Simulation de la pratique du "waterboarding" © TF1/LCIPour l'administration Bush, les cas de tortures pratiquées par des employés de la CIA entre 2001 et 2004 dans des prisons secrètes contre des présumés terroristes, notamment en Irak en Afghanistan, ne méritaient pas de poursuites judiciaires. Les dossiers ont été enterrés.
Mais, lors de son arrivée à la tête du ministère de la Justice de l'administration Obama, Eric Holder a été choqué en apprenant que les allégations mentionnaient des cas de morts de détenus et d'autres cas de torture physique et morale. Il a alors demandé au bureau d'éthique de son ministère de se pencher sur le sujet et de lui livrer son avis. Selon le New York Times, la recommandation du bureau est sans ambigüité : il souhaite la réouverture d'une douzaine de dossiers afin qu'un procureur lance des poursuites judiciaires.
Perceuse
Selon la presse américaine, qui a dévoilé une partie d'un rapport déclassifié que le ministère de la Justice doit publier lundi soir, des interrogateurs de la CIA ont pratiqué des simulacres d'exécution en faisant croire à un détenu qu'un autre prisonnier venait d'être tué dans la pièce attenante. Ils auraient également tenté d'impressionner Abdi al Rahim al Nasir, un chef d'Al-Qaïda, avec un pistolet braqué sur sa tempe et une perçeuse. Par la suite, il a été l'un de ceux soumis au "waterboarding", la simulation de noyade.
Un porte-parole de la CIA indique que la recommandation du ministère n'a pas encore été transmise à l'agence de renseignements.
Création d'une unité d'élite |
En pleine polémique sur les tortures de la CIA, Barack Obama a approuvé lundi la création d'une nouvelle unité d'élite dépendante de la Maison-Blanche qui sera chargée des interrogatoires de suspects de terrorisme. Elle sera basée dans les locaux de la police fédérale américaine (FBI) mais sera supervisée par le Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...





