses mesurées" par ces sondes, sans pouvoir l'expliquer ni la lier à des pannes de systèmes également détectées. Air France a pour sa part annoncé samedi qu'elle avait accéléré son programme de remplacement de sondes anémométriques sur ses A330 et A340, "sans préjuger d'un lien" avec l'accident.

D'après agence

le 06 juin 2009 à 22:53
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21 Commentaires

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  • Chrisvole, le 30/07/2009 à 10h33

    Il est car même surprenant que l'on puisse attribué l'accident aux sondes PITOT. En effet, ces sondes permettent de connaitre la vitesse air de l'avion. Je comprends que cela puisse être fatal à l'atterissage ou au décollage, car la vitesse est primordiale à ces altidudes, et de plus l'appareil se trouve près de sa vitesse de décrochage. Mais en croisière je ne comprends pas, car le pilote en cas de panne de sonde, doit avoir une appréciation à peu près correcte en fonction de la position des manettes de gaz , de sa vitesse. De plus il a une marge assez importante par rapport à la vitesse de décrochage. Si l'avion n'a plus assez de vitesse, il commence doucement à piquer du nez, le pilote comprends alors que sa vitesse est trop faible, et met des gaz. Et de là à ce que l'avion puisse piquer du nez brutalement sans pouvoir le rattraper, me paraît n'avoir aucun rapport avec les sondes de PITOT

  • A_European, le 18/06/2009 à 14h17

    UNE QUESTION DE MAINTENANCE Il est curieux que personne n'ait évoqué jusqu'à présent la possibilité d'une faille dans le procédure de maintenance au sol des pitots. Les contrôles nécessaires ont-ils été faits? S'est-on en particulier assuré que ceux-ci ne contenait pas d'eau accumulée en procédant à y injectant de l'air à haute pression? Il se pourrait bien que la conception des pitots soit moins en cause qu'une faille dans les contrôles requis préalablement au vol.

  • Pierre, le 12/06/2009 à 10h10

    On ne lit que des inepties ;manifestement chacun parle sans connaitre son sujet. Le silence serait beaucoup plus à propos; Pierre Tana

  • Dan, le 11/06/2009 à 17h44

    Avec tous les tubes de Pitot qui equipent chaque avion du plus petit au plus grand qui vole sur la planete , je pense que nous aurions eu depuis longtemps un nombre invraisemblable de crash.Le pilote sent tres bien s'il va vers une vitesse de decrochage . Ca peut paraitre simpliste, mais je pense que la carlingue de cet appareil a subi tellement de contrainte physique ,choc de la glace ,givrage etc. en traversant cette longue masse de cuma qu'il s'est dechiré et à explosé en vol. Beaucoup de pilotes doivent penser de la sorte en ce moment , j'ai vecu ça perso , mais heureusement ça a tenu bon .

  • Dan, le 11/06/2009 à 17h32

    Avec le nombre de tube de Pitot et avec en plus ,ceux de secours qui equipent chaque avion du plus petit au plus gros qui vole sur la planète, je pense que nous aurions eu depuis qu'il est mis en fonction un nombre invraisemblable de crash. Le pilote sent tres bien s'il va vers une vitesse de decrochage . Pour moi ,cet avion a tellement subi de contraintes , torsions diverses, paquets de glace , givrage en traversant cette zone de cumulo, baloté dans tous les sens ,qu'il s'est dechiré et à explosé en vol. ça parait simpliste , mais beaucoup de pilotes aurons la meme reflexion que moi , j'ai vecu ça moi meme une fois , mais heureusement ça a tenu bon ...

