Dur retour sur terre pour Obama

le 03 octobre 2009 à 08h48 , mis à jour le 03 octobre 2009 à 08h52

L'échec de la candidature de Chicago survient au plus mal pour Obama, confronté à une vague de contestation, au moment même où le chômage atteint des sommets inégalés depuis 1983.

obama dubitatifBarack Obama, en conférence de presse, le 22 juillet 2009 © Reuters

Comme il ne l'aurait peut-être pas fait pour défendre une cause diplomatique aussi aléatoire, Barack Obama avait pris le risque d'un aller-retour express à Copenhague afin de plaider pour Chicago devant le Comité international olympique. L'échec de la ville où il a fait ses premières armes politiques, et d'où est originaire sa femme Michelle, est donc aussi un échec personnel. Barack Obama s'est certes montré beau perdant ; il a félicité Rio et le Brésil et vu dans le choix, pour la première fois, d'une ville sud-américaine pour organiser les JO de 2016 "un événement véritablement historique" et un "signe extraordinaire de progrès". Mais à bord d'Air Force One, sur le chemin du retour à Washington, l'ambiance n'était guère à la fête : "Comme vous pouvez l'imaginer, le président est déçu", confiait à la presse Robert Gibbs, porte-parole du président, alors même que Barack Obama avait "plaidé en faveur de Chicago avec son coeur".

Barack Obama a beau être vu à l'étranger comme le président populaire et séduisant de la première puissance mondiale, il ne peut pas tout, et les Américains ont été rappelés à cette réalité par le rejet abrupt de la candidature de Chicago à l'organisation des Jeux Olympiques. Au bout du compte, non seulement c'est Rio de Janeiro qui a été choisie pour accueillir les Jeux de 2016, mais la ville de Barack Obama a été la première des quatre concurrentes à être éliminée, dans ce qui ressemble fort à la première défaite électorale significative essuyée par Barack Obama depuis son investiture.

La Maison Blanche part à la contre-offensive

Confronté à une vague de contestation qui s'est montrée féroce sur son plan de réforme du système de santé, confronté aussi à une crise ressentie de plus en plus durement par l'Américain moyen alors que les derniers chiffres du chômage, annoncés précisément vendredi, jour de la défaite de la candidature de Chicago, sont plus mauvais encore qu'attendu, Barack Obama revient dans une Amérique qui doute. Du coup, la Maison Blanche a dû lancer immédiatement une contre-offensive médiatique. "Je ne vois pas là un désaveu infligé au président ou à la Première dame", dépêchée à Copenhague deux jours avant son mari, a lancé sur CNN l'éminence grise de Barack Obama, David Axelrod.

La Maison Blanche n'était pas assez naïve pour croire que le prestige international et l'autorité personnelle de Barack Obama se livrant à un lobbying intensif de dernière minute provoqueraient un ralliement massif. Si Barack Obama est allé à Copenhague, "c'est parce qu'il savait que la compétition était très serrée", a souligné David Axelrod, "l'idée, c'était de donner encore plus de chances à Chicago". Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le roi d'Espagne Juan Carlos et le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama n'étaient-ils pas annoncés à Copenhague ?

Aussi la Maison Blanche refuse-t-elle d'entendre parler de camouflet pour Barack Obama. Il ne comptait d'ailleurs pas initialement se rendre à Copenhague, mais entendait se faire représenter par son épouse. Il disait alors qu'il serait retenu à Washington par la réforme du système de santé, le grand chantier actuel de sa présidence. Mais il avait fait volte-face lundi. Soumis à une forte pression des défenseurs de la candidature de Chicago, il devait faire un arbitrage difficile : assumer l'éventuel coût pour lui d'une défaite de Chicago malgré son implication, ou encourir le reproche de ne pas avoir tout donné pour sa ville d'adoption. Aussi savait-il que, quel que soit son choix, l'échec de Chicago ne pouvait qu'avoir des implications douloureuses à un moment difficile de sa présidence.

D'après agences

le 03 octobre 2009 à 08:48
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22 Commentaires

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  • Violette, le 06/10/2009 à 15h32

    Aufait avez-vous vu et entendu Mme Obama parler de Chicago ? eh bien pour faire dans la démesure elle a fait dans la démesure. Elle est de plus trop arrogante à mon sens. L'humilité, cette femme ne connaît pas, et ceci porte préjudice à son Président de mari. Mais pour que quelqu'un le lui dise ... ça, ça va être une autre paire de manches.

  • Violette, le 06/10/2009 à 15h30

    Lors de son élection nous avons pu assister à une joie grandiose et extrêmement naïve de la part des USA et même du reste du monde, comme si B. Obama était le Messie. Oui, carrément le Messie. Je me suis bien doutée que cela ne durerait pas. Il n'est qu'un homme comme les autres, ni mieux, ni pire, et tant pis pour ceux qui ont cru bêtement qu'il allait résoudre tous les maux de la terre. Celui qui accomplira cette mission n'est pas encore né à mon avis.

  • Jacques, le 05/10/2009 à 00h05

    Arretez de juger, vous etes tous des ignorants..s'il ne partait pas, on aurait racontez que l'echez est du a son absence, il est allè, rien n'a changer, l'Amerique a plus tot besoin d'une securitè sociale efficace.courrage Barack

  • Looky, le 04/10/2009 à 04h09

    Mike de Toulon votre commentaire est pitoyable. C 'est bien de critiquer mais faut-il encore aporter des arguments. Pffff

  • Looky, le 04/10/2009 à 04h04

    Courrage Monseur Obama, vous allez réusir dans votre mission très dure.

  • Lucien, le 03/10/2009 à 14h58

    Oh, Mike de Toulon, la belle remarque intelligente que tu nous sorts ! (ton ironique) Plus sérieusement, si Obama n'aurait rien fait, il aurait été critiqué tout autant mais pas forcément par ses opposants. Chicago avait peu de chance d'être choisie.

  • Maïckou, le 03/10/2009 à 13h11

    Dans le "chapeau" de l'article, ne faut-il pas lire: " ... survient AU PLUS MAUVAIS MOMENT ..."?

  • Ernestlaude, le 03/10/2009 à 11h55

    VOUS NE CONAISSEZ RIEN RIEN DU TOUT A LA POLITIQUE ....TAISEZ VOUS TOUS ,obama sera toujours là pour ces 2 mandats

  • Gerard, le 03/10/2009 à 11h45

    Relisez le commentaire "d'une grande sagesse" de M Corlieu de Bordeaux , car a la lecture de ces divers autre commentaires ,suis étonné de constater la bétise humaine, que de haine et de méchanceté..... Souhaitons ne jamais avoir une nouvelle guerre, car bonjour la délation purement "gratuite"

  • Mike, le 03/10/2009 à 11h32

    Bien fait pour sa gu....je peux pas le voir celui là.

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