Il est encore "trop tôt" pour expliquer le crash

le 05 octobre 2009 à 15h31 , mis à jour le 05 octobre 2009 à 16h48

Après un rapport de pilotes selon lequel l'accident du vol Rio-Paris serait dû aux sondes Pitot, le BEA rappelle que l'enquête progresse mais qu'elle est très difficile.

a330 air france vol brésilImage d'archives © TF1-LCI

L'enquête des deux pilotes résumée en huit diaporamas
Les messages d'alerte du vol AF-447 publiés par un site de pilotes 

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash de l'Airbus A330 le 1er juin entre Rio et Paris, a estimé qu'il était "trop tôt pour prétendre expliquer les circonstances de l'accident", dans un communiqué publié lundi.
 
Le BEA réagissait ainsi à un rapport du Syndicat des Pilotes d'Air France (Spaf) --minoritaire parmi les pilotes de la compagnie nationale-- et divulgué par le Journal du Dimanche, selon lequel l'accident serait un "échec collectif" dû à la sous-estimation des défaillances des sondes Pitot de mesures de vitesse.
 
"Les éléments disponibles sont en cours d'étude par les meilleurs experts français et étrangers; l'enquête progresse, mais elle est particulièrement difficile", a affirmé le BEA dans son communiqué. "Recommandant la plus grande prudence", il a estimé qu'il était "trop tôt pour pouvoir décrire les circonstances de l'accident et, a fortiori, prétendre les expliquer". Il a rappelé "prévoir la sortie d'un nouveau rapport d'étape avant la fin de l'année".
 
Dans son rapport qu'il remettra cette semaine à la justice, le Spaf, partie civile dans cette affaire, affirme que "sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident". Les sondes Pitot, qui ont livré des mesures incohérentes dans le cas de l'AF447, permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol. Estimant que l'accident "aurait sans doute pu être évité", le Spaf met en cause à des degrés divers tous les acteurs qui "ont sous-estimé le problème des sondes", citant Air France, Airbus, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), l'Agence européenne de Sûreté aérienne (AESA) et le BEA. Le BEA a jusqu'ici affirmé que la défaillance des sondes Pitot était "un élément, mais pas la cause" du crash.
 

(D'après agence)
 

le 05 octobre 2009 à 15:31
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10 Commentaires

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  • Lo, le 06/10/2009 à 13h19

    Le constructeur et la compagnie aérienne connaissent la vérité. C'est sur des morts auraient du être éviter. L'appat du fric est plus important que la vie des gens

  • Erik, le 05/10/2009 à 23h57

    Moi je fais encore confiance à Air France et au bureau d'enquête car nous avons quand même des données à ne pas négliger: - L'avion ne s'est pas désintégré en altitude mais à la suite d'un contact violent avec la mer ; donc pas de perte de contrôle catastrophique mais plutôt une désorientation d'altitude et de vitesse. Si l'altitude de croisière était de 11,000 mètres, il faut un certain temps pour descendre au niveau de la mer en apparente ligne de vol. - Le commandant de bord ne se trouvait pas dans le cockpit car son corps a été retrouvé parmi ceux des passagers ; donc pas de panique apparente dans le cockpit sinon le commandant de bord y serait ou y aurait été rappelé. - Les masques à oxygènes n'étaient pas déployés et les consignes de sécurités en cas d'atterrissage d'urgence pas en vigueur (ceintures, etc.) ; donc pas de dépressurisation soudaine ni de gros soucis dans le cockpit. Quelle qu'en soit la raison il faut continuer de chercher et essayer de savoir pourquoi les deux copilotes étaient seuls pendant la (longue) descente et aussi ce qui a causé leur désorientation partielle causant une descente apparemment contrôlée quant à la vitesse et à l'assiette du vol ? Attendons donc d'en savoir plus. Erik

  • Alain, le 05/10/2009 à 19h18

    La mesure aléatoire d'une impression de vitesse peut s'effectuer grace au sol mais sur la mer ou en pleine nuit ? Les sondes Pitot sont le nerf central des principales indications de l'avion : vitesse, altitude. Si une fausse mesure apparait, le pilote va réagir sur la puissance moteur pour ne pas décrocher et la profondeur pour tenter de rétablir alors que son appareil vole pourtant horizontalement. De nuit, sans point de repère extérieur et sans instrument, l'avion peut très bien monter, descendre ou virer sans que le pilote ne s'en aperçoive.

