Barack Obama, en conférence de presse, le 22 juillet 2009 © Reuters
La controverse raciale a été relancée aux Etats-Unis par l'interpellation d'un professeur de Harvard, également ami du président américain. Barack Obama avait critiqué mercredi l'attitude, "stupide" selon lui, de la police de Cambridge, dans le Massachusets, après l'interpellation, le 16 juillet par le sergent James Crowley, du professeur Henry Louis Gates, accusé de troubles sur la voie publique. Face à la controverse suscitée par ses propos, le président américain a déclaré vendredi qu'il aurait dû peser davantage ses mots et tente à présent d'apaiser les esprits.
La police avait reçu un appel d'un voisin affirmant qu'un homme semblait en train d'entrer par effraction dans une maison. Gates, qui revenait d'un voyage à l'étranger, était rentré chez lui par la porte arrière parce que la serrure de la porte avant était grippée. La police a expliqué que l'universitaire était devenu agressif lorsque le policier s'est présenté. Obama, qui a reconnu ne pas être au courant de "tous les faits", avait estimé mercredi dans une conférence de presse que la police de Cambridge avait "agi de façon stupide", en arrêtant devant chez lui Gates, un ami de longue date. "Le président Obama a dit que l'intervention du département de police de Cambridge était stupide et il a lié l'événement à une tradition de contrôle au faciès en Amérique", a rappelé lors d'une conférence de presse le sergent Dennis O'Conor, président de l'Association des officiers de police de Cambridge.
"J'aurais pu choisir mes mots autrement"
Obama, premier président métis des Etats-Unis, avait souligné que les Noirs et les membres d'autres minorités ont tendance à être contrôlés plus fréquemment par la police que les Blancs. Il a déclaré vendredi, après s'être entretenu par téléphone avec le sergent Crowley et avoir proposé de l'inviter ainsi que le professeur Gates pour prendre une bière à la Maison blanche, qu'il aurait dû mieux peser ses mots. "Parce que cela a été monté en épingle, et à l'évidence j'ai contribué à le faire monter en épingle, je tenais à dire que par mon choix de mots je pense avoir malheureusement donné l'impression que je stigmatisait le département de police de Cambridge et le sergent Crowley en particulier, et j'aurais pu choisir mes mots autrement", a dit le président américain.
(D'après agence)
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