Rafale, sous-marins, TGV... Sarkozy veut tout vendre

le 07 septembre 2009 à 06h24 , mis à jour le 07 septembre 2009 à 07h50

Le chef de l'Etat est arrivé à Brasilia pour une courte visite d'Etat, dont l'objectif est principalement de ficeler la vente de 36 avions Rafale.

Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva à BrasiliaNicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva à Brasilia © LCI

Nicolas Sarkozy est arrivé dans la nuit au Brésil, pour une courte visite d'Etat au cours de laquelle il espère enfin ficeler, à défaut de pouvoir l'annoncer, la première victoire très attendue à l'étranger de l'avion de combat français Rafale. Invité d'honneur lundi des festivités de la fête nationale brésilienne, Nicolas Sarkozy s'est déplacé sans son épouse Carla. Il a été accueilli par son homologue  Luiz Inacio Lula da Silva, qui l'a immédiatement conduit à sa résidence pour un  dîner privé. Présenté du côté français comme le "temps le plus important en substance" du  séjour, ce premier rendez-vous doit permettre aux deux hommes de passer en revue  l'essentiel de leur ordre du jour, notamment l'appel d'offres lancé par le  Brésil pour la fourniture de 36 avions de chasse.

  • Bataille de com autour du Rafale

    La vente de 36 appareils français au Brésil pourrait-elle être remise en cause par la campagne lancée par les concurrents de Dassault ? L'avionneur français a lancé la contre-attaque médiatique.

    Publié le 13/11/2009 Bataille de com autour du Rafale
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A quelques semaines du verdict attendu d'une compétition acharnée qui porte  sur un contrat d'environ 4 milliards d'euros, le Rafale de Dassault fait figure de favori devant le Gripen du suédois Saab et le F/A-18 Hornet de l'américain Boeing. Pour séduire le géant sud-américain, qui souhaite développer sa propre industrie de défense, la France a consenti dans son offre des transferts de  technologies jugés "sans précédent" et compte désormais sur les liens privilégiés noués entre les deux chefs d'Etat pour emporter la mise. "Entre le Brésil et la France, il ne s'agit pas d'une relation de  fournisseur à client, mais d'un partenariat", a affirmé Nicolas Sarkozy dans un  entretien paru dimanche dans le quotidien O Globo. "Et si nous voulons faire  ensemble, c'est parce que nous partageons les mêmes valeurs et une même vision  des grands enjeux internationaux", a-t-il insisté. Le président Lula s'est montré sensible à ces arguments en laissant paraître  sa préférence pour l'avion tricolore. "La France s'est montrée le pays le plus  flexible pour le transfert de technologie", a-t-il confié mercredi,  "évidemment, c'est un avantage comparatif exceptionnel".

Cap sur Paris dès lundi soir
 
Malgré ce coup de pouce, l'entourage du chef de l'Etat, échaudé par les  précédents échecs du chasseur français à l'export, reste d'une prudence extrême  et s'est refusé à anticiper une éventuelle annonce pendant sa visite. "Nous envisageons l'avenir de l'appel d'offre brésilien avec sérénité", a pour sa part déclaré un porte-parole de Dassault. A défaut de Rafale, Nicolas Sarkozy formalisera les contrats conclus en décembre,  lors de son précédent séjour brésilien, pour la fourniture de quatre sous-marins  d'attaque Scorpène, de 50 hélicoptères de transport militaire et la fabrication  d'une coque de sous-marin nucléaire. D'un montant estimé à 8,5 milliards d'euros, ces commandes constituent le  "plus gros contrat militaire" jamais signé par le Brésil, a titré dimanche le quotidien Folha de Sao Paul, pronostiquant que les Rafale devraient  "probablement" s'y ajouter.
 
