Image d'archives © TF1-LCIL'enquête des deux pilotes résumée en huit diaporamas
Les messages d'alerte du vol AF-447 publiés par un site de pilotes
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash de l'Airbus A330 le 1er juin entre Rio et Paris, a estimé qu'il était "trop tôt pour prétendre expliquer les circonstances de l'accident", dans un communiqué publié lundi.
Le BEA réagissait ainsi à un rapport du Syndicat des Pilotes d'Air France (Spaf) --minoritaire parmi les pilotes de la compagnie nationale-- et divulgué par le Journal du Dimanche, selon lequel l'accident serait un "échec collectif" dû à la sous-estimation des défaillances des sondes Pitot de mesures de vitesse.
"Les éléments disponibles sont en cours d'étude par les meilleurs experts français et étrangers; l'enquête progresse, mais elle est particulièrement difficile", a affirmé le BEA dans son communiqué. "Recommandant la plus grande prudence", il a estimé qu'il était "trop tôt pour pouvoir décrire les circonstances de l'accident et, a fortiori, prétendre les expliquer". Il a rappelé "prévoir la sortie d'un nouveau rapport d'étape avant la fin de l'année".
Dans son rapport qu'il remettra cette semaine à la justice, le Spaf, partie civile dans cette affaire, affirme que "sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident". Les sondes Pitot, qui ont livré des mesures incohérentes dans le cas de l'AF447, permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol. Estimant que l'accident "aurait sans doute pu être évité", le Spaf met en cause à des degrés divers tous les acteurs qui "ont sous-estimé le problème des sondes", citant Air France, Airbus, la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), l'Agence européenne de Sûreté aérienne (AESA) et le BEA. Le BEA a jusqu'ici affirmé que la défaillance des sondes Pitot était "un élément, mais pas la cause" du crash.
(D'après agence)
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