Le meurtrier d'Annie Le pourrait être l'un de ses collègues de travail de l'université de Yale. La police a annoncé jeudi avoir arrêté et inculpé un technicien de laboratoire, soupçonné d'avoir assassiné l'étudiante en médecine dont le corps a été retrouvé derrière une cloison dimanche. Raymond Clark, 24 ans, a été arrêté après que la police eut comparé ses empreintes génétiques à celles retrouvées dans le laboratoire de la faculté de médecine de Yale où le corps de l'étudiante de 24 ans a été retrouvé. Il devrait être transféré au commissariat central de la ville sous peu, a indiqué le chef de la police James Lewis lors d'une conférence de presse. La police s'est toutefois refusée à dire si l'ADN de Raymond Clark correspondait à celui retrouvé dans le laboratoire.
La dépouille de Annie Le a été retrouvée dimanche dissimulée dans une cloison qui avait été dévissée, puis revissée. Selon la police scientifique, l'étudiante d'origine vietnamienne est morte asphyxiée. Annie Le avait disparu depuis le mardi 8 septembre. Elle aurait dû épouser un étudiant de l'université new-yorkaise de Columbia dimanche dernier. Mardi, la police avait brièvement arrêté Raymond Clark sans toutefois l'inculper. Son domicile avait aussi été perquisitionné.
Une histoire de souris ?
Le suspect et la victime travaillaient tous deux dans le même laboratoire, mais d'après le quotidien populaire new-yorkais Daily News, Raymond Clark était excédé par la façon dont Annie Le traitait les souris de laboratoires lors de ses expériences scientifiques. Elle aurait promis de suivre plus scrupuleusement les protocoles scientifiques s'appliquant à ces expériences. "Nous avons affaire à un cas de violence sur un lieu de travail. C'est un problème qui va en augmentant dans notre pays", a ajouté James Lewis jeudi.
(D'après agence)








