Visite éclair de Sarkozy, en attendant le Rafale

le 06 septembre 2009 à 10h46 , mis à jour le 06 septembre 2009 à 10h59

Le président français est attendu pour sa 2e visite officielle au Brésil en moins d'un an. Il entend faire progresser le partenariat entre les deux pays.

[Expiré] [Expiré] Sarkozy Lula France Brésil © AFP

Nicolas Sarkozy est attendu dimanche au Brésil pour une deuxième visite en moins d'un an qui, à défaut d'une annonce sur la première victoire à l'export de l'avion de combat Rafale, devrait d'abord permettre de pousser les feux du partenariat entre les deux pays.
 
Après un premier séjour juste avant Noël dont il était revenu la hotte garnie de six milliards d'euros de contrats militaires, le président français revient chez le géant sud-américain en tant qu'invité, lundi à Brasilia, des festivités de la fête nationale, un honneur rare signe de l'excellence des relations nouées avec son homologue Luiz Inacio Lula da Silva. Selon le scénario initial, ce séjour devait coïncider avec l'attribution d'un appel d'offres très disputé pour l'achat de 36 avions de chasse, où le Rafale du français Dassault fait la course en tête devant le Gripen du suédois Saab et le F/A18 Super Hornet de l'américain Boeing.

Mais le calendrier fixé par les Brésiliens a glissé jusqu'à la fin octobre, rendant très improbable la proclamation du verdict espéré par la France pendant le passage en trombe de Nicolas Sarkozy. A la veille de cette visite, le camp français affiche une prudence extrême. "La compétition est féroce. Jusqu'à la dernière minute, les Américains et les Suédois tenteront tout, mais nous aussi", explique l'entourage du chef de l'Etat. Quant au calendrier, "on l'ignore", ajoute-t-on. A défaut d'annonce formelle, le président brésilien a toutefois envoyé un signal à son partenaire français en laissant poindre, dans un entretien, sa préférence pour l'avion tricolore (lire notre article : Lula en pince pour le Rafale). Comme lors des contrats conclus en décembre pour la vente quatre sous-marins d'attaque Scorpène, de 50 hélicoptères de transport militaire et la fabrication d'une coque de sous-marin nucléaire, la France a consenti pour les avions des "transferts de technologie sans précédent", confirme-t-on à l'Elysée, "le Brésil n'est pas un client, c'est un partenaire".

Tramway de Brasilia
 
A défaut de sabler le champagne au pied d'un Rafale, Nicolas Sarkozy devrait donc profiter de son séjour brésilien pour défendre la cause des entreprises françaises, aussi bien en matière militaire (protection des frontières) que civile (ligne TGV entre Rio et Sao Paulo). Il sera d'ailleurs accompagné à Brasilia d'une escorte de patrons de grandes entreprises (EADS, Safran, Alstom, GDF Suez, Dassault), qui lanceront la semaine prochaine avec leurs collègues brésiliens un "groupe de haut niveau" chargé, selon l'Elysée, de "préparer la prochaine étape du partenariat".
 
Sitôt arrivé dans la capitale fédérale dimanche, Nicolas Sarkozy s'entretiendra immédiatement avec le président Lula à l'occasion d'un dîner privé. Après avoir assisté à la traditionnelle parade de la fête nationale, les deux dirigeants se retrouveront le lendemain en fin de matinée pour de nouveaux entretiens avec leurs ministres et une conférence de presse. Le chef de l'Etat français visitera ensuite le chantier du tramway de Brasilia, confié à Alstom, puis recevra brièvement la communauté française, avant de remettre le cap sur Paris.

(D'après agence)

le 06 septembre 2009 à 10:46
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7 Commentaires

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  • Champaloux, le 07/09/2009 à 00h48

    Héhé ! trop drole de lire certains commentaires des anti-SARKOZY forcenés qui poussent la mauvaise foi un peu loin ! alors on va leur demander comment ils expliquent que quelqu'un (LULA) peut détester un chef d'Etat (OBAMA) - qui s'inspire largement de notre président - et avoir d'aussi bonnes relations avec SARKOZY ? les socialos n'ont toujours pas compris qu'en 2009 , tout comme en 2008 , l'efficacité passe par le pragmatisme et non plus par l'idéologie ! LULA et SARKOZY = meme combat : celui de défendre leurs pays respectifs et les garder sur les rails des pays leaders du monde !

  • Farfouillot, le 06/09/2009 à 18h37

    Nous en France nous avons un "savoir faire " mais nous manquons de bons commerciaux...Merci Mr le Président de vous substituer à eux !

  • Imari, le 06/09/2009 à 16h06

    Laurent,Orly,comme à vélo c'est impossible,vous souhaiteriez donc que le président se rende au Brésil à la rame ?

  • Fredy, le 06/09/2009 à 13h47

    Le bresil achete des avions des sous marin la il y a de l'argent mes pour les hopitaux du bresil rien l'argent va dans les poches des pollitiques

  • Laurent, le 06/09/2009 à 13h02

    Monsieur sarkosy vous nous faite des lecons sur la polution et vous vous prenez l avion comme moi je me sert de mon velo ya un problele non???

  • ZINO, le 06/09/2009 à 11h43

    Il est bon notre president..

  • Michel, le 06/09/2009 à 11h37

    La décision sur le Rafale ne sera pas prise durant le passage en trombe de NSY, cette attente n'est pas forcément la meilleure pour le carré français. Ce marché risque de se prendre une rafale de la part des américains et de Boeïng, qui ne resteront certainement pas sans se laisser marcher sur les pieds. Patience.

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