Nicolas Sarkozy compte également pousser les entreprises françaises qui se  battent pour décrocher des contrats sur le marché brésilien, comme celui de la  ligne TGV entre Rio de Janeiro et Sao Paulo. Il sera d'ailleurs accompagné à Brasilia d'une escorte de patrons de grandes  entreprises (EADS, Safran, Alstom, GDF Suez, Dassault), qui lanceront la semaine  prochaine avec les Brésiliens un "groupe de haut niveau" chargé, selon l'Elysée,  de "préparer la prochaine étape du partenariat". Lundi matin, il doit assister à la traditionnelle parade de la fête  nationale avant un nouvel entretien avec Lula et une conférence de presse. Après  une visite du chantier du tramway de Brasilia, confié à Alstom, puis une brève  rencontre avec la communauté française, il remettra le cap sur Paris.

D'après agence

Sarkozy bon pour le service

Nicolas Sarkozya passé un test d'effort samedi à l'hôpital du Val-de-Grâce qui s'est révélé tout aussi normal que les autres examens passés depuis son malaise de fin juillet, a-t-on appris lundi de source proche du chef de l'Etat. "Tous les examens sont normaux", a-t-on indiqué de même source. Le chef de l'Etat avait été hospitalisé 24 heures après avoir été victime d'un malaise lors d'un jogging.

le 07 septembre 2009 à 06:24
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41 Commentaires

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  • Doumdoum, le 29/09/2009 à 19h03

    Il a raison car c'est le top

  • Doumdoum, le 29/09/2009 à 14h53

    Gardons notre savoir?la vente de tout ses equipement finiras par se retourner contre notre industrie

  • Bobotte, le 25/09/2009 à 09h42

    Pour Domi de Annecy : les rafales sont bien fabriqués en France ...pour l'instant !! pour Michel de Asnieres : un peu plus de détails sur le cout des nombreux déplacements de notre président et de sa suite SVP

  • Havane, le 08/09/2009 à 11h54

    C'st bien pour les Rafales et les gens qui en vivent: c'est évident Mais j'ai presque l'impression que l'on frise des instincts de prostitution pour pouvoir vendre à tout prix quitte à dévoiler des avancées technologiques en matière d'armement au détriment des intérêts souverains de la Nation. Cela n'est pas du tout rassurant Mr Sarkozy mais j'ose espérer que les Autorités savent ce qu'elles font.

  • La truie qui file, le 07/09/2009 à 22h39

    Transfert de technologie , autrement dit la vente des avions assortie des secrets de fabrication comment appele t'on cela quand c'est fait par un homme d'affaire : espionnage , haute trahison ... de la part du president francais cela semble un marche remporté à n'importe quel prix mais quel sera le prix réel à terme "tranfert de technologie" au detriment de la nation ? le demantelement de l'industrie francaise de pointe ...

  • Arthur, le 07/09/2009 à 18h19

    C'est aussi la crise de l'ortographe chez Dassault.

  • Marko, le 07/09/2009 à 18h17

    C'est juste du trafic d'armes , je te vends des rafales et je t'achete des avions " de guerre " !!!! AVEC l'argent des Français..... comme d'hab ! Ce président ne vaut vraiment rien ....il commence a y en avoir ras le bol

  • Domi, le 07/09/2009 à 17h56

    Pour jp et fanfan , je travail chez dassault aviation , les rafale sont fabriqués en france et pour nous c'est une chance si sarko vend des avions , parce que chez nous c'est la crise aussi comme tout le monde , et si il nous signe des contrat ca sera bien grâce a lui et toute la politique étrangere qu'il aura fait depuis des années

  • Robert, le 07/09/2009 à 17h10

    Les ouvriers et employés des diverses entreprises françaises qui vont profiter de ces contrats doivent se réjouir de voir un Président aller au charbon pour vendre non pas la France comme certains idiots peuvent le dire, mais les Produits Français. Cela compense et au delà, le coût du déplacement.

  • Hr, le 07/09/2009 à 17h02

    Plus de souci à se faire notre VRP national est sur place, il est vrai que les déplacements auront coutés plus chers que les sois-disants contrats que l'on pourraient obtenir, mais ce n'est pas la première fois , ni la dernière que l'on nous aura joué cet air, lorsqu'ils sont sur place , ils sont persuadés d'avoir décroché des contrats pharamineux , le seul hic c'est que les mois passent et que ces contrats ne sont jamais finalisés. Mais ne dévoilons pas la réalité , on nous prendrais pour des gauchistes.

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