La flamme olympique à son arrivée au Canada. © LCIAprès Paris pour des raisons politiques, c'est au Canada, mais pour des raisons financières, que la flamme olympique a été chahutée vendredi. 250 jeunes déguisés en zombies, contestant les dépenses faites pour les JO de Vancouver ont perturbé le relais vendredi soir à Victoria, dans l'ouest du Canada. Peu avant, une manifestation pacifique s'était déroulée à quelques centaines de mètres du parlement provincial de Colombie-Britannique, d'où la flamme était partie pour un périple de 45.000 km et 106 jours à travers le Canada.
"Nous marchons au hasard des rues à la poursuite de la flamme, nous n'avons pas d'itinéraire pré-établi mais nous avons réussi à perturber le parcours de la flamme, c'est une victoire", a dit Mélanie Sylvestre, l'une des porte-paroles de NoVictoria 2010, rattaché au mouvement anti-colonialiste et anti-capitaliste Olympic Network resistance qui s'oppose aux jeux Olympiques de Vancouver 2010.
"Nous dénonçons à travers cette marche des zombies les coupes budgétaires qui ont été faites par les gouvernements fédéral et provincial dans les domaines de la santé, de l'emploi et de la lutte contre la pauvreté alors que des millions ont été dépensés pour l'organisation du relais de la flamme à Victoria", a ajouté la jeune femme, qui est agricultrice à Victoria. Le Covan a reconnu dans un communiqué avoir dû mettre en oeuvre un plan de modification du parcours pour le deuxième arrêt de la flamme de la journée au Parlement après avoir observé un grand groupe de manifestants.
D'après agence
Il porte la flamme, comme son père |
Moogly Hamel, jeune amérindien canadien, a porté le flambeau des JO de Vancouver comme son père l'avait fait en 1976 avant les Jeux de Montréal. Samedi matin, il fut l'un des premiers à se faire confier la torche blanche sur une distance de 300 mètres dans la ville de Victoria, première étape du voyage de la flamme. Il a eu alors une pensée pour son père, dont l'exemple l'avait incité à se porter volontaire pour participer au grand périple de la flamme à travers le Canada, sur un parcours 45.000 km. Mais il était également désireux d'affirmer ainsi la participation des peuples autochtones - les Premières nations - à la grande fête mondiale du sport qu'ils accueillent sur leurs terres. "Je suis fier d'avoir pu porter la flamme au nom de tous les Amérindiens du Canada", a dit le jeune militaire de 27 ans d'ascendance algonquine (Québec), installé à Victoria. La flamme olympique, qui voyagera pendant 106 jours à travers l'immensité canadienne, doit être accueillie dans 119 communautés autochtones. "Je l'ai également fait en tant que parent, pour que mes enfants soient fiers de moi", a ajouté Moody Hamel, caporal dans l'armée canadienne. Alors, rendez-vous dans 30 ans pour la suite de l'épopée familiale ? |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