  • Fb, le 05/10/2009 à 19h08

    Les sondes de Pitot donnent et sont les SEULES à donner les informations permettant à un avion de voler à une vitesse et une altitude données en absence de visibilité, donc de repaire au sol et à l'horizon, ce qui est le cas de nuit au sein d'une perturbation. La vitesse sol ( donnée par le Gps de bord ) n'a pas d'intérêt, puisque seule la vitesse relative de l'avion par rapport à la masse d'air environnante permet de voler à l'intérieur des caractéristiques de vol ( une m^me vitesse de 850 kmh/sol peut être excessive dans une masse d'air se déplaçant dans le sens de l'avion, ou insuffisante dans le cas contraire : d'où risque de survitesse dans le premier cas, de décrochage dans le second ). Sans les sondes, donc sans altimètre le pilote, surtout dans une zône perturbée telle que celle du lieu de la catastrophe, est INCAPABLE de savoir si il est en palier ou en descente, montée ou même inclinaison ( si il ne "dérape pas", la "bille" ne lui indique pas si l'appareil est incliné). D'où de nouveau risque de survitesse, décrochage ou mise en vrille.Les sondes de Pitot sont un élément FONDAMENTAL du vol sans visibilité. Sans elles, pas de salut. Aucon appareil ne les remplace.

  • Poe, le 05/10/2009 à 18h59

    Je suis très impressionné par l'aviation civile et militaire. Moi dans mon entreprise si je dis que je ne comprend pas pour une installation est en pas en état un responsable de maintenance mon patron me fout purement et simplement à la porte de son usine. L'armée elle perds deux avions de combats à 30 kms d'un porte avions et deux avions de lignes se crachent dans l'océan et on ne comprends pas il faut retrouver des boites noires, nous nous sommes une moyenne entreprise mais nous avons une supervision qui enregistre en temps réel tous les paramètres d'une production pour L'ISO à ce qu'on nous dit mais l'armée qui bénéficie de ce qui ce fait de meilleurs tant en que composants électroniques , suivie de satellite , elle ne sait pas ce qu'il s'est passé. Et on nous dit que nous sommes capable avec notre système de surveillance par triangulaire de détecter un avion Furtif F117. A mon avis soit il faut mieux former notre personnel à leurs outils soit ce que l'on nous a raconté c'est du flan on est incapable de pister un avion dans notre territoire et encore moins s'il s'agit d'un avion de combat même s'il fait parti de notre flotte. Et incapable de suivre des avions de combats en temps de paix qui effectuent un mission montre à quel point fragile nous serons si nous étions un jour en état de guerre.

  • Claude, le 05/10/2009 à 17h28

    Difficile de comprendre qu'un avion peut se crasher suite à la seule panne des capteurs de vitesse... le régime des moteurs,l'altitude devraient permettre au pilote de s'en sortir sans ces sondes?

  • Michel, le 05/10/2009 à 17h11

    La vitesse d'un avion peut également s'effectuer, par rapport au sol. Cela dit, ne vous fatiguez pas, les autorités parleront quand bon leur semblera.

  • Patrick, le 05/10/2009 à 16h44

    Les indications de vitesse et d'altitude sont complémentaires, mais pas interchangeables, et ça ne servirait pas à grand chose à un pilote d'avoir une alarme lui indiquant que l'altitude chute si il ne sait pas si il doit accélérer ou ralentir pour retrouver une vitesse normale...

  • Fb, le 05/10/2009 à 16h39

    Les altimètres utilisent les données fournies par les tubes de Pitot, qui fonctionnent dans ce cas par différences barométriques. Sans les sondes, pas de pilotage possible de nuit par mauvais temps. Le pilote automatique fonctionne lui aussi en coordonnant les diverses infos délivrées par ces sondes. Pas de sondes, pas de contrôle du vol.

  • Loucky, le 05/10/2009 à 16h03

    Ok les sondes etaient bouché ou ne donnaient plus d'indication sur la vitesse...mais n'y a t'il pas d'altimetre dans les avions..ces derniers auraient du faire fonctionner une alarme ,non????

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