  • Pierre, le 10/06/2009 à 11h00

    Les tubes de Pitot sont connus depuis des années pour être à l'origine d'accidents d'avion. La chaîne télévisuelle National Geographic présente actuellement, en boucle, une série de films intitulée AIR CRASH où sont reconstitués et analysés en détail, des accidents graves des vingt dernières années. Dans un cas, des tubes de Pitot avaient été bouchés par des guêpes maçonnes pendant une longue immobilisation de l'avion aux Caraïbes. Dans un autre, un orifice de tube de Pitot avait, lors d'un entretien et par précaution, été bouché avec un scotch argenté qui avait été laissé en place ensuite ; le commandant de bord faisant le tour de l'avion n'avait rien remarqué. Dans chaque cas, quelques douzaines de victimes. On frémit. La fonction des tubes de Pitot est de permettre aux pilotes de connaître en permanence non seulement la vitesse de l'avion mais son altitude, son assiette et son inclinaison. Sans ces informations les systèmes de pilotage automatique sont dans l?impossibilité de gérer quoi que ce soit. Quand les pilotes repassent en pilotage manuel, ce qui apparemment n'est pas toujours possible, ils se trouvent eux-mêmes dépourvus de ces renseignements essentiels et pilotent en aveugle, sans horizon artificiel et sans certitude sur l'altitude, la pente et la vitesse. Pierre, Périgny-La Rochelle

  • Lili, le 10/06/2009 à 00h52

    Laisser faire les enqueteurrs leur boulot!!!!! c'est tout

  • A314159, le 09/06/2009 à 15h46

    Sans aller jusqu'à dire que les ingénieurs en aéronautique et les pilotes soient des idiots, ces derniers ne privilégient-ils pas trop la mesure directe de l'écoulement de l'air à l'aide des tubes Pitot et de leurs dérivés ? Si la multiplication de capteurs identiques diminue la probabilité d'un problème, l'utilisation de techniques différentes semble plus radicale ; les méthodes indirectes utilisées par les équipages à partir des données GPS pourraient être automatisées au moins pour entretenir une vitesse-air probable, indépendante des capteurs Pitot. Je comprends que les ingénieurs en aéronautique soient plutôt conservateurs : un système qui a fait ses preuves est plus rassurant qu'une nouveauté, même plus performante, et qui peut présenter des vices cachés. Mais il faut bien reconnaitre que les avions modernes volent de façon différente, (avec plus d'informatique) ce qui entraîne à la fois des contraintes et des possibilités plus diverses au niveau des capteurs. La seule bonne nouvelle, c'est qu'apparement il existe des capteurs plus fiables et que les compagnies se décident à les utiliser.

  • Marcel, le 09/06/2009 à 11h23

    Le gps donne une vitesse sol , l indicateur de vitesse de l avion donne une vitesse air vitesse essentielle pour le vol de l avion.de plus en haute altitude la plage de vitesse operationelle est reduite le tout dans le f i t front inter tropicale avec son givrage orage courant ascendant et degueulante violent sans pilote automatique sans reference de vitesse air on peu garder une puissance donnee pour une incidence donnee mais dans un air calme et a cette altitude envol manuel degrade peu helas arrive a la conclusion de ce vol.mais ceci n engage que moi

  • Cormoran06, le 09/06/2009 à 09h04

    Cair deBarbottan, votre suggestion est fascinante. Comment peut-on ne pas y avoir pensé avant ? Les ingénieurs aéronautiques et les pilotes seraient-ils des idiots ? Hélas, la mise en pratique de votre "innovation" ne peut se faire que... dans le B.D. et souligne votre ignorance des lois de la physique en la matière et du milieu hostile dans lequel évolue un aéronef. Ben voyons ! Y a qu'à ! En tant que pilote professionnel, je peux vous dire que cette "idée-rêve" est complètement surréaliste et terriblement attendrissante. Par ailleurs, j'ai la terrible douleur de vous apprendre qu'un moyen de transport, quel qu'il soit, permettant d'emmener ses passagers en "toute sécurité" n'existe pas. Eh oui, le risque zéro n'existe pas. Même en marchant (système au demeurant très au point), on peut se casser la figure ! Allez. Bonne journée.

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