La quête des boîtes noires va reprendre

le 31 août 2009 à 10h54 , mis à jour le 31 août 2009 à 11h51

Deux phases de recherches ont déjà été menées, mais sans succès, et le crash de l'Airbus d'Air France qui faisait la liaison Rio-Paris reste toujours officiellement inexpliqué.

af447 avion air france disparu recherches atlantique © TF1-LCI

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, un Airbus A330 d'Air France faisant la liaison Rio-Paris s'abîmait dans l'océan Atlantique avec 216 passagers et 12 membres d'équipage. Il y avait notamment 58 Brésiliens et 72 Français à bord. Trois mois après le crash, les causes exactes du drame restent toujours inconnues. Tout au plus le BEA a-t-il estimé qu'une défaillance des sondes Pitot qui mesurent la vitesse de l'appareil était "un élément, mais pas la cause" de l'accident.

Paul-Louis Arslanian, le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses, chargé de l'enquête technique sur le crash, a dû reconnaître lundi ce manque de résultat en s'exprimant une nouvelle fois devant des journalistes, réunis par l'Association des Journalistes de la Presse Aéronautique et de l'Espace. Mais il a aussi annoncé que les recherches des boîtes noires de l'AF447 devaient "reprendre à l'automne".

"Ne pas passer à côté de nouveaux indices"

Sans succès, une première phase de recherches acoustiques des enregistreurs de vol avait pris fin mi-juillet, date à laquelle leurs balises devaient cesser d'émettre. Une deuxième phase avait ensuite été menée par le Pourquoi Pas, un navire de l'Institut français de la recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), avec deux véhicules de plongée, le sous-marin Nautile et le robot Victor. La profondeur des fonds et la taille du périmètre de recherches, que Paul-Louis Arslanian compare à la superficie de la Suisse, ont été régulièrement citées comme les principales difficultés auxquelles les enquêteurs ont été confrontés.

La troisième phase, destinée à localiser l'épave de l'avion, devrait mobiliser de nouveau plusieurs moyens sous-marins. "Il ne s'agit pas d'avoir seulement des promesses pour l'argent. Il faut savoir qui va contribuer financièrement et comment", a souligné Paul-Louis Arslanian. Le directeur du BEA a aussi indiqué que la France compte élargir à de nouveaux pays la troisième phase de son enquête sur les causes de l'accident du vol Rio-Paris "de façon à amener un maximum de dimension internationale et à saisir toutes les chances de ne pas passer à côté de nouveaux indices".

Soupçons et sondes remplacées

Pour l'heure, et sur la foi des soupçons de défaillance des capteurs de vitesse, Air France-KLM a annoncé le 31 juillet le remplacement prochain sur ses A330 et A340 d'une partie des sondes de vitesse Pitot fabriquées par Thales par des modèles conçus par le groupe américain Goodrich.   Airbus, constructeur de cette famille d'appareils et principale division du groupe européen EADS, a recommandé à ses clients d'équiper les A330 et A340 d'au moins deux capteurs de vitesse Goodrich sur trois. De son côté, l'Agence européenne de la sécurité aérienne a recommandé l'interdiction du plus ancien des capteurs de vitesse Thales, lequel équipait l'A330 du vol AF447.

Paul-Louis Arslanian a également annoncé que le BEA avait reçu lundi les enregistreurs de vol de l'A310 de la Yemenia. L'appareil s'est abîmé le 30 juin au large des Comores avec 153 personnes à son bord dont 65 Français. Seule une adolescente franco-comorienne a survécu à l'accident.

D'après agence

le 31 août 2009 à 10:54
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11 Commentaires

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  • Stan, le 31/08/2009 à 20h27

    Elle peuvent montrer les causes du crash mais émettent-elles encore un signal, même faible ?

  • Soso, le 31/08/2009 à 19h34

    Les balises n'emettent plus mais ils conaissent la zone ou il faut les chercher, si large soit elle je pense qu'il faut continuer.

  • Den, le 31/08/2009 à 17h21

    Par combien de profondeur suppose t-on que cet avion repose? on a bien retrouvé le titanic et le bismark avec en plus des position certainement plus aléatoire que les plans de vols d'aujourd'hui. Toutes mes condoléances aux familles.

  • Eric - PPL-VFR, le 31/08/2009 à 14h09

    Non non Nicolas, Barcelone, vous n'y êtes pas. La technologie a évolué. (Re)lisez le rapport d'accident du Concorde AF4590. Il y a une description assez précise de ses enregistreurs et ils consistaient en 4 cartes électroniques identiques et redondantes. Une seule était encore exploitable,et elle a permis au BEA de mieux comprendre ce qui s'était passé - MDP et bonne rentrée à tout le monde!

  • Mayou, le 31/08/2009 à 13h23

    Merci a vous tous.Vos réponses sont rassurantes et surtout trés cordiales.Bien a vous.Mayou

  • Nicolas, le 31/08/2009 à 12h58

    Ces balises contiennent les infos sur des supports magnétiques qui ne sont pas vraiment ce que l'on fait de mieux niveau durée de vie. C'est une abération complète.

  • Rene, le 31/08/2009 à 12h52

    Reponse à mayou:OUI ! si elles sont en bonne etat .

  • Marc, le 31/08/2009 à 12h44

    @Mayou : Non, elles n'emettent plus rien du tout ! Saif erreur de ma part. Mais on peur détecter du métal, avec des capteurs fait pour ! On peut mettre aussi des robots automatisés. Y a pas les signaux émis. Cordialement !

  • Steph, le 31/08/2009 à 12h29

    Oui elles peuvent encore dire quelque chose mais elles n'emettent plus de signal.

  • Soph, le 31/08/2009 à 12h29

    Mayou > Oui c'est juste qu'au bout de 30 jours les balises qui sont attachées aux boites noires n'émettent plus, donc c'est juste super dur de les retrouver au delà de ces 30 jours, mais si ils les retrouven demaint, leur contenu sera exploitable de la même manière que si elles avaient été repêchées le premier jour!

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