Image d'archives © TF1-LCILa collaboration franco-brésilienne sur l'enquête de la catastrophe du vol AF447 Rio-Paris n'est pas sans poser problème. Dernier rebondissement dans cette coopération mouvementée : une différence de systèmes légaux empêche la transmission aux magistrats français du résultat des autopsies réalisées au Brésil. Selon un haut magistrat français qui n'a pas souhaité être identifié, les autorités brésiliennes refusent de transmettre leurs conclusions portant sur 51 corps retrouvés dans l'océan Atlantique car elles n'ont pas encore ouvert d'enquête judiciaire mais seulement une procédure administrative. "De leur point de vue, ils ne peuvent donc pas faire d'entraide judiciaire", a expliqué ce magistrat à des journalistes. En France, les enquêtes judiciaire et administrative se déroulent en parallèle.
Le document qui raconte les derniers instants de l'Airbus
LCI.fr a pu consulter les messages d'alerte envoyés par l'A330 d'Air France qui a disparu au large du Brésil. Ils décrivent, sous forme codée, le déroulement du drame.
Publié le 06/06/2009
Des gendarmes mandatés par deux juges d'instruction se sont rendus à Recife, au Brésil, où se trouve l'institut médico-légal chargé des examens, qui ne sont cependant toujours pas versés au dossier français, plus d'un mois après l'accident dans lequel 228 personnes ont trouvé la mort le 1er juin. Ces examens médico-légaux sont importants dans cette enquête où les éléments matériels pour déterminer les causes de l'accident de l'Airbus A330 d'Air France ne sont pas nombreux. Lors d'une conférence de presse le 2 juillet, les responsables français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête administrative, s'étaient étonnés de ne pouvoir avoir accès aux autopsies.
L'armée brésilienne a arrêté les recherches
Ce n'est pas la seule divergence entre la France et le Brésil, puisque si l'armée de l'air et la marine brésiliennes ont arrêté les recherches en mer le 26 juin, l'armée française les continue toujours. L'espoir est ténu de retrouver les boîtes noires de l'avion, qui gisent par plusieurs milliers de mètres de fond, dans une chaîne montagneuse. Elles enregistrent les conversations des pilotes et les données techniques du vol. "Sans les boîtes noires, on est dans la conjecture, pas même dans l'hypothèse scientifique", a dit le magistrat français. La date du 10 juillet a été évoquée par le BEA pour la fin des recherches.
Se fondant sur l'examen de débris, le BEA a conclu que l'avion ne s'était pas disloqué en vol mais avait heurté l'océan à l'horizontale en perdant de l'altitude à grande vitesse. L'hypothèse d'une défaillance des sondes Pitot mesurant la vitesse de l'avion, un défaut déjà constaté, ne peut être retenu pour l'instant, faute d'élément concret, estime le BEA.
(D'après agences)
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