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Un sursis pour le condamné à mort martyrisé


le 19 septembre 2009 à 10h03
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3min
[Expiré] [Expiré] peine capitale couloir de la mort injection létale

Crédits : AFP

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AmériquesIl avait passé deux heures à attendre que l'équipe chargée de son exécution parvienne à trouver une veine pour lui administrer l'injection mortelle. En vain.

Allongé dans la chambre d'exécution, il a vécu le martyre deux heures durant. Sans mourir, faute de veine apparente où lui administrer l'injection létale. Ce calvaire, c'est celui vécu mardi par Romell Broom, un condamné à la peine capitale dans une prison de l'Ohio, aux Etats-Unis.
 
Selon l'avocat de cet homme de 53 ans condamné en 1984 pour l'enlèvement, le viol et le meurtre d'une adolescente, l'équipe chargée de sa mise à mort a tenté près de 20 fois de trouver une veine utilisable. "Dans le bras, les jambes, partout", a souligné Timothy Sweeney à l'AFP. Le condamné "a essayé de les aider mais c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer", a encore raconté le défenseur. La scène s'est déroulée sous le regard de quatre journalistes et de trois membres de la famille de la victime. Romell Broom a ensuite été ramené dans sa cellule.

Il avait survécu à la chaise électrique
 
Vendredi, un juge fédéral lui a octroyé un sursis de 10 jours. Son avocat compte réclamer qu'il échappe à la peine capitale, car selon lui une deuxième tentative violerait la constitution en lui infligeant un traitement cruel.
 
La procédure d'injection mortelle de l'Ohio a déjà fait l'objet de critiques à plusieurs reprises. Depuis 2006, deux détenus ont dû attendre plus d'une heure que l'équipe trouve une veine dans laquelle introduire les trois produits conduisant à la mort: un sédatif, un produit paralysant les muscles et un autre arrêtant le coeur. Mais, selon des spécialistes, un seul autre détenu à ce jour est retourné vivant dans sa cellule aux Etats-Unis. C'était en 1946 en Louisiane. Il s'agissait d'un jeune noir, Willie Francis, qui avait survécu à la chaise électrique.

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  • V** : Martyrisé ? La sentence a été donné, toutefois sa victime qui nous dit peut être qu'il est pardonné depuis. Dieu s'est ce qu'il a à faire.

    Le 14/10/2009 à 13h17
  • Le Docteur : Pour moi, ils ont eu l'occasion de faire justice, maintenant il doit vivre.

    Le 29/09/2009 à 10h22
  • Aulora : Vaste sujet que la peine de mort... D'un côté, Damien de Champigny a raison : Qui sommes nous pour juger et condamner un autre être humain à mort ? Mais de l'autre, il ne faut pas oublier sa victime et l'horreur indescriptible qu'elle a vécu, pendant son viol et son assassinat... C'est difficile de faire la part des choses lorsque l'on est pas confronté à cela... La peine de mort est un sujet qui fâche encore de nos jours... Hélas ! Et puis nous sommes en France alors chacun a le droit de s'exprimer sans que nous portions de jugements !

    Le 22/09/2009 à 22h55
  • Albert : Ce qui est hallucinant, ce n'est pas tant qu'il soit condamné à mort, ou même qu'il n'ait pas de veine assez grosse pour une injection. Le plus hallucinant, c'est qu'on fasse attendre 25 ans les détenus avant l'exécution.

    Le 21/09/2009 à 09h07
  • érin : Damien champigny j'espère pour vous que jamais vous n'aurez a subir la perte d'un enfant dans de tel condition. mitterant a aboli la peine de mort en 81 mais je serais curieuse du résultat si il y avait un référendum aujourd'hui. si je vous comprends bien il faudrait donc avoir de la compassion pour un assassin encore vivant et qui en plus coute cher a la société en l'occurrence les citoyens américains plutôt qu'aux parents de la jeunes fille qui pleure tous les jours leur enfant. ça ma laisse dubitative toutefois je respecte votre choix c'est votre liberté mais laisser les autres aussi penser différemment sans vouloir les culpabiliser. cet homme a fait un choix il y a 25 ans a chacun de prendre ces responsabilités et d'en assumer les conséquences pas de chance pour lui il est dans l'Ohio !

    Le 21/09/2009 à 02h17
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