Le tueur de Virginia Tech n'avait pas inquiété les psys

Par Djs (d'après AFP), le 21 août 2009 à 09h37 , mis à jour le 21 août 2009 à 09h48

Les services psychiatriques du campus avaient perdu toute trace du passage en leur sein de l'auteur du pire carnage perpétré aux Etats-Unis. Trente-deux personnes avaient été méthodiquement exécutées en 2007.

TF1/LCI : L'étudiant sud-coréen à l'origine du massacre de l'université de Virginia Tech dans une vidéo envoyé à la chaîne NBC (19 avril 2007)L'étudiant sud-coréen à l'origine du massacre de l'université de Virginia Tech dans une vidéo envoyé à la chaîne NBC (19 avril 2007) © TF1/LCI

Cho Seung-Hui, 23 ans, était un compagnon de chambre inquiétant. Le genre de type à parler de suicide à coups de lames de rasoir et à harceler une étudiante par boîte mail interposée. En novembre et décembre 2005, il s'entretient avec les psychologues de l'université de Virginia Tech, en Virginie, où il réside. Ses consultations se limitent à deux entretiens téléphoniques, puis il passe une nuit à l'hôpital où on lui recommande de faire un suivi sur une base volontaire, une démarche qu'il ne fera jamais.

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    Publié le 25/07/2011 Tuerie de masse : les précédents
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La suite, on la connaît. Le 16 avril 2007, le Sud-Coréen abat au petit matin deux étudiants dans un dortoir, se rend dans un bâtiment du campus où se tiennent des cours, en condamne les issues avec des chaînes puis exécute méthodiquement 29 personnes avant de se donner la mort.

"Le personnel a agi de façon adéquate"
 
"Des sautes d'humeur (...) sans pensée de suicide ni d'homicide." Voici ce qu'écrivaient fin 2005 les psys dont les comptes-rendus médicaux avaient été égarés par l'université jusqu'il y a peu. Ils sont réapparus en juillet au domicile d'un ex directeur du centre d'aide psychologique de l'université et ont été mis en ligne mercredi sur le site internet du campus à la demande des parents de Cho.
 
"Ce patient est très résistant à toute discussion sur ce qu'il ressent (...)  Il nie toute pensée suicidaire", relève un des rapports où lui a été prescrit un tranquillisant. Dans un questionnaire, Cho dit être déprimé depuis deux ans surtout au cours "d'interactions sociales". Il reconnaît des épisodes d'angoisse "constamment, quand il doit parler aux gens". Les autorités académiques considèrent que ces compte-rendus montrent que le personnel du centre d'aide psychologique "a agi de façon adéquate (...) et offert un traitement" à Cho.

Par Djs (d'après AFP) le 21 août 2009 à 09:37
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2 Commentaires

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  • Fifi, le 21/08/2009 à 12h27

    En général,quelqu'un de fou est ingérable et imprévisible.Donc les psy ne peuvent pas prévoir carnages et autres massacres,faudrait arreter de mettre la faute sur les psy,voila c est mon avis.

  • Mamienou, le 21/08/2009 à 10h36

    Les psys. n'ont pas la science infuse. Ils sont faciles à berner, la preuve tous les jours dans les faits divers, de dingues qui tuent parce que le psy s'est trompé dans son diagnostique, ou qu'il a cru le patient guéri , ou parce que celui ci l'a roulé dans la farine.